COMEX en sursis : Basel III ou effondrement total ?

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Basel III, fin programmée du COMEX et émergence de la découverte de prix à l’Est

Depuis plusieurs mois, un bouleversement profond est en cours sur les marchés des métaux précieux. Ray Dalio alerte : la survie du COMEX dépend désormais de sa capacité à se conformer à Basel III. Cette réforme réglementaire impose aux institutions financières de détenir des actifs tangibles pour couvrir leurs expositions, ce qui menace directement l’or papier, basé sur des contrats non livrables. Pendant ce temps, en Asie, le prix de l’or est de plus en plus découvert via des échanges garantis physiquement, réduisant la pertinence du COMEX comme place de référence mondiale. Ce changement structurel affaiblit les cartels financiers historiques et laisse entrevoir une bascule du pouvoir monétaire mondial vers des zones où l’or physique reprend ses droits. Pour se protéger de ce déplacement tectonique, acheter de l’or physique est une stratégie de sécurité incontournable.

Explosion du règlement physique : fin du règne des shorts et arbitrage imparable

En parallèle, les plateformes occidentales s’adaptent. Elles s’orientent progressivement vers le règlement physique, un changement qui affaiblit considérablement les vendeurs à découvert. Ceux qui misaient sur la baisse de l’or via des positions spéculatives sans couverture tangible se retrouvent pris à leur propre piège. Cet arbitrage global du métal précieux expose crûment l’écart entre les prix du papier et ceux du physique. Cette mécanique, favorisée par la pression croissante des banques centrales pour rapatrier leur or et sécuriser leurs réserves, entraîne une hausse continue du prix de l’or, non plus pilotée par les algorithmes du COMEX mais par la demande réelle de métal livrable. Ce réalignement crée une opportunité stratégique pour les investisseurs prudents : se tourner vers l’or physique, c’est anticiper les dysfonctionnements du système dérivatif.

Manipulations persistantes, capping et fraude présumée sur le marché de l’argent

Les pratiques douteuses sur les marchés dérivés persistent néanmoins. Le marché de l’argent, bien qu’en dehors du périmètre NSFR de Basel III, est particulièrement visé. À chaque expiration d’options, des baisses ciblées ramènent les cours sur des niveaux de “sweet spot”, dénoncés comme de la fraude à grande échelle. Ces manipulations, pourtant de plus en plus visibles, n’empêchent pas la demande physique de croître. Les flux se déplacent vers l’Est, où les contrats sont honorés par livraison réelle. À court terme, cette pression crée des anomalies, mais elle finit par exacerber le déficit structurel de métal réel. Ainsi, les acteurs capables de prendre livraison imposent progressivement leurs conditions. Dans ce contexte opaque, il devient urgent de se positionner sur du tangible : l’or physique permet de sortir du champ de ces manipulations.

Banques centrales en mode survie : achats massifs et rapatriement d’or

Face à cette instabilité, les banques centrales agissent. Depuis 2022, leurs achats d’or ont atteint des niveaux inédits. Le World Gold Council souligne que la majorité d’entre elles voient l’or comme un actif plus sûr que le dollar. Ce rééquilibrage massif se traduit par une raréfaction du métal disponible sur les marchés. Pire, de nombreuses banques centrales rapatrient leur or des coffres de Londres ou de New York pour en reprendre le contrôle. La demande est donc à la fois quantitative et stratégique. Le Financial Times et Bloomberg ont récemment confirmé que ce mouvement s’accélérait encore en 2025. Dans ce contexte, les investisseurs particuliers doivent prendre exemple : posséder de l’or chez soi ou en coffre dédié, c’est imiter les stratégies des banques centrales.

BRICS, autonomie monétaire et bousculement des équilibres globaux

Le sommet des BRICS à Rio les 6 et 7 juillet 2025 symbolise l’émergence d’un monde multipolaire. Ces puissances cherchent à se libérer du dollar en renforçant leurs monnaies nationales, adossées à des réserves d’or. L’objectif affiché : établir un système de compensation basé sur le métal jaune, contournant SWIFT et les chambres de compensation occidentales. Cette transition s’accompagne de la création d’un fonds de garantie BRICS, qui pourrait bientôt servir de levier pour un commerce intrazone libéré de la tutelle du billet vert. Ce changement géopolitique majeur n’est pas sans conséquences pour les particuliers. Il dessine une ligne claire entre ceux qui anticipent cette bascule et les autres. À ce titre, acheter de l’or aujourd’hui, c’est s’aligner avec la stratégie monétaire du futur.

Dernier avertissement : la ruée vers le métal réel s’accélère

Pour conclure, Ray Dalio, comme d’autres observateurs éclairés, appelle à la prudence. Le système basé sur l’or-papier, qu’il soit structuré autour du COMEX ou du LBMA, est à bout de souffle. La dérive des produits dérivés, le déséquilibre entre or alloué et non alloué, l’illiquidité croissante et les contraintes de Basel III convergent vers un point de rupture. Pendant ce temps, les banques centrales, les BRICS et de nombreux fonds souverains consolident leurs positions en métal physique. Il est désormais vital de se poser cette question : combien d’or réel possédez-vous ? Si la réponse est “aucun” ou “pas assez”, il est temps de corriger cela. L’or physique n’est plus un luxe, c’est une nécessité patrimoniale.

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