Pire que 1929 ? La fuite mondiale hors des monnaies est déjà en cours

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Selon Bert Dohmen, trader vétéran ayant anticipé le krach de 1987, l’éclatement de la bulle internet et la crise de 2008, nous assistons aujourd’hui à un phénomène bien plus grave qu’un simple rallye spéculatif. La flambée récente de l’argent métal, en hausse spectaculaire, ne serait pas le fruit d’un short squeeze, mais l’arrivée de nouveaux capitaux cherchant à fuir des monnaies en perte de crédibilité. Ce mouvement traduit une réalité inquiétante : une perte de confiance globale dans les devises papier. Dans ce contexte de fuite monétaire, l’or physique redevient une valeur refuge incontournable, détenue en dehors du système financier.

Pourquoi cette hausse de l’argent n’est pas une simple spéculation

Bert Dohmen insiste sur un point fondamental souvent ignoré par les analystes grand public : le volume. Une hausse des prix soutenue par des volumes importants traduit l’entrée de nouveaux acheteurs réels, et non une manipulation passagère. Selon lui, la récente envolée de l’argent est soutenue par des flux solides, ce qui confirme qu’il s’agit d’un mouvement structurel lié à la peur monétaire. Ce type de configuration apparaît généralement lorsque les investisseurs cherchent à protéger leur pouvoir d’achat. Dans cette dynamique, l’or joue le rôle de référence monétaire ultime, l’argent offrant un potentiel plus volatil mais complémentaire.

Une fuite mondiale hors des monnaies fiat

Pour Dohmen, la véritable clé de lecture des marchés actuels n’est ni la croissance économique ni les bénéfices des entreprises, mais une fuite généralisée hors des monnaies. Les banques centrales affirment pratiquer un resserrement monétaire, alors que les agrégats monétaires comme M2 et les prêts bancaires atteignent de nouveaux records historiques. Cette contradiction alimente une perte de confiance profonde. Lorsque la monnaie est créée sans limite, elle se déprécie mécaniquement. Face à cette réalité, l’or physique reste le seul étalon de valeur non manipulable.

Pourquoi Bert Dohmen estime que le risque dépasse 1929

Contrairement à 1929, où l’excès était principalement concentré sur les marchés actions, la situation actuelle est systémique. Dettes publiques incontrôlables, dérives budgétaires, tensions géopolitiques et politiques monétaires laxistes forment un cocktail explosif. Dohmen parle d’un risque global, touchant toutes les grandes zones économiques simultanément. Cette fragilité généralisée explique pourquoi les capitaux se déplacent vers les actifs tangibles. Dans un tel environnement, l’or agit comme une assurance contre l’effondrement monétaire, indépendamment des cycles boursiers.

Pourquoi l’or est la seule “vraie monnaie”

Bert Dohmen est catégorique : la seule véritable monnaie est l’or. Ni les cryptomonnaies, dépourvues de valeur intrinsèque, ni les devises papier ne peuvent remplir ce rôle sur le long terme. L’or est accepté partout, n’est la dette de personne et conserve son pouvoir d’achat à travers les siècles. L’exemple du pouvoir d’achat, illustré par l’évolution des prix du quotidien, démontre que ce ne sont pas les biens qui deviennent plus chers, mais la monnaie qui se dévalue. Dans ce contexte, détenir de l’or physique permet de préserver la valeur réelle de son patrimoine.

La manipulation des marchés et l’illusion du court terme

Les marchés de l’or et de l’argent sont régulièrement soumis à des manipulations de court terme, notamment via le trading algorithmique et les produits dérivés. Bert Dohmen rappelle que de grandes banques ont déjà été condamnées pour ces pratiques. Cependant, ces manipulations n’affectent que le court terme. Sur le long terme, les fondamentaux monétaires reprennent toujours le dessus. C’est pourquoi il recommande d’éviter l’effet de levier et les produits complexes. Dans une stratégie patrimoniale saine, l’or physique détenu sans levier reste la solution la plus prudente.

Actions, bulles et fausse protection contre l’inflation

Si les marchés actions ont bénéficié de l’afflux de liquidités, ils ne constituent pas une protection universelle. Lorsque les valorisations atteignent des niveaux extrêmes, avec des ratios cours/bénéfices excessifs, le risque devient majeur. Dohmen rappelle que les entreprises ne peuvent augmenter leurs prix indéfiniment sans détruire la demande. À l’inverse, les métaux précieux ne dépendent pas de bénéfices futurs. Ils reflètent simplement la valeur de la monnaie. Dans ce contexte, l’or reste décorrélé des bulles financières.

Une stratégie de préservation plutôt que de spéculation

Bert Dohmen insiste sur l’importance de l’éducation financière et du temps long. Les gains durables ne proviennent pas de paris spéculatifs, mais d’une compréhension profonde des cycles monétaires. Il recommande des stratégies simples comme l’investissement progressif et la détention d’actifs tangibles. Dans un monde où la confiance dans les institutions s’érode, l’or physique s’impose comme un socle de stabilité patrimoniale, transmissible et indépendant.

Conclusion

La flambée de l’argent et le regain d’intérêt pour l’or ne sont pas des anomalies de marché. Ils traduisent une fuite mondiale hors des monnaies, alimentée par des politiques monétaires incohérentes et une perte de repères économiques. Pour Bert Dohmen, le danger actuel dépasse celui de 1929, car il touche le cœur même du système monétaire. Dans cette période d’incertitude extrême, l’or physique redevient la pierre angulaire de toute stratégie de préservation de richesse.

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