Bitcoin : l’illusion d’une monnaie sans fonction
Dans sa dernière intervention, Alasdair Macleod n’y va pas par quatre chemins : Bitcoin n’est pas de la monnaie. Il le décrit comme une bombe volatile sans véritable fonction économique. Contrairement à l’or qui possède une reconnaissance historique, juridique et pratique, le Bitcoin reste un actif spéculatif, dénué de stabilité et incapable de remplir les fonctions d’un moyen d’échange ou d’une unité de compte. Cette critique souligne une vérité fondamentale : si un actif ne peut être utilisé comme de la monnaie, alors il n’est rien d’autre qu’une bulle en devenir. Face à cette volatilité, l’investissement dans l’or reste, plus que jamais, une alternative rationnelle et tangible : acheter de l’or physique s’impose donc comme une réponse stratégique face à l’incertitude monétaire.
Des métaux précieux ignorés malgré des fondamentaux solides
Alors que les cours de l’or et de l’argent flirtent avec des sommets historiques, l’intérêt du public demeure étonnamment faible. Macleod explique ce paradoxe par une saisonnalité classique : en été, les investisseurs sont absents, préférant les plaisirs estivaux aux marchés. Pourtant, même en l’absence de flux acheteurs massifs, les cours ne faiblissent pas. Cela témoigne d’une robustesse sous-jacente, renforcée par la faiblesse du dollar. En ce sens, les métaux précieux apparaissent comme des refuges naturels, notamment pour ceux qui cherchent à protéger leur patrimoine contre les incertitudes monétaires actuelles. Il est donc temps de considérer sérieusement l’achat d’or : sécuriser son capital en or est une décision qui s’impose.
La dépréciation du dollar alarme les investisseurs étrangers
L’une des causes majeures de cette ruée discrète vers l’or réside dans la perte de confiance envers le dollar américain. Depuis l’annonce du « Liberation Day » par Donald Trump en avril, le billet vert a perdu plus de 10 %. Or, pour les investisseurs étrangers exposés à des actifs libellés en dollars – qu’il s’agisse d’actions ou de dépôts bancaires – cette chute signifie une perte de pouvoir d’achat. Et même la performance du Nasdaq ne compense pas cette baisse. Dans un tel contexte, se détourner du dollar au profit de l’or représente une couverture naturelle : l’or préserve votre patrimoine des effets de change.
Le manque de crédibilité politique accroît le risque sur le dollar
Macleod dénonce également les attaques de Trump contre Jerome Powell, président de la Fed, comme un signal déstabilisateur. Une monnaie nationale dépend avant tout de la crédibilité de ses institutions. Or, si les décisions monétaires deviennent l’objet de querelles politiciennes, alors la confiance des marchés s’évapore. Pour les investisseurs internationaux, ces tensions rendent la détention de dollars de plus en plus risquée. C’est là que l’or entre en jeu comme valeur refuge universelle. Dans cette perspective, accumuler de l’or devient un rempart contre l’imprévisibilité des politiques monétaires américaines.
Une rotation monétaire vers l’euro et la livre sterling… en attendant la suite ?
Macleod observe une tendance croissante des investisseurs étrangers à liquider leurs dollars pour revenir à leur monnaie d’origine, comme l’euro. Cette rotation est motivée par un besoin de réduire les risques de change. Toutefois, il met en garde : la livre sterling pourrait être la prochaine devise en danger, notamment en raison de sa surreprésentation dans les actifs bancaires internationaux. Dans ce scénario de fragilité généralisée des devises, les métaux précieux apparaissent comme des instruments d’épargne dépolitisés. L’or, en dehors des monnaies fiduciaires, offre ainsi une stabilité inégalée.
Bitcoin : un actif incompatible avec un système basé sur le crédit
L’économie mondiale repose sur le crédit. Or, Bitcoin ne permet aucune visibilité sur la valeur future d’une dette contractée aujourd’hui. Impossible donc d’emprunter ou d’établir une planification économique fiable avec un actif aussi instable. En d’autres termes, Bitcoin est inapte à remplir la fonction essentielle du crédit. L’or, au contraire, offre une stabilité monétaire sur le long terme. C’est cette constance qui permet à une économie de se projeter. Voilà pourquoi, face à une économie endettée et fragile, l’or reste la pierre angulaire d’un système monétaire solide.
Quand Bitcoin devient un simple proxy des valeurs technologiques
Macleod démontre que Bitcoin suit en réalité les fluctuations des actions technologiques du Nasdaq, en particulier les « MAG 7 ». Il ne s’agit donc pas d’une monnaie, mais d’un actif spéculatif corrélé à une bulle. Il évoque même une analogie frappante avec les grandes bulles du passé, notamment celle de la South Sea Company ou la bulle internet. Dans ce schéma, la fin du cycle de crédit et la hausse des rendements obligataires risquent de précipiter la chute de ces actifs. L’or, lui, ne dépend pas des cycles de mode ou des levées de fonds hasardeuses. Il représente une constance précieuse que l’histoire a toujours validée. Ainsi, se tourner vers l’or, c’est miser sur la réalité plutôt que l’illusion.


