Peter Schiff, économiste américain bien connu pour ses analyses macroéconomiques et ses prévisions controversées, attire à nouveau l’attention en 2026 alors que les prix de l’or atteignent des niveaux historiques. Selon lui, ces mouvements ne sont pas accidentels mais le reflet d’une crise de confiance plus profonde dans le dollar américain, une dette publique galopante et une politique monétaire qui, à ses yeux, détruit la valeur des monnaies papier.
Pourquoi le dollar américain est-il sous pression ?
Pour Peter Schiff, la baisse du dollar ne reflète pas seulement des statistiques financières : c’est un signe que les investisseurs mondiaux remettent en question la stabilité de la devise la plus utilisée au monde. Les rendements obligataires en baisse, l’endettement public record et la réduction de la demande pour les bons du Trésor américain contribuent à un affaiblissement progressif du billet vert. Dans ce contexte, investir dans l’or physique est vu par Schiff comme un moyen de préserver le pouvoir d’achat face à cette dépréciation monétaire.
Quel est le lien entre or et confiance économique ?
L’ascension du prix de l’or est souvent interprétée comme un signal de peur ou de prudence des investisseurs : face à l’incertitude, ils préfèrent des actifs tangibles. En janvier 2026, l’or a encore franchi des seuils records, dépassant plus de 5 000 $ l’once, avec l’argent atteignant également de nouveaux sommets. Schiff interprète ces mouvements comme un avertissement que les marchés ne croient plus au modèle monétaire actuel.
Dans ce contexte, se constituer une allocation d’or physique peut être une stratégie pour réduire l’exposition aux risques liés à une monnaie en perte de valeur.
Les prédictions de prix de l’or selon Peter Schiff
Même si ses prévisions passées ont souvent été critiquées pour leur timing, Schiff maintient que l’or pourrait bientôt atteindre des niveaux bien supérieurs aux records actuels. Certains de ses pronostics évoquent des prix à 6 000 $ ou même 7 000 $ l’once pour 2026, voire des hausses encore plus spectaculaires à long terme, en raison de la perte de confiance dans les monnaies papier.
Pour ceux qui souhaitent se positionner dès aujourd’hui, acheter de l’or physique permet de profiter, selon cette logique, d’un actif potentiellement sous-valorisé face à un dollar fragile.
La critique de Bitcoin et des autres actifs alternatifs
Peter Schiff n’est pas seulement un défenseur de l’or : il est également un critique déclaré du Bitcoin et des cryptomonnaies comme remplaçants du dollar ou des actifs refuges. Il estime qu’en période de crise, les métaux précieux traditionnels résistent mieux que les actifs numériques volatils. Cette posture a alimenté récemment des débats publics sur la place de ces différentes classes d’actifs dans un portefeuille prudent.
Dans cette optique, intégrer de l’or physique à son portefeuille est perçu comme une stratégie plus robuste que de parier exclusivement sur des actifs très volatils.
Quelles implications pour les investisseurs en 2026 ?
Pour Schiff, l’année 2026 sera clé : il anticipe une poursuite de la baisse du dollar, une volatilité accrue sur les marchés financiers, une inflation persistante et une reconfiguration des réserves de valeur au niveau mondial. Si ces perspectives se concrétisent, les investisseurs qui ont déjà alloué une part de leurs avoirs à des actifs tangibles comme l’or pourraient limiter leur perte de pouvoir d’achat.
Dans ce cadre, l’achat d’or physique est présenté non comme une spéculation mais comme une assurance contre l’érosion monétaire — un principe que Schiff répète depuis des années.


