Les dernières déclarations de David Amiel, le ministre et mamamouchi des Comptes publics en piteux état, ne surprendront aucun lecteur de ce site puisque cela fait des années que nous suivons la lente dégradation des finances publiques de notre pays qui s’enfonce dans la dette abyssale et des déficits profonds que rien ne semble plