Quand l’Union européenne capitule devant les États-Unis
L’accord récemment annoncé entre l’Union européenne et les États-Unis suscite une vague d’inquiétude chez les économistes patriotes. Pour Bernard Monot, ancien député européen et vice-président du Cercle national des économistes, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une rédition totale de Bruxelles face à Washington. Alors même que ce texte n’est pas encore contraignant, ses effets s’annoncent déjà catastrophiques pour l’industrie européenne. Les États-Unis, en pleine guerre économique, cherchent par tous les moyens à maintenir leur domination. Et l’Europe, loin de résister, s’aligne docilement.
Dans ce contexte, protéger son patrimoine devient une urgence. Une manière concrète d’y parvenir est de convertir son épargne en or physique, valeur refuge par excellence.
Des droits de douane asymétriques : vers une désindustrialisation accélérée
Un point particulièrement révélateur de cet accord concerne les droits de douane. Pour les exportations vers les États-Unis, l’Union européenne se voit imposer des droits allant jusqu’à 15 %, contre seulement 10 % pour le Royaume-Uni. Cette différence s’explique par le Brexit, qui a permis à Londres de sortir du piège bruxellois. Résultat : alors que l’Allemagne ou la France voient leurs produits pénalisés, les industriels britanniques bénéficient d’un traitement préférentiel.
La France est la grande perdante. Selon Monot, les entreprises tricolores fuiront vers la zone dollar pour éviter les surtaxes. Cela signifie des fermetures d’usines, des pertes d’emplois et une récession dissimulée dans des statistiques biaisées.
Dans ce contexte de déclin monétaire, l’or représente une garantie essentielle contre l’érosion de la monnaie et des actifs.
Le dollar : talon d’Achille d’une superpuissance en déclin
Autre élément clé de l’analyse : la faiblesse croissante du dollar. Jadis symbole de puissance, le billet vert devient le maillon faible de l’économie américaine, notamment à cause de la dédollarisation menée par les BRICS. Russie, Chine, Inde, Brésil ou Afrique du Sud s’échangent désormais sans recourir au dollar. En parallèle, ces pays liquident massivement leurs bons du Trésor américain, accentuant la pression sur Washington.
Les États-Unis, pour financer leur dette colossale — 10 000 milliards à refinancer dès 2025 —, utilisent les accords commerciaux pour siphonner les richesses de leurs alliés. L’Europe devient leur pompe à cash.
Face à cette situation critique, l’achat d’or physique apparaît comme une assurance contre la faillite du système monétaire occidental.
Banqueroute silencieuse : la chute de l’euro face à l’or
Monot insiste sur un indicateur négligé : la valeur de l’euro par rapport à l’or. En trois ans, l’euro a perdu 60 % de sa valeur face au métal jaune, et près de 90 % depuis sa création. Pourtant, peu de responsables politiques osent en parler. Ce silence est révélateur. En effet, l’euro est frappé d’un mal profond : une création monétaire massive déconnectée de la richesse réelle, entretenue par des banques centrales déficitaires pour la première fois de l’histoire.
Chaque euro imprimé affaiblit la monnaie, appauvrit les épargnants et fragilise les retraites. Il s’agit d’une érosion lente, sournoise mais inévitable.
Pour préserver son pouvoir d’achat, il devient impératif de diversifier son épargne et acheter de l’or réel.
Une Commission européenne aux ordres ?
L’inaction européenne face à cette agression économique soulève des interrogations. Monot dénonce une connivence structurelle entre Bruxelles et les intérêts financiers américains. Selon lui, l’UE, dès ses origines, a été pensée comme un projet atlantiste. Il rappelle que certains de ses fondateurs avaient des liens étroits avec la CIA. La situation actuelle prolonge cette dépendance.
Madame von der Leyen, affaiblie par plusieurs scandales, aurait signé cet accord sans consultation des États membres et sur le sol américain, dans un club de golf appartenant à Donald Trump. Le symbole est fort : l’Europe n’a pas été invitée à négocier, elle a été convoquée pour signer.
Dans ce climat de trahison des intérêts européens, l’or reste l’ultime actif indépendant des décisions politiques hasardeuses.
Sortir de la spirale : quelles solutions concrètes ?
Que faire face à cette mécanique de spoliation ? Pour Monot, le seul levier encore disponible est un veto ferme de la France. Il faudrait bloquer cet accord en invoquant les intérêts vitaux du pays. Mais cela suppose un pouvoir politique courageux, capable de défier Bruxelles et de menacer Washington de mesures de rétorsion. Il suggère par exemple de taxer fortement les géants du numérique américains.
En attendant une volonté politique réelle, les particuliers peuvent déjà agir individuellement. L’achat d’or physique est présenté comme une solution de protection de son capital face à une eurozone en perte de vitesse.


