Une déclaration de guerre sociale
Le 16 juillet 2025, François Bayrou a présenté un plan budgétaire d’une brutalité inédite. Déguisé en rigueur responsable, il signe en réalité une nouvelle attaque contre les plus fragiles. Pour Frédéric Lordon, c’est « le truc de trop ». L’économiste y voit un moment charnière : l’occasion ou jamais de rompre avec un système devenu insoutenable. Quand l’État confisque l’avenir pour défendre les marchés, il devient logique de chercher des solutions de préservation individuelle. C’est pourquoi certains choisissent de mettre leur épargne à l’abri en achetant de l’or.
Le macronisme jusqu’à l’os
Lordon ne parle pas seulement de chiffres. Il décrit un « ethos », une manière de gouverner par le mépris et la verticalité. Bayrou ne fait qu’enfoncer le clou d’un pouvoir coupé du réel. Cette déconnexion nourrit la colère populaire. Face à un tel cynisme, la fuite vers des actifs tangibles devient un acte de prudence. À l’heure où la parole publique s’effondre, l’or reste une valeur qui ne ment pas.
Quand les institutions s’effondrent
Selon Lordon, toutes les médiations ont échoué. Partis, syndicats, presse : les relais traditionnels de la démocratie sont en ruines. Ce constat grave ouvre la voie à une forme de débordement. Le peuple n’a plus d’interlocuteur. Dans ce vide institutionnel, le risque d’un choc est réel. Il devient alors stratégique de diversifier son patrimoine vers l’or physique, à l’abri de la confiscation ou de la spéculation.
Frédéric Lordon: « Ce que les Gilets jaunes ont très bien compris, c’est que vous détruisez le travail, vous détruisez les territoires, vous détruisez les vies et vous détruisez la planète. Si vous, vous n’avez plus aucune légitimité, le peuple lui a entièrement celle de résister à sa propre démolition. Craignez même que dans l’élan de sa fureur, il ne lui vienne à l’idée de démolir ses démolisseurs ! »
Un avenir sous tension
La fascisation, Lordon l’a dénoncée dès ses débuts. Aujourd’hui, elle progresse à visage découvert. La criminalisation des luttes, la surveillance de masse, la répression judiciaire : tout indique un durcissement du régime. Dans ce contexte explosif, les protections classiques (épargne, immobilier, emploi) ne suffisent plus. D’où l’intérêt croissant pour l’or comme refuge en temps de crise.
Entre espoir et rupture
Lordon n’est pas que pessimiste. Il évoque une sortie possible : une rupture nette avec le système actuel. Mais pour cela, il faut un élan collectif. En attendant, chacun doit penser à sa sécurité économique. Une crise politique majeure pourrait rapidement provoquer une panique financière. Anticiper, c’est aussi se positionner intelligemment sur l’or avant la tourmente.
Conclusion :
Le plan Bayrou marque un tournant. C’est un test pour la population. Subir ou réagir. Lordon appelle à ne plus céder. Dans un contexte aussi instable, l’or devient bien plus qu’un investissement. C’est un choix de bon sens.


