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Bourse: – 70 % sur le S&P, y croyez-vous Olivier Delamarche ?
 

olivier-delamarcheOlivier Delamarche, associé-gérant de Platinium Gestion, membre des Econoclastes, n’est pas un optimiste béat. Mais irait-il jusqu’à ajouter foi au scénario de chute de 70 % du S&P 500 allégué par Albert Edwards de la Société Générale ?

Mi-janvier Olivier Delamarche retweetait un article de Zerohedge.com consacré à une analyse d’Albert Edwards, accessoirement stratégiste renommé de la Société Générale, mais surtout analyste brillant et souvent drolatique de la bourse qu’il juge quasi-systématiquement survalorisée.
Car Albert Edwards appartient à cette espèce singulière des permabears, pour qui un marché n’a que peu souvent des raisons de monter et qui fustigent à l’envi l’égarement d’une multitude de boursiers à ne trouver que de bonnes raisons de voir les cours s’apprécier.

Dans l’article de zerohedge.com relayé par Olivier Delamarche, Edwards remarque que les marchés américains ont traditionnellement besoin de cycles de 4 à 6 récessions s’étalant sur des périodes d’au moins 16 ans pour exprimer tout leur potentiel baissier. A titre d’exemple, le marché baissier déclenché par la crise de 1929 a duré dix-neuf longues années émaillées de 4 récessions, le retour à un marché véritablement haussier ne survenant qu’à la veille des années 1960 (cf. les deux premières minutes de la vidéo).

Depuis le krach de 2000, les Etats-Unis n’ont traversé que deux récessions. Le compte n’y serait donc pas.

A l’appui de sa thèse, Edwards fournit un autre constat : si l’on se fie à un PE de Shiller (un ratio cours/bénéfice retraité duc cycle économique), le plus bas de valorisation des 16 dernières années a été touché en mars 2009 quand le S&P 500 ne se traitait plus qu’à 13,3 fois les bénéfices. Ce plancher de valorisation demeure bien trop élevé par rapport à ceux établis lors des grands cycles baissiers précédemment évoqués pour espérer que le cycle entamé en 2000 soit achevé. En effet, lors des précédents cycles mis en avant par Edwards, comme celui du krach de 29, le S&P 500 ne se valorisait en termes de PE de Shiller plus qu’entre 7 et 8 fois les bénéfices. Une descente à de tels niveaux impliquerait au dire de notre permabear que le S&P 500 s’écroule 550 points, ce qui représente grosso modo une chute de 70 % de l’indice par rapport à ses niveaux de fin janvier.

Puisqu’il s’en est fait l’écho, nous avons demandé à Olivier Delamarche si un tel scénario lui paraissait plausible.

Source: sicavonline

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