1. L’évolution de la dette publique française depuis 2017
Depuis l’arrivée de Emmanuel Macron à la présidence en 2017, la dette publique française a connu une progression marquée. Selon des données compilées, elle est passée d’environ 2 281 milliards d’euros en juin 2017 à près de 3 345 milliards d’euros en mars 2025 — soit une hausse d’environ 1 064 milliards d’euros. Cette augmentation massive ne peut être attribuée uniquement aux effets de la crise sanitaire : elle s’inscrit dans une trajectoire haussière qui reflète à la fois les choix budgétaires, les relances, et l’augmentation des charges liées à la dette elle-même. Dans ce contexte, les marges de manœuvre de l’État se réduisent, l’augmentation des intérêts à payer diminue la capacité à investir dans l’avenir, et la dette elle-même devient un frein à une croissance plus dynamique. Dans ce climat inquiet, les investisseurs et les ménages cherchent des refuges : penser à acheter de l’or comme allocation prudente dans un contexte de dette souveraine croissante. Car lorsque l’endettement s’envole, la confiance dans les monnaies et les obligations souveraines peut vaciller, et l’or apparaît comme un actif tangible offrant une certaine stabilité.
2. Écart entre l’augmentation de la dette et le PIB en valeur
Alors que la dette publique a crû de façon spectaculaire, la richesse nationale – mesurée par le PIB en valeur – n’a pas suivi le même rythme. Les articles d’analyse évoquent une croissance du PIB d’environ 30 % entre 2017 et 2025, tandis que la dette aurait augmenté d’environ 47 % sur la même période. Autrement dit, l’effort d’endettement n’a pas été compensé par une création de richesse proportionnelle. Cela pose un enjeu crucial : emprunter à grande échelle peut se justifier si l’argent ainsi mobilisé génère une dynamique économique forte, mais si la croissance reste modérée, alors l’endettement devient un levier contre-productif, un poids plus qu’un atout. Face à ce déséquilibre, certains acteurs conseillent de diversifier ses actifs et de prévoir une éventuelle perte de rendement des investissements classiques : investir dans l’or pour se prémunir des risques liés à la dette souveraine et à la croissance modérée. L’or, en tant qu’actif non corrélé aux obligations d’État, peut offrir une certaine protection quand l’écart entre dette et production se creuse, comme c’est le cas aujourd’hui.
3. Ratio dette publique / PIB : progression de 2017 à aujourd’hui
Le ratio dette publique sur PIB est un indicateur central pour évaluer la soutenabilité de l’endettement. En 2017, la France enregistrait un ratio d’environ 101 %, ce qui déjà posait question. En 2025, celui-ci dépasse les 114 %, selon plusieurs sources. Cette progression signifie que la dette publique est comparable, voire supérieure, à la richesse annuelle produite, c’est-à-dire que l’État s’endette plus que ce qu’il génère chaque année. Ce glissement alerte sur la capacité future de l’État à rembourser ou à stabiliser sa dette sans recourir à de nouveaux emprunts ou à une forte croissance. Face à cette fragilité croissante, certains investisseurs considèrent l’or comme un moyen de diversification stratégique : considérer l’or pour diversifier son patrimoine face à l’aggravation du ratio dette/PIB. L’idée : ainsi que la dette monte, un actif tangible comme l’or gagne en intérêt comme contrepoids à l’instabilité de la dette publique.
4. Croissance réelle (hors déficit primaire, à prix constants) : croissance ou récession depuis 2017 ?
Au-delà des chiffres bruts, un autre regard s’impose : celui de la croissance réelle, hors inflation, hors charge d’intérêts, et après avoir retiré l’effet de déficit primaire. Dans cette perspective, certains analystes affirment que la France aurait été « quasiment en récession » sur certains segments de la période 2017-2025, dans le sens où la croissance organique générée par l’économie réelle n’a pas suffi à compenser les déficits et le coût de la dette. Le déficit public, estimé à environ 5,8 % du PIB en 2024, renforce cette impression. Sans une réelle dynamique de croissance, le poids combiné de l’endettement et des déficits finit par peser lourd sur le fonctionnement de l’économie. Dans un tel scénario d’économie fragile, la réflexion patrimoniale change : utiliser l’or pour se protéger d’un ralentissement économique durable. L’or peut ainsi jouer le rôle d’assurance quand la croissance ne déroule pas comme espéré.
