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Cécile Valérian : La fuite en avant des banques – A vous en donner le vertige !
 

Crise 2017 – La menace de la création monétaire au niveau de vos banques

Création monétaire par les banques privées

Dans le système monétaire actuel, la monnaie est essentiellement scripturale (environ 90 %) : elle est créée par les banques par un jeu d’écritures, sur simple demande, et dans certaines limites, en échange d’une promesse de remboursement (émission d’un crédit bancaire). Il y a ainsi création monétaire lors de l’octroi d’un crédit, et destruction monétaire lors du remboursement de ce crédit. En zone euro par exemple, 93 % de la masse monétaire est créée par l’émission de crédits ouverts par les banques commerciales.

La Banque d’Angleterre décrit ainsi ce phénomène: « Money Creation in the modern economy », Bulletin de la bank of England,‎ 2014

« À chaque fois qu’une banque fait un prêt, elle crée simultanément un dépôt sur le compte en banque de l’emprunteur, créant ainsi de la nouvelle monnaie »

Le président de la BCE Mario Draghi est également très clair : European Central Bank, « Cross-border markets and common governance », sur European Central Bank

La vaste majorité de la monnaie est émise par les banques privées avec les dépôts bancaires.

Mécanisme

Lorsqu’une banque octroie un crédit à un client, elle ne ponctionne pas dans ses réserves pour lui fournir de la monnaie. Elle a recours à un simple jeu comptable: elle inscrit dans son bilan une créance, ayant pour montant la somme qu’elle va prêter à son client, et augmente le compte de dépôt de son client d’autant. Le crédit venant alimenter le compte de dépôt du client, c’est l’expression les crédits font les dépôts qui est vraie et non l’inverse.

Le jeu d’écriture comptable est le suivant:

Inscription de l’augmentation du dépôt du client au passif du bilan de la banque, la monnaie sur le compte du client étant due par la banque à son client.

Inscription de la créance à l’actif du bilan de la banque, la monnaie due par le client étant considérée comme un actif de la banque.

Mais le remboursement d’un crédit à la banque correspond à une démonétisation ayant pour effet de diminuer la masse monétaire.

Au fur et à mesure que le client rembourse son crédit, une monnaie est reçue en retour par la banque. La part de monnaie correspondant au prêt initial est détruite. La part de monnaie correspondant aux intérêts revient à la banque.

Source: Wiki

7 Commentaires pour l'article Cécile Valérian : La fuite en avant des banques – A vous en donner le vertige !

  1.  

    Le vertige c’est quand une nunuche s’essaie à parler d’économie

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    •  

      Jean, le simplet c’est toi.
      Ton odeur nauséabonde et tes yeux globuleux sont repoussants.
      Si tu avais pris la peine de l’écouter, tu aurais compris qu’elle ne parle pas d’économie.
      Elle procède simplement à une explication de mots.
      Ta misogynie est répugnante

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  2.  

    Le vertige c’est quand la fleur se rend compte que la tige verte au bout de laquelle elle repose est déconnectée de la réalité (de l’argent illimité dans un monde limité en ressources naturelles, la fleur n’aspire que du vent et rien de concret…). Alors la fleur va se fermer et faner. Les fleurs, ce sont tous ceux qui ont profité de la folle croissance grâce à la dette qu’ils ont soit directement contractée par eux-mêmes (particulier-banque) ou soit par leur gouvernement (gouvernement-banque).

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  3.  

    Personne ne sait expliquer très simplement le fonctionnement de la création monétaire.
    C’est très simple … cette création est née avec les accords de Bâle (Suisse) en 1972 qui fixe les règles de la réserve fractionnaire (venant du mot fraction).
    Les banques en fait ,comme garantie ,doivent détenir en propre une partie de ce qu’elles prêtent (une fraction),et ce montant a été fixé à 8% .
    C’est à dire que les banques peuvent prêter en toute légalité 12,5 fois ce qu’elles possèdent en fonds propres (8×12,5 = 100)

    De quoi sont composés les fonds propres
    1) de la valeur boursière de la banque
    2) + la valeur patrimoniale (immobilier,actions ,obligations qu’elles possèdent)
    3) + une partie de l’argent des déposants (ce n’est pas dans les accords de Bâle ,mais au fil du temps c’est devenu une coutume comptable tolérée)
    4) + diverses astuces comptables visant à augmenter les dits fonds propres
    Plus elles possèdent de fonds propres plus elles peuvent prêter d’où le recours systématique aux « ASTUCES »

    Quand vous remboursez la partie CAPITAL du prêt que vous avez contracté,la banque détruit (annule) ce capital ,puisque c’est du fictif qu’elle ne peut pas réintégrer dans son bilan ,les banques ne font du profit qu’avec les intérêts .
    A ce stade vous avez compris que ce ne sont pas vos dépôts qui font les crédits,mais seulement le système de réserve fractionnaire additionné des astuces comptables.

    Mais ,selon les banques les astuces comptables sont poussée au maxi du possible ,voire de l’impossible et au lieu de posséder vraiment 8% de véritables fonds propres ,elles en possèdent en fait plutôt seulement entre 1,5% et 3,5% .
    ________________________________________________________________________________
    Pour obliger les banques à récupérer coûte que coûte l’argent fictif qu’elle vous ont prêté ,cet argent fictif ,passe en perte réelle si elles n’arrivent pas à le récupérer .
    ________________________________________________________________________________

    Ce qui fait qu’il ne faut que 1,5 ou 3,5% du total de ce qu’elles ont prêté ,qui ne soit pas remboursé pour qu’elles passent en fonds propres négatifs.

    A titre indicatif les banques Italiennes ont 16% de créances douteuses dans leurs bilans ,dont on estime que la moitié sera irrécouvrable,ce qui fait qu’elle n’ont en réalité plus du tout de fonds propres depuis belle lurette.

    Autre considération : quand une banque est descendue à 1,5% de fonds propres réels c’est qu’elle a prêté environ 65 fois le montant de ses fonds propres.

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  4. Maesfranckx Philippe / 11 février 2017 à 11 h 11 min / Répondre
     

    Tant que c’est remboursé, ce procédé ne nuit pas, il est au contraire le plus efficace et retire la main mise de l’état en privatisant les emprunts. Les seuls problèmes sont les prêts toxiques, via les créances douteuses et les investissements dont les retours ont été surestimés … Le plus c’est la mondialisation qui durant toute sa mise en place (et on en a encore pour deux siècles au moins!)va permettre de noyer cet énorme pois(s)on qu’est la dette. Noyé par la croissance!!! Et lorsque la croisssance n’y suffit plus, nous y sommes, les états viennent au secours des banques via les intérêts négatifs et renflouent ces mêmes banques via les impôts européens … Le système a l’air de tenir la route pour le moment !!! NB, il y a toujours 5 millions d’enfants qui meurent de faim, par an dans le monde, et ce chiffre est stable alors que la population est en augmentation. Proportionnellement, les choses semblent donc s’améliorer … Enfin tant que l’on est pas un de ces 5 millions d’enfants :-(

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  5.  

    Si ce n’est pas du MADOFF, puissance 100 000 Milliards !, … Alors c’est quoi ?

    Pour comparaison, MADOFF ce n’était que 50 milliards de dollars américains.

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