Pourquoi la volatilité sur l’or et l’argent ne fait que commencer – Ne vous laissez pas avoir – Avec Andy Schectman

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Depuis le début de l’année 2026, les marchés des métaux précieux traversent une phase d’agitation spectaculaire. Baisses brutales, rebonds techniques, rumeurs de nouvelles réglementations… Beaucoup d’investisseurs doutent. Pourtant, selon Andy Schectman, cette volatilité n’est ni accidentelle ni irrationnelle : elle serait un “shakeout” délibéré destiné à secouer les mains faibles. Dans ce contexte troublé, de plus en plus d’épargnants choisissent d’acheter de l’or physique pour sécuriser leur patrimoine face aux turbulences monétaires.

Une volatilité généralisée, pas seulement sur les métaux

Il est essentiel de replacer les mouvements de l’or et de l’argent dans leur environnement global. En 2026, les marchés actions connaissent eux aussi des fluctuations inhabituelles. Des valeurs technologiques majeures ont enregistré des corrections significatives, tandis que l’indice S&P 500 a vu plus de 100 titres chuter de 7 % ou plus en une seule séance – un phénomène statistiquement rare sur les 30 dernières années.

La volatilité actuelle est donc systémique. Elle touche les cryptomonnaies, les actions, les obligations… et naturellement les métaux précieux. Dans un tel climat d’incertitude macroéconomique, beaucoup considèrent qu’acheter de l’or constitue une stratégie de diversification prudente face aux excès des marchés financiers.

Rumeurs de confiscation et obligations déclaratives : que dit vraiment la loi ?

Ces dernières semaines, des rumeurs ont circulé évoquant de prétendues obligations de déclaration ou même des projets de confiscation des métaux précieux. À ce stade, aucune loi nouvelle n’impose de telles mesures aux États-Unis ou en Europe.

Il est crucial de distinguer information vérifiée et spéculation virale. Les marchés haussiers s’accompagnent souvent de campagnes de désinformation qui visent à provoquer des réactions émotionnelles. L’histoire montre que la peur est un outil puissant pour pousser les investisseurs à vendre prématurément. C’est précisément pour éviter ce type de réaction impulsive que certains choisissent d’acheter de l’or physique détenu en propre, hors du système bancaire.

COMEX : tensions croissantes sur les livraisons d’argent

Le véritable enjeu se situe peut-être ailleurs : dans la mécanique des livraisons. Sur le COMEX, l’intérêt ouvert sur certains contrats argent approche des volumes qui dépassent largement le stock “registered” disponible pour livraison immédiate.

Concrètement, si une part significative des détenteurs de contrats exigeait une livraison physique simultanée, le marché pourrait être soumis à une pression extrême. Historiquement, ce type de déséquilibre se traduit par des primes accrues ou des incitations au règlement en espèces. Face à ces tensions structurelles, de nombreux investisseurs privilégient l’achat d’or physique afin de détenir un actif réel sans dépendre du marché papier.

Shanghai vs Occident : le déplacement de la découverte des prix

Un autre signal fort provient d’Asie. La Shanghai Gold Exchange affiche régulièrement des primes supérieures aux cours occidentaux. Ce différentiel crée un arbitrage attractif et attire les flux physiques vers l’Est.

Lorsque le métal quitte durablement les coffres occidentaux pour être absorbé ailleurs, cela modifie progressivement l’équilibre mondial. La découverte des prix – historiquement dominée par Londres et New York – pourrait se déplacer vers l’Asie. Dans cette phase de transition monétaire, beaucoup jugent pertinent d’acheter de l’or pour s’aligner sur la demande physique mondiale croissante.

Explosion des marges et blocage des raffineries : une anomalie temporaire ?

Un phénomène inédit frappe également le marché de l’argent “pré-1965” (90 %). Les primes à la revente ont chuté, non pas par manque de valeur intrinsèque, mais à cause d’un engorgement logistique.

L’augmentation massive des appels de marge sur les contrats à terme a renchéri le coût de couverture pour les raffineurs. Résultat : ralentissement du traitement, bid spreads anormalement larges, marché temporairement déséquilibré. Selon les professionnels du secteur, cette situation constitue une anomalie historique plutôt qu’une nouvelle norme. Dans ce type de dislocation temporaire, certains investisseurs expérimentés profitent des écarts pour acheter de l’or et des métaux précieux à des conditions jugées attractives.

Les banques centrales renforcent leurs réserves

Les données du World Gold Council montrent que les banques centrales ont accumulé près de 900 tonnes d’or en 2025, poursuivant une tendance historique amorcée depuis plusieurs années. Parallèlement, certains pays réduisent leur exposition aux bons du Trésor américains.

Cette dynamique traduit une érosion progressive de la confiance dans le système de réserve actuel. L’or retrouve son rôle d’actif de neutralité géopolitique. Pour les particuliers, s’aligner sur ce mouvement structurel passe souvent par la décision d’acheter de l’or physique afin de reproduire la stratégie des banques centrales.

Ne pas se faire “éjecter du taureau” : la psychologie du marché

Tous les marchés haussiers majeurs comportent des corrections violentes. Leur fonction est simple : tester la conviction des investisseurs. La hausse des marges, la volatilité extrême, les récits contradictoires… tout cela peut être interprété comme une tentative d’épuiser les mains faibles.

L’investissement contrarien exige patience et discipline. Ceux qui ont historiquement réussi dans les métaux précieux sont ceux qui ont su supporter l’inconfort temporaire sans abandonner leur stratégie. Dans cette optique, beaucoup considèrent qu’acheter de l’or et le conserver sur le long terme permet de traverser les cycles sans céder à la panique.

Conclusion : une transition monétaire sous haute tension

La volatilité actuelle n’est probablement pas un épiphénomène. Elle s’inscrit dans un contexte de transformation monétaire mondiale : endettement record, recomposition géopolitique, montée en puissance asiatique et tensions sur les marchés dérivés.

Si la thèse du “shakeout délibéré” est correcte, alors les secousses pourraient s’intensifier avant la prochaine phase d’expansion. L’enjeu n’est pas de prédire chaque mouvement quotidien, mais de comprendre la direction structurelle.

Dans un monde où la confiance monétaire s’effrite progressivement, conserver des actifs tangibles reste pour beaucoup une assurance rationnelle.

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