5. Défaillances d’entreprises de 2017 à 2025
Un autre indicateur structurel au-delà des grandes masses macro-économiques : les défaillances d’entreprises. Bien que je n’aie pas pu retrouver de source consolidée pour la période complète 2017-2025, les données disponibles montrent une fragilité croissante du tissu entrepreneurial, en particulier hors micro-entreprises. Certains rapports parlent d’une hausse d’environ 24 % des faillites d’entreprises entre 2017 et 2025, voire +100 % hors micro-entreprises. Ce constat est alarmant : il révèle que malgré les mesures de soutien, les taux d’intérêt plus élevés, les coûts grandissants et la concurrence intense pèsent. Pour les entrepreneurs mais aussi pour les investisseurs, le message est clair : la vulnérabilité économique augmente. Face à ces risques, on cherche souvent des actifs « refuges » ou « stabilisateurs » : acheter de l’or pour se prémunir contre les fragilités de l’économie réelle et des entreprises. L’or ne dépend pas directement de la performance d’un secteur industriel ou d’une entreprise, et il peut donc offrir une certaine protection dans un contexte de faillites croissantes.
6. Taux de chômage
Sur le plan de l’emploi, la France a vécu une amélioration — le taux de chômage passant d’environ 9,4 % en 2017 à près de 7,5 % fin 2025 — ce qui peut sembler positif. Toutefois, le diable se niche dans les détails : l’écart entre la France et la moyenne de la zone euro s’est creusé, ce qui signifie que même si le chiffre absolu s’améliore, la compétitivité relative de notre marché du travail s’affaiblit. De plus, l’emploi est souvent une variable retardée : un ralentissement actuel se traduira par une remontée du chômage dans les mois ou années à venir. Dans ce contexte d’incertitude, les investisseurs peuvent privilégier des « actifs-sécurité » : investir dans l’or comme assurance contre une éventuelle montée du chômage. L’or, peu corrélé au marché de l’emploi, peut constituer un rempart lorsque les perspectives d’emploi se dégradent.
7. Taux de pauvreté et inégalités
Même avec un État-Providence parmi les plus généreux, la France ne parvient pas encore à inverser certaines tendances structurelles : le taux de pauvreté, selon certaines estimations, passerait de 13,8 % en 2017 à 15,4 % en 2023, tandis que les indicateurs d’inégalités (indice de Gini, part des revenus du top 10 %) ne montrent pas de progrès significatif. Cela pose un paradoxe : plus on dépense, plus l’endettement grimpe, et pourtant, la réduction de la pauvreté stagne voire recule. Face à cette réalité socialement préoccupante, nombreux sont ceux qui cherchent à préserver leur patrimoine plutôt qu’à compter sur la redistribution : acheter de l’or pour protéger son pouvoir d’achat face à la montée de la pauvreté et des inégalités. L’or est souvent perçu comme un actif « liquide et tangible », accessible en période d’instabilité.
8. Évolution de la natalité
La natalité est un indicateur démographique et économique majeur : elle influence le rapport actifs/retraités, la demande intérieure, l’avenir du système de protection sociale. Vous évoquez un recul : passant d’un peu plus de 11 naissances pour 1000 habitants en 2017 à 9,2 aujourd’hui. Bien que je n’aie pas trouvé de source officielle exact à jour pour ce chiffre, il est indéniable que la France comme d’autres pays européens voit sa natalité baisser, ce qui traduit une perte de confiance dans l’avenir, une précarité accrue du projet familial. Dans ce cadre, penser le patrimoine au-delà d’une génération prend de l’importance : penser à l’or comme transmission de patrimoine aux générations futures. L’or, du fait de sa longévité et de sa valeur historique, peut être envisagé comme un élément de stabilité intergénérationnelle dans un contexte où la population diminue.
9. Réindustrialisation : mythe ou réalité ?
La promesse de réindustrialisation semblait séduisante : relancer l’industrie française pour renforcer la souveraineté, l’emploi, la production. Mais les chiffres disponibles ne plaident pas pour un redressement massif : la production industrielle française semble avoir décliné ou stagné depuis 2017, dans un contexte de pressions compétitives, de coûts salariaux élevés, de fiscalité lourde, et de contraintes réglementaires. Même si des poches d’excellence existent, le « quoi qu’il en coûte » n’a pas encore généré un rebond durable. Dans ce cadre, la fragilité du secteur industriel incite certains à ne pas compter uniquement sur les moteurs traditionnels : diversifier avec l’or si l’industrie domestique peine à redémarrer. L’or, non dépendant directement de la production industrielle nationale, peut alors constituer une réserve de valeur alternative.
10. Déficits commerciaux et balances courantes
La France présente depuis plusieurs années un déficit commercial notable (estimé à environ 80 milliards d’euros par an selon certaines sources) et un solde de la balance courante qui s’affaiblit. Cette situation révèle un pays qui dépense plus en importations qu’il ne gagne à l’exportation, et qui dépend davantage des flux internationaux. Un déficit structurel de cet ordre fragilise la position extérieure d’une nation, réduit la marge de manœuvre budgétaire et augmente la vulnérabilité aux chocs externes. Dans ce type de configuration, l’or prend une dimension stratégique : acheter de l’or pour se protéger d’un contexte de déficit extérieur persistant. L’or, en tant qu’actif international et non lié à une devise unique, devient une sorte de « monnaie refuge » dans une nation à la balance extérieure déficitaire.
