Depuis plusieurs semaines, une question revient avec insistance chez les investisseurs : jusqu’où l’or et l’argent peuvent-ils réellement chuter avant de repartir à la hausse ? Après des mois de progression spectaculaire, les métaux précieux connaissent actuellement une phase de correction qui déstabilise de nombreux particuliers. L’argent, notamment, enchaîne les mouvements extrêmement volatils tandis que l’or semble incapable de retrouver immédiatement une dynamique haussière continue. Pourtant, pour Andy Schectman, spécialiste reconnu du marché des métaux précieux depuis plusieurs décennies, cette nervosité actuelle ne constitue pas un signal baissier de long terme, mais plutôt une étape classique observée dans tous les grands marchés haussiers de l’histoire. Selon lui, la majorité des investisseurs regardent les fluctuations quotidiennes sans percevoir le phénomène beaucoup plus profond qui est actuellement en train de transformer silencieusement l’équilibre monétaire mondial. Dans ce contexte, de plus en plus d’épargnants commencent discrètement à sécuriser une partie de leur patrimoine via des achats stratégiques d’or et d’argent physique considérés comme des protections historiques contre les crises monétaires.
Une correction brutale… mais typique des grands marchés haussiers
Pour Andy Schectman, la volatilité actuelle des métaux précieux ne doit absolument pas être interprétée comme la fin du cycle haussier. Bien au contraire. Il rappelle que les grands marchés haussiers de l’or et de l’argent ont toujours évolué de manière extrêmement chaotique, alternant des phases d’explosion rapide avec des périodes de correction brutales capables de décourager les investisseurs les moins expérimentés. Selon lui, lorsque l’on observe les graphiques au quotidien, la nervosité des variations peut donner l’impression que le marché perd sa dynamique. Mais dès lors que l’on prend du recul sur plusieurs années, la tendance reste clairement orientée vers des sommets de plus en plus élevés. L’argent métal, par exemple, est passé d’environ 35 dollars à plus de 75 dollars l’once en relativement peu de temps, ce qui représente une progression considérable malgré les secousses intermédiaires. Historiquement, ce type de configuration correspond souvent à des transferts d’actifs entre les “mains faibles” — les investisseurs émotionnels — et les acteurs institutionnels qui accumulent discrètement durant les périodes de peur. C’est précisément durant ces phases d’incertitude que certains investisseurs expérimentés privilégient l’accumulation progressive de métaux précieux physiques afin de profiter des corrections avant les prochains mouvements haussiers.
La Chine aspire littéralement l’or et l’argent du monde occidental
L’un des phénomènes les plus spectaculaires mis en avant par Andy Schectman concerne les flux massifs d’or et d’argent physique vers la Chine. Selon lui, les primes observées actuellement sur les marchés asiatiques atteignent des niveaux historiquement élevés. En pratique, cela signifie que les acheteurs chinois paient parfois l’or et l’argent beaucoup plus cher que les prix affichés sur les marchés occidentaux. Cette différence crée un gigantesque mécanisme d’arbitrage : les grands acteurs financiers achètent les métaux en Occident à des prix artificiellement bas avant de les revendre immédiatement en Asie avec des marges considérables. Résultat : des quantités gigantesques de métal physique quittent les États-Unis et l’Europe pour rejoindre la Chine, Hong Kong, Singapour ou encore l’Inde. Pour Schectman, ce phénomène est loin d’être anodin. Il estime que l’Orient considère désormais l’or comme un actif stratégique de souveraineté monétaire, tandis que l’Occident continue encore à le traiter comme un simple produit spéculatif. Face à cette transformation silencieuse du système financier mondial, de nombreux investisseurs cherchent eux aussi à renforcer leurs réserves tangibles via des investissements en or et argent physique permettant de conserver une véritable valeur hors du système bancaire.
Pourquoi les banques centrales achètent des quantités records d’or
Selon les données évoquées par Andy Schectman, les banques centrales mondiales continueraient actuellement d’acheter des volumes d’or largement supérieurs aux estimations officielles publiées par les grandes institutions financières occidentales. Goldman Sachs aurait d’ailleurs récemment révisé à la hausse ses prévisions concernant les achats mensuels des banques centrales, reconnaissant implicitement que les chiffres réels seraient beaucoup plus importants que prévu. Pour Schectman, cette accumulation massive traduit une perte progressive de confiance envers le dollar américain, les obligations d’État et le système monétaire actuel. Plusieurs pays émergents chercheraient désormais à réduire leur dépendance au système financier occidental en renforçant leurs réserves d’or physique. L’objectif serait de préparer progressivement un nouveau système d’échanges internationaux moins dépendant du dollar. Cette tendance expliquerait notamment pourquoi les livraisons physiques sur les marchés comme le COMEX atteignent des niveaux historiquement élevés. Dans ce climat de défiance monétaire grandissante, les investisseurs particuliers commencent eux aussi à s’intéresser davantage à l’achat d’or et d’argent physique comme réserve de valeur face aux risques monétaires internationaux.
Le COMEX et les marchés papier sous pression croissante
Un autre sujet particulièrement sensible abordé par Andy Schectman concerne le fonctionnement même des marchés occidentaux des métaux précieux, notamment le COMEX. Selon lui, les prix affichés quotidiennement sur les marchés ne reflètent plus réellement l’équilibre entre l’offre physique et la demande réelle. Il affirme que le système repose aujourd’hui largement sur des contrats papier, parfois vendus plusieurs dizaines de fois sans véritable livraison physique derrière. Cependant, ce mécanisme commencerait progressivement à se fragiliser sous l’effet des demandes croissantes de livraison réelle de métal. Schectman estime que tant que les investisseurs acceptent de spéculer uniquement sur des produits financiers liés à l’or ou à l’argent, le système peut continuer à maintenir des prix relativement contenus. Mais dès lors que les acheteurs exigent la possession physique des métaux, la pression sur les stocks disponibles devient beaucoup plus importante. Selon lui, cette dynamique explique pourquoi les grandes places financières asiatiques développent désormais leurs propres marchés de livraison physique indépendants des structures occidentales traditionnelles. Dans un tel contexte, de nombreux investisseurs considèrent désormais les métaux précieux physiques détenus directement comme une solution de protection bien plus fiable que les produits financiers papier.
Les BRICS préparent-ils un nouveau système monétaire mondial ?
Pour Andy Schectman, l’évolution actuelle des marchés de l’or dépasse largement la simple question des prix. Il estime qu’un basculement géopolitique majeur est déjà en cours. Les pays des BRICS multiplient actuellement les infrastructures financières alternatives : nouvelles chambres de compensation, systèmes de paiement indépendants, plateformes de règlement internationales et gigantesques centres de stockage d’or physique. Des places comme Singapour, Shanghai, Dubaï ou Mumbai développent désormais des marchés permettant des livraisons immédiates de métaux précieux sans dépendre des grandes institutions financières occidentales. Selon Schectman, ce réseau international pourrait progressivement devenir la colonne vertébrale d’un nouveau système monétaire partiellement adossé à l’or. L’objectif serait de réduire l’influence du dollar américain dans les échanges internationaux. Même si cette transition prendra probablement plusieurs années, les flux massifs d’or observés actuellement vers l’Asie montrent que les grandes puissances mondiales se préparent déjà activement à cette mutation historique. Dans ce contexte géopolitique de plus en plus instable, certains investisseurs renforcent progressivement leurs positions à travers des réserves physiques d’or et d’argent destinées à sécuriser leur patrimoine sur le long terme.
Pourquoi les prix semblent artificiellement contenus
Andy Schectman défend également une thèse controversée mais de plus en plus partagée par certains analystes indépendants : selon lui, les prix de l’or et de l’argent seraient maintenus artificiellement sous pression depuis de nombreuses années. Il estime que les grandes institutions financières occidentales ont tout intérêt à éviter une envolée trop rapide des métaux précieux, car une hausse incontrôlée de l’or pourrait être interprétée comme une perte de confiance envers les monnaies fiduciaires et les obligations d’État. Cette stratégie de “suppression des prix” fonctionnerait principalement grâce aux marchés dérivés et aux ventes massives de contrats papier. Toutefois, Schectman pense que cette mécanique atteint progressivement ses limites, notamment à cause de l’explosion des demandes de livraison physique dans le reste du monde. Selon lui, les pays émergents utilisent désormais les prix artificiellement bas du marché occidental pour accumuler discrètement des quantités gigantesques d’or et d’argent. Cette situation pourrait durer encore un certain temps, mais elle augmenterait fortement les probabilités d’une future revalorisation brutale des métaux précieux lorsque le système perdra progressivement le contrôle des flux physiques. C’est précisément ce scénario qui pousse certains investisseurs prudents à privilégier l’achat progressif d’or et d’argent physique avant une possible réévaluation majeure des prix mondiaux.
Jusqu’où l’or et l’argent pourraient-ils réellement corriger ?
Concernant la question qui inquiète actuellement les investisseurs — jusqu’où l’or et l’argent peuvent-ils encore baisser ? — Andy Schectman reste relativement serein malgré la volatilité actuelle. Selon lui, il serait extrêmement surprenant de voir les métaux précieux retomber durablement sur leurs anciens niveaux les plus bas compte tenu de la demande physique mondiale actuelle. Il estime notamment que les corrections importantes déclencheraient immédiatement d’énormes achats physiques de la part des banques centrales, des fonds souverains et des acteurs asiatiques profitant des prix cassés pour accumuler davantage de métal. En d’autres termes, chaque forte baisse renforcerait paradoxalement les probabilités d’un futur rebond violent. Pour Schectman, la structure globale du marché reste haussière tant que les flux physiques internationaux continuent d’augmenter à ce rythme. Cette vision pousse de nombreux investisseurs à adopter une stratégie d’accumulation progressive plutôt que de chercher à anticiper parfaitement chaque point bas du marché. C’est pourquoi certains privilégient désormais des achats réguliers de métaux précieux physiques afin de lisser les fluctuations tout en renforçant progressivement leur patrimoine.
Les minières pourraient-elles devenir les grandes gagnantes du prochain cycle ?
Enfin, Andy Schectman estime que les sociétés minières liées à l’or et à l’argent pourraient représenter l’un des secteurs les plus sous-évalués actuellement. Alors que les prix des métaux ont fortement progressé ces dernières années, de nombreuses entreprises minières continuent d’être valorisées comme des sociétés “value” traditionnelles malgré des bénéfices records. Certaines afficheraient même des ratios de valorisation extrêmement faibles comparés à leurs profits actuels. Selon Schectman, cette situation pourrait créer un effet de levier spectaculaire si les métaux précieux entraient dans une nouvelle phase de hausse accélérée. Il reste toutefois prudent concernant les petites sociétés minières très spéculatives et privilégie davantage les grands producteurs établis ainsi que les sociétés de royalties. Mais pour lui, le véritable cœur du sujet reste inchangé : dans un monde confronté à des niveaux records de dette, à une perte progressive de confiance envers les monnaies et à une fragmentation géopolitique croissante, les métaux précieux physiques pourraient redevenir l’un des piliers centraux de préservation patrimoniale. Dans cette logique, de plus en plus d’épargnants se tournent vers des solutions d’investissement en or et argent physique adaptées aux périodes d’incertitude financière mondiale.


