Le dollar amorce sa pire année depuis 1973
Le début d’année 2025 marque un tournant historique pour le billet vert. Selon Julian Brigden, stratège macro reconnu, le dollar connaît actuellement sa pire performance depuis plus de 50 ans. Cette faiblesse s’explique par une conjonction de dettes massives, de politiques budgétaires laxistes et d’un retournement global des flux de capitaux. Dans un tel climat d’instabilité monétaire, se tourner vers l’or constitue un rempart éprouvé pour préserver la valeur de son patrimoine.
Une correction de 40 à 50 % est désormais envisageable
Brigden évoque une dévaluation potentielle du dollar allant jusqu’à 50 %, comparable aux cycles baissiers précédents comme ceux de 1985 ou 2002. Cette baisse s’expliquerait par la sortie progressive des capitaux étrangers, aujourd’hui surexposés aux actifs américains. À mesure que la devise s’affaiblit, l’érosion du pouvoir d’achat devient inévitable. C’est pourquoi l’achat d’or reste une stratégie défensive incontournable en période de chute monétaire.
Une inflation qui pourrait revenir plus vite que prévu
La baisse du dollar renchérit le coût des importations. Résultat : l’inflation repart à la hausse, aggravée par une demande intérieure toujours forte et des déficits jumeaux abyssaux. Pour Brigden, les États-Unis risquent une spirale inflationniste incontrôlable. Or, dans un tel scénario, l’or conserve son rôle historique de protection contre la perte de pouvoir d’achat, notamment pour les épargnants de la classe moyenne.
Le marché obligataire américain en danger
L’explosion des déficits et la chute du dollar mettent en tension les marchés de la dette. La hausse des taux longs fragilise la valorisation des obligations et pourrait déclencher une crise systémique. Les investisseurs institutionnels commencent à fuir les bons du Trésor. Dans ce contexte, se repositionner sur l’or permet de limiter les risques liés à une perte de valeur des actifs papier.
La rotation sectorielle favorise les matières premières
Historiquement, un dollar faible profite aux secteurs cycliques, notamment les métaux et l’énergie. À l’inverse, la tech et les valeurs de croissance sous-performent. Selon Brigden, nous entrons dans une phase où les actifs tangibles vont prendre le relais. D’où l’intérêt de renforcer son exposition à l’or physique, dont les performances sont historiquement corrélées à la baisse du dollar.
Trump, dépenses massives et modèle de « Banana Republic »
La politique budgétaire américaine, marquée par des dépenses toujours plus colossales, inquiète les observateurs. Brigden va jusqu’à évoquer le risque de transformation du pays en une « république bananière ». Le dollar, trop cher, trop soutenu artificiellement, pourrait brutalement décrocher. Dans une telle situation, l’or agit comme une assurance contre les dérives monétaires et politiques.
Les particuliers doivent se préparer dès maintenant
Pour Brigden, les investisseurs doivent agir sans attendre. La diversification hors dollar est essentielle. Mais pour les ménages, la solution la plus simple reste de se tourner vers un actif tangible, reconnu, et hors système bancaire. L’achat d’or physique reste l’une des rares options de couverture accessibles et efficaces face aux turbulences qui se profilent.


