Argent métal : pourquoi certains analystes pensent que le marché pourrait exploser – Avec Michael Oliver

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Un tournant possible pour les métaux précieux

Depuis quelque temps, les marchés financiers montrent des signes de tensions et d’instabilité qui inquiètent de nombreux analystes. Parmi eux, Michael Oliver, fondateur de Momentum Structural Analysis, estime que les métaux précieux pourraient entrer dans une nouvelle phase haussière majeure. Selon lui, l’or et surtout l’argent métal pourraient bénéficier d’un changement profond dans la dynamique des marchés mondiaux. Dans un environnement marqué par l’inflation monétaire et l’endettement massif des États, les investisseurs recherchent des actifs capables de préserver leur pouvoir d’achat. L’achat d’argent physique fait partie des stratégies souvent utilisées pour protéger son patrimoine face aux incertitudes financières.

La fragilité du dollar au cœur de l’analyse

Pour Michael Oliver, l’un des facteurs déterminants dans l’évolution des métaux précieux est la trajectoire du dollar américain. Selon son analyse, la tendance structurelle du dollar pourrait rester orientée à la baisse sur le long terme. Même si les fluctuations quotidiennes entre les grandes devises attirent l’attention des marchés, il rappelle que ces mouvements opposent essentiellement des monnaies fiduciaires entre elles. Autrement dit, il s’agit souvent d’une comparaison entre différentes formes de monnaie papier dont la valeur réelle s’érode avec le temps. Dans ce contexte, de nombreux investisseurs préfèrent se tourner vers des actifs tangibles. Détenir de l’argent physique permet notamment de se protéger contre la dépréciation des monnaies fiduciaires.

Un marché obligataire sous surveillance

Un autre point crucial de l’analyse concerne le marché des obligations d’État, en particulier celui des bons du Trésor américain. Ce marché gigantesque est souvent considéré comme le pilier du système financier mondial. Pourtant, Michael Oliver souligne que son comportement actuel est inhabituellement calme, presque figé. Cette apparente stabilité pourrait masquer des tensions profondes liées au niveau record de la dette publique. Si la confiance dans les obligations souveraines venait à se détériorer, les conséquences pourraient être majeures pour l’ensemble des marchés financiers. Dans ce type de scénario, les investisseurs cherchent généralement des actifs plus sûrs pour protéger leur capital. L’argent physique est historiquement considéré comme un refuge face aux crises financières.

Une bulle historique sur les marchés boursiers

Selon Michael Oliver, le marché boursier américain pourrait être en train d’atteindre un sommet historique après plus de quinze années de hausse quasi ininterrompue. Comparé aux cycles précédents, ce marché haussier apparaît exceptionnellement long et massif. Par exemple, les bull markets des années 2000 et 2007 avaient duré environ cinq ans et avaient simplement doublé les valorisations. Aujourd’hui, l’ampleur de la progression est bien plus importante. Si cette bulle venait à se dégonfler, les conséquences pourraient dépasser largement les simples pertes boursières et affecter l’économie réelle. Dans ce contexte incertain, les investisseurs réfléchissent à diversifier leurs placements vers des actifs plus résilients. Investir dans l’argent physique peut constituer une stratégie de diversification face aux turbulences des marchés.

Pourquoi les matières premières pourraient prendre le relais

Contrairement à une idée répandue, les matières premières ne sont pas toujours corrélées à la croissance économique. L’histoire montre que certaines périodes de ralentissement économique ont coïncidé avec de fortes hausses des prix des matières premières. Dans les années 1970, par exemple, l’économie mondiale traversait une phase de stagflation alors que les matières premières connaissaient une forte progression. Aujourd’hui, de nombreux indices de matières premières restent historiquement bas par rapport aux niveaux atteints lors du pic de 2008. Pour certains analystes, cela pourrait indiquer le début d’un nouveau cycle haussier. Dans cette perspective, les métaux précieux pourraient jouer un rôle central dans les portefeuilles d’investissement. L’acquisition d’argent physique reste l’un des moyens privilégiés pour profiter de ce type de cycle des matières premières.

Pourquoi l’argent métal pourrait surprendre les marchés

Michael Oliver accorde une attention particulière à l’argent métal, qu’il considère comme l’un des actifs les plus sous-évalués du marché. Contrairement à l’or, qui a déjà connu plusieurs cycles haussiers importants, l’argent évolue dans une large zone de consolidation depuis près de cinquante ans. Selon lui, cette longue période de stagnation pourrait se terminer brutalement par une phase d’accélération spectaculaire. Lorsque certains marchés sortent d’une longue période de compression, ils ont tendance à se réévaluer très rapidement pour atteindre une nouvelle zone de prix. Dans ce contexte, les investisseurs intéressés par les métaux précieux cherchent souvent à renforcer leur exposition aux actifs tangibles. Posséder de l’argent physique permet également de compléter une stratégie d’investissement dans les métaux précieux.

Le rôle central de la création monétaire

Un facteur clé dans la hausse potentielle des métaux précieux reste la politique monétaire des banques centrales. Depuis plus d’un siècle, les grandes économies reposent sur un système monétaire basé sur la création de monnaie par les banques centrales. À chaque crise économique ou financière, les autorités monétaires interviennent en injectant des liquidités massives dans le système. Cette création monétaire a tendance à soutenir les actifs financiers à court terme, mais elle peut aussi éroder la valeur réelle des monnaies. Dans un tel environnement, les actifs monétaires historiques comme l’or et l’argent retrouvent souvent un rôle stratégique. L’achat d’argent physique permet justement de détenir une forme de monnaie qui ne dépend pas des décisions des banques centrales.

Une possible crise des obligations souveraines

Michael Oliver évoque également un risque rarement discuté : celui d’une crise majeure sur les marchés de la dette publique. Contrairement à la crise financière de 2008, qui concernait principalement le secteur immobilier et les crédits hypothécaires, la prochaine crise pourrait toucher directement les obligations d’État. Or ces marchés représentent le cœur du système financier mondial. Si la confiance dans ces actifs venait à se fissurer, cela pourrait provoquer une réaction en chaîne sur les marchés financiers et sur les politiques monétaires. Dans ce contexte, les investisseurs pourraient chercher à se réfugier massivement dans des actifs réels. Détenir de l’argent physique constitue alors une protection potentielle contre les crises monétaires et financières.

Vers un retour des métaux comme monnaie

Au-delà de la simple logique d’offre et de demande industrielle, Michael Oliver estime que les métaux précieux pourraient redevenir progressivement des références monétaires. Lorsque la confiance dans les monnaies fiduciaires et dans les obligations souveraines s’érode, les investisseurs redécouvrent souvent la fonction historique des métaux précieux : servir de réserve de valeur indépendante du système bancaire. Cette dynamique pourrait s’accélérer si les marchés financiers entraient dans une phase de turbulence prolongée. Dans ce contexte, de nombreux investisseurs cherchent à posséder une part de leur patrimoine en actifs tangibles. L’investissement dans l’argent physique reste ainsi une solution largement utilisée pour préserver son capital face aux incertitudes économiques.

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