Laurent Maurel (Recherche Bay) pour Or.fr
Les derniers chiffres de l’inflation publiés cette année aux États-Unis sont à des niveaux historiques. L’indice PPI pour les biens intermédiaires a augmenté de plus de 25% en rythme annuel et cela n’était jamais arrivé depuis 1974.
Ces chiffres confirment chaque semaine que l’inflation s’installe de plus en plus… à un moment où les fonds institutionnels n’ont jamais autant parié sur son effet transitoire, selon un sondage réalisé par Bank of America :
Ce n’est pas la première fois que la Fed parie sur un effet transitoire de sa politique monétaire. La dernière fois que c’est arrivé, le pronostic s’est transformé en véritable déroute. Qui se souvient du programme de Quantitative Easing et sur ses effets “transitoires” sur la taille du bilan de la Fed ? C’était pourtant il n’y a pas si longtemps…
Il y a 13 ans, la Fed lançait son programme d’assouplissement monétaire (le fameux QE) et 2 ans après, en 2010, son président Ben Bernanke annonçait devant le Congrès des États-Unis que le bilan de la Fed serait ramené sous le plafond extrême (à l’époque) de 1000 milliards $ (ce même bilan est en train de dépasser aujourd’hui les 9000 milliards $…). La même année, James Bullard, membre du bureau de la Fed, promettait que le dépassement de ce seuil serait transitoire. En 2014, la Fed en remettait une couche sur le caractère transitoire de l’expansion de son bilan. Et en 2017, la présidente de la Fed nous assurait que la réduction du bilan de la Fed serait très simple et comparait même le processus à l’observation d’une peinture fraîche en train de sécher. La peinture est loin d’avoir séché, car on n’arrête pas de remettre des couches ! Aujourd’hui, on constate que non seulement l’expansion monétaire n’a jamais été transitoire mais que l’augmentation du bilan de la Fed a connu, au contraire, une véritable accélération depuis 13 ans.
Mais cette fois-ci, continuer à parier sur l’effet transitoire risque d’avoir des conséquences si, par hasard, les prévisions de la Fed venaient une nouvelle fois à être contredites par les faits.
Une inflation incontrôlable nécessiterait une redéfinition totale des portefeuille des fonds qui continuent à faire le même pari en misant sur l’effet transitoire de la hausse des prix.
L’inflation que nous connaissons est un phénomène qui a pris par surprise l’ensemble de la communauté des investisseurs, et elle touche une génération d’acteurs qui n’ont jamais connu une telle période dans leur vie professionnelle. Un portefeuille d’actifs ne se gère pas tout à fait de la même manière dans les périodes de forte inflation… surtout lorsque les taux sont maintenus à des niveaux artificiellement bas.
La rentabilité de l’ensemble du marché obligataire s’effondre depuis le début de l’année, et les rendements réels ont même accéléré leur chute ces dernières semaines :
Cette chute des rendements concerne bien entendu les dettes souveraines, y compris celles des États-Unis. Depuis deux ans, c’est même la dette japonaise qui s’en sort le mieux.
Le caractère transitoire de l’inflation est remis en cause par la crise énergétique en Europe, où les prix de l’électricité s’envolent littéralement depuis quelques semaines.
Reste à voir si le marché obligataire, avec de tels rendements négatifs, sera encore une fois le refuge des investisseurs si la phase de reprise déçoit les marchés, ou si, au contraire, ce secteur sera également boudé car il continue à enregistrer des pertes, même en cas de ralentissement économique et de chute des marchés.
La demande d’investissement sur l’or continue à être élevée, et c’est logique dans un tel contexte.
Cette semaine, les chiffres des importations d’or de l’Inde le confirment :
La consolidation des cours de l’or observée cette année a donc donné l’occasion d’accumuler de l’or physique.

Source: or.fr
À l’attention des lecteurs de BusinessBourse
|
Or.fr offre une solution unique et optimale pour préserver son patrimoine via la détention de métaux précieux : ✓ Or et argent physique (lingots et pièces d’investissement) |
➠ Pour investir dans l’or et l’argent, visitez Or.fr ou contactez le service client au 01 84 88 40 84