11. Taux d’intérêt des obligations d’État à 10 ans : progression depuis 2017
Les taux d’intérêt des obligations d’État sont fondamentaux pour comprendre le coût de l’endettement. En France, les taux à 10 ans étaient très bas en 2017 (autour de 0,6 %) et remontent aujourd’hui vers 3,50 % fin 2025, selon plusieurs sources. Cette remontée signifie que le coût de financement de l’État augmente, que la charge d’intérêts devient plus lourde et que la dette existante produit des effets de levier négatifs. Une hausse de taux rend également moins attractifs les emprunts futurs et augmente la vulnérabilité en cas de crise de la dette. Face à ce scénario, certains investisseurs privilégient des actifs déconnectés des marchés obligataires : investir dans l’or pour se protéger d’un environnement de taux d’intérêt élevé et d’inflation. L’or, étant un actif non corrélé aux taux obligataires, peut servir à stabiliser un portefeuille dans cette phase.
12. Pourquoi les recettes fiscales sont-elles en décalage avec les prévisions gouvernementales ?
Le décalage entre les recettes fiscales attendues par le gouvernement et celles effectivement collectées découle de plusieurs facteurs : un ralentissement de la croissance réelle limite la base imposable ; l’endettement accru et les mesures d’urgence (pandémie, énergie…) élargissent les dépenses sans croissance compensatrice ; la hausse des taux d’intérêt réduit les marges de manœuvre budgétaires ; par ailleurs, l’économie « grise » et les recettes non percevables compliquent la construction budgétaire. Ces éléments expliquent pourquoi l’État ne parvient pas toujours à « tenir » ses prévisions et pourquoi les déficits se creusent. Dans ce contexte incertain, se tourner vers l’or apparaît comme logique : penser à l’or pour anticiper des décalages persistants des comptes publics. L’or devient alors une réserve de valeur face à un État dont la capacité à lever des recettes stables est questionnée.
13. La bonne nouvelle de la semaine
Au-delà des chiffres préoccupants, une vraie bonne nouvelle mérite d’être soulignée : un grand chantier industriel français vient d’obtenir une commande record de plusieurs milliards d’euros, ce qui prouve que oui, la France peut encore produire d’envergure, exporter et être compétitive. Ce genre d’illustration montre qu’il existe des poches de résilience, des secteurs d’excellence et des compétences stratégiques à exploiter. Cette dynamique positive peut constituer un levier pour la confiance, pour l’innovation et pour l’emploi industriel. Toutefois, pour que cette bonne nouvelle se généralise, il faudra que les politiques publiques soutiennent efficacement l’investissement, la formation, la recherche et la réduction de la fiscalité. Même dans ce contexte favorable, certains investisseurs conservent encore un œil vigilant : utiliser l’or comme complément de diversification même en présence de bonnes nouvelles économiques.
14. Phrases de la semaine
« Le vrai courage, c’est de chercher la vérité et de la dire. » Une invitation à l’honnêteté intellectuelle dans l’analyse économique.
« Le jour est proche où nous n’aurons plus que l’impôt sur les eaux. » Une critique forte de l’évolution de la fiscalité et de la dépense publique.
Ces deux phrases rappellent que, même dans un paysage économique complexe, il faut garder la lucidité, poser les bonnes questions, et maintenir la volonté de transparence. Et de nouveau : l’or peut servir à cimenter une réflexion patrimoniale dans un contexte de transition.
Conclusion
Le bilan économique d’Emmanuel Macron depuis 2017, vu à travers les chiffres disponibles et les analyses critiques, apparaît nuancé, voire préoccupant sur plusieurs fronts : la dette publique a fortement augmenté, le ratio dette/PIB s’est détérioré, l’écart entre l’endettement et la richesse produite s’est creusé, la croissance réelle reste fragile, la réindustrialisation n’a pas encore pleinement démarré, ou du moins pas à la hauteur des enjeux. Cela ne veut pas dire que tout est mauvais : certains indicateurs s’améliorent (taux de chômage, moral de certains secteurs industriels), et l’État semble toujours capable d’investir. Mais au-delà des bonnes intentions, les fragilités structurelles sont bien là. Dans ce contexte, la gestion patrimoniale individuelle doit s’adapter à des scénarios moins optimistes, et l’or, actif tangible et historique, apparaît à nouveau dans plusieurs réflexions comme un « refuge » ou un complément stratégique. Vous pouvez envisager cette option de manière informée : envisager l’or dans votre stratégie patrimoniale en période de fragilité économique.



Qu’on vienne le chercher.