Le dollar bientôt lié à l’or : un tournant historique ?
Depuis plusieurs mois, une idée prend de l’ampleur dans les cercles économiques américains. Elle consiste à réintroduire une forme d’étalon-or, abandonné en 1971. L’économiste Judy Shelton, proche du camp Trump, en est l’une des principales promotrices. Elle propose une nouvelle obligation du Trésor américaine indexée sur l’or, avec une date symbolique : le 4 juillet 2026, pour les 250 ans de l’Indépendance.
Ainsi, le marché pourrait retrouver un lien tangible entre le dollar et un actif universellement reconnu.
Pourquoi vouloir réancrer le dollar à l’or ?
Aujourd’hui, la monnaie américaine reste dominante. Pourtant, la confiance s’érode. La dette explose. L’inflation a rappelé les failles du système.
L’or, au contraire, conserve sa valeur dans le temps. Il rassure les investisseurs comme les banques centrales. Et les achats d’or par la Chine ou par la Russie montrent qu’un basculement du système monétaire mondial est déjà en marche.
En conséquence, Washington cherche à reprendre la main avant que ses rivaux ne s’imposent.
Une obligation indexée sur l’or : comment ça marcherait ?
Le concept est simple. Le gouvernement américain émettrait une obligation sur 50 ans. À l’échéance, l’investisseur choisirait sa forme de remboursement :
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en dollars, au montant nominal
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ou en or, selon un poids fixé dès l’émission
Ce mécanisme protégerait l’épargne contre la perte de pouvoir d’achat. De plus, il enverrait un signal fort. Les États-Unis montreraient qu’ils assument une partie de la valeur du dollar par un actif réel.
Bref, un pas vers une monnaie plus saine.
Un trésor américain sous-évalué ?
Les États-Unis détiennent plus de 8 133 tonnes d’or. Pourtant, dans leurs comptes, cet or est toujours valorisé au prix officiel de 42,22 dollars l’once.
Un vestige du passé.
À son prix de marché actuel, il vaudrait plus d’un trillion de dollars.
Une réévaluation pourrait donc générer un gigantesque profit comptable. De quoi alléger la dette, financer des investissements stratégiques et restaurer la crédibilité budgétaire du pays.
Une nouvelle ère monétaire… sous leadership américain
Cette initiative pourrait aussi modifier les règles du jeu mondial.
Car le dollar n’est pas menacé uniquement par la dette. Les BRICS travaillent déjà sur des solutions alternatives. Certaines basées sur l’or physique.
Si Washington agit maintenant, il peut préempter la réforme du système international. Et forcer ses partenaires commerciaux à adopter des standards similaires.
Ainsi, le commerce mondial redeviendrait plus transparent. Les manipulations de devises deviendraient plus compliquées.
Entre opportunité et risque politique
Bien sûr, tout dépendra de la volonté du futur président. Donald Trump, qui avait proposé Judy Shelton à la Fed, est considéré comme le plus favorable à cette transformation.
Cependant, la classe politique reste divisée.
Certains redoutent une perte de flexibilité monétaire. D’autres y voient un sursaut patriotique, capable de renforcer la puissance américaine pour les décennies à venir.
Conclusion : 2026, le début d’un nouveau cycle ?
Le monde vit la fin d’un système établi en 1971.
La dette ne peut croître éternellement. La confiance se fragilise. L’or revient déjà au centre du jeu.
Ainsi, l’idée d’un dollar à nouveau adossé au métal précieux n’a jamais semblé aussi réaliste.
Le 4 juillet 2026 pourrait devenir la date fondatrice d’un nouveau Bretton Woods.
Et peut-être le moment où les États-Unis reprendront l’avantage dans la grande bataille monétaire mondiale.


