Contre l’avis du gouvernement les députés ont voté en Commission des finances la fin de l’exonération fiscale sur les plus-values à la revente avant 5 ans de détention, en assortissant cela de quelques dérogations mais il semble qu’il manque tout de même un cas important comme… le divorce !
Dans le viseur des députés les propriétaires qui spéculeraient sur l’achat revente de leur résidence principale en faisant des travaux et en revendant bien plus cher empochant une plus-value qui serait indécente.
Les choses sont quand même nettement plus nuancées que cela. Tout d’abord vous avez maintenant 8 % de frais dits de notaire quand vous achetez et quand vous revendez, basiquement cela signifie que l’Etat va encaisser 16 % au moins, en réalité plus car les 8 % de la revente vont porter sur un montant plus important.
Pour réussir à avoir un gain significatif, il faut généralement acheter un bien très dégradé et y faire beaucoup de travaux (qui vont générer de la TVA et d’autres recettes fiscales) et permettre également de finalement mettre un logement rénové supplémentaire sur le marché. Ceux qui s’y collent réalisent pour une grande partie les travaux eux-mêmes ne comptant pas leurs heures.
Dans l’immense majorité des cas, ce n’est pas de l’argent si « facile » que cela contrairement à ce que peuvent croire les députés qui recherchent tout ce qu’ils peuvent taxer.
Exonération pour les plus-values sur la résidence principale : "Celui qui investit doit pouvoir y trouver une rentabilité"@VincentJeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, invité de @ThomasSotto dans #RTLMatin pic.twitter.com/zWve9LcbAq
— RTL France (@RTLFrance) October 23, 2025
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

Source: insolentiae


