Il est encore trop tôt : le boom économique de Trump commence maintenant – Jim Thorne

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L’économie mondiale semble entrer dans une phase charnière. Entre records boursiers, envolée de l’or, tensions géopolitiques persistantes et remise en question du rôle des banques centrales, de nombreux investisseurs s’interrogent. Les États-Unis, sous l’impulsion des politiques économiques de Donald Trump, pourraient être au début d’un nouveau cycle de croissance fondé sur l’offre et la productivité, rompant avec plusieurs décennies de keynésianisme dominant.
Dans ce contexte incertain, l’achat d’or physique comme valeur refuge revient naturellement au cœur des stratégies patrimoniales, tant pour se protéger que pour accompagner cette transition.

Une économie tirée par l’offre : le retour du supply-side economics

Contrairement aux politiques axées sur la stimulation artificielle de la demande, l’approche dite supply-side vise à augmenter la capacité productive réelle de l’économie. Cela passe par la dérégulation, des incitations fiscales à l’investissement productif, et une meilleure allocation du capital vers l’industrie, l’innovation et les infrastructures.
Selon Jim Thorne, stratège de marché, cette logique permet d’augmenter l’offre globale tout en contenant l’inflation, un équilibre rarement atteint ces dernières décennies. Dans un tel environnement, l’or demeure un actif stratégique, car il protège contre les erreurs de politique monétaire tout en conservant sa valeur réelle sur le long terme.

La productivité comme clé de survie du système

Depuis plus de dix ans, la productivité stagnante inquiétait économistes et investisseurs. Or, les dernières données américaines montrent un rebond significatif de la productivité, soutenu par l’investissement privé, la technologie et l’automatisation. L’intelligence artificielle, la blockchain et la modernisation des chaînes de production jouent ici un rôle central.
Cette montée en puissance rappelle les grandes révolutions industrielles passées. Toutefois, même dans un scénario optimiste, les cycles économiques restent volatils, ce qui justifie l’intégration d’actifs tangibles comme l’or d’investissement pour sécuriser l’épargne face aux ajustements de marché.

La Réserve fédérale : un acteur en retard sur le cycle ?

Un point central du débat concerne la Réserve fédérale américaine. Accusée d’être trop restrictive sur les secteurs sensibles aux taux (immobilier, crédit, PME), la Fed semble prisonnière d’une lecture keynésienne des données, parfois déconnectée de la réalité des prix du marché.
L’écart entre les taux directeurs et les taux hypothécaires illustre ce décalage, pesant sur l’accessibilité au logement. Dans ce climat de défiance envers les banques centrales, l’or physique hors système bancaire apparaît comme une assurance contre les erreurs de pilotage monétaire.

Inflation réelle vs inflation officielle : un débat crucial

De nombreux analystes remettent aujourd’hui en cause certains indicateurs inflationnistes, notamment la composante logement du CPI américain. Les prix réels des loyers et de l’immobilier montrent un net ralentissement, alors que les statistiques officielles tardent à l’intégrer.
Cette distorsion alimente une mauvaise lecture du cycle économique et des décisions monétaires inadaptées. Dans ce brouillard statistique, l’achat d’or comme réserve de valeur universelle reste une réponse rationnelle, indépendante des modèles économiques biaisés.

Banques, crédit et renaissance du cycle économique

La dérégulation bancaire et la relance du crédit productif pourraient jouer un rôle clé dans la phase suivante du cycle. En libérant la création de crédit vers l’économie réelle, la vitesse de circulation de la monnaie augmente, soutenant la croissance sans créer d’inflation excessive.
Historiquement, ces phases de redémarrage s’accompagnent de fortes rotations sectorielles et de volatilité accrue. C’est précisément dans ces moments que l’or s’impose comme pilier de diversification dans un portefeuille équilibré.

Géopolitique, dollar fort et nouvel ordre mondial

La domination énergétique américaine, le recul relatif de la Chine et les tensions au Moyen-Orient redessinent l’équilibre géopolitique mondial. Contrairement aux idées reçues, un dollar fort peut coexister avec une hausse de l’or, notamment lorsque la confiance institutionnelle s’érode.
Les banques centrales, d’ailleurs, continuent d’augmenter leurs réserves d’or à un rythme historiquement élevé. Pour les investisseurs particuliers, l’or physique détenu en direct constitue une réponse pragmatique à ces bouleversements globaux.

Sommes-nous encore au début du cycle ?

Selon Jim Thorne, nous ne serions qu’aux prémices d’un cycle de croissance porté par la productivité, la technologie et la réallocation du capital vers l’économie réelle. Les véritables effets pourraient se matérialiser pleinement entre 2025 et 2026, une fois les distorsions post-Covid définitivement absorbées.
Dans cette phase initiale, il est essentiel de combiner actifs de croissance et valeurs refuges. C’est pourquoi **l’investissement dans l’or reste un choix de bon sens, à la fois défensif et stratégique.

Pourquoi l’or reste incontournable dans ce nouveau paradigme

Contrairement aux actifs purement financiers, l’or n’est la dette de personne. Il traverse les cycles politiques, monétaires et technologiques sans perdre sa fonction première : préserver le pouvoir d’achat sur le long terme.
Dans un monde où les certitudes économiques vacillent, intégrer de l’or physique dans son patrimoine n’est plus un réflexe du passé, mais une décision éclairée, alignée avec les réalités du cycle économique actuel.

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