La réalité des retraités est double.
Chaque année nous dépensons 80 milliards de plus que ce que nous cotisons pour payer les retraites de nos anciens (qui n’ont rien volé encore une fois telle n’est pas la question) financées par… de l’emprunt et de la nouvelle dette.
En France la pension moyenne s’élève à 1.705 euros bruts hors pension de réversion.
Comme toutes les moyennes vous avez déjà compris que cela ne veut pas dire grand-chose en fonction évidemment de votre situation personnelle. Vous aurez des retraités à plus de 5 000 euros par mois et d’autres qui vivent ou survivent avec moins de 800 euros par mois et qui sont sous le seuil de pauvreté comme peut le montrer sans ambiguïté ce reportage de d’Envoyé Spécial qui date de quelques mois.
Ce que j’essaie de faire ce n’est pas de la moraline pour ou contre nos retraités. La réalité est, nous le savons tous, complexe. Beaucoup de retraités aisés aident les plus jeunes générations, les transferts générationnels représentent plusieurs centaines de milliards par an ! De la même manière les dépenses des retraites font également tourner l’économie, mais à crédit puisqu’il manque 80 milliards chaque année.
Ce que j’essaie de faire c’est donc de prévenir que ces déséquilibres ne sont pas durables et que le problème du financement des retraites ce n’est pas en 2070, c’est déjà maintenant et c’es déjà le cas depuis 10 ans, 10 ans qui ont conduit la dette de la France à 3500 milliards d’euros.
C’est intenable.
Les retraites baisseront soit parce que nous aurons le courage politique de faire ce qu’il faut pour éviter la faillite, soit parce que nous ferons faillite et que la conséquence sera de ne pouvoir dépenser que ce que nous « avons » et donc 80 milliards de moins chaque année pour les retraites et pour les dépenses sociales au sens large.
Il faut donc, à titre personnel, anticiper et se préparer à cela.
Vous verrez aussi dans ce reportage, que la misère et la pauvreté sont nettement moins pénibles à la campagne !
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

Source: insolentiae