J’aime quand les grands journaux parlent de l’or !
Cela nous permet de ne plus être pris pour de doux dingues par ceux qui pensent que tout va bien, que tout va même mieux que bien !
« Depuis un point haut atteint l’été dernier, l’or a un peu perdu de son éclat. Une bonne raison pour investir » titre donc le Figaro. .
« Après un cours record enregistré en août dernier, l’or ne cesse depuis de perdre de sa brillance. En 7 mois, sa valeur a baissé de plus de 15 %, pour aujourd’hui naviguer autour de 1750 dollars l’once. Certains spécialistes tablent même sur une poursuite du repli aux alentours de 1 600 à 1 500 dollars. Un mouvement qui est tout à fait naturel.
Après avoir joué son rôle de valeur refuge au début de la crise sanitaire, lorsque les bourses mondiales chutaient lourdement, la fièvre acheteuse est logiquement retombée lorsque la perspective d’une reprise économique commençait à se faire jour, liée notamment à la découverte des vaccins ».
L’explication est tout à fait juste.
Les vaccins arrivent.
Fin de la pandémie.
Les marchés achètent la reprise.
Avec des preuves ?
Non, aucune preuve, encore moins de certitudes. Mais peu importe. La manière de penser des marchés n’a rien à voir avec la réalité ou avec une approche analytique des choses.
« C’est pourquoi, en dépit de cette détente des cours, il est encore opportun d’acheter de l’or. Dans un environnement de taux d’intérêt durablement bas et de possible regain d’inflation (alimentée par les plans de relance), ce placement s’avère même une bonne alternative avec un risque limité ».
Et oui, le problème, le grand problème sera l’inflation parce que nous venons d’enclencher la mécanique d’une fuite en avant que rien ne pourra plus enrayer. En revanche, la phrase suivante du Figaro risque de s’avérer historiquement fausse !
« Même si l’inflation sera temporaire car elle devrait se résorber à moyen terme, l’or est une protection efficace contre le risque », estime Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM. « C’est devenu un actif défensif et de couverture capable de se substituer aux obligations d’État qui ne rapportent presque rien. C’est toujours une bonne idée d’en avoir dans son portefeuille », complète Sophie Chardon, stratégiste marché chez Lombard Odier. « Reste que ce placement peut-être volatil, parfois presque autant qu’une action. Il convient donc de le conserver sur une longue durée », précise cette dernière.
Rien ne dit du tout que l’inflation sera temporaire et de courte durée !
Pour payer ces montagnes de dettes, nous aurons besoin soit d’une inflation courte mais très forte, genre deux années de suite à 20 % font (je résume, mathématiquement c’est moins) 40 % de dettes en moins. Ou alors d’une inflation plus longue mais moins forte du genre 5 % par an pendant 10 ans qui feraient également en gros 40 % de dettes en moins par exemple et permettrait d’augmenter les PIB et donc de diminuer les pourcentage de dettes… sur PIB !
Oui, l’or est un actif impératif à détenir dans les années qui viennent.
Charles SANNAT
« Insolentiae » signifie « impertinence » en latinPour m’écrire [email protected]Pour écrire à ma femme [email protected]Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL – patrimoine, emploi, localisation. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)
Source: insolentiae – Voir les précédentes interventions de Charles Sannat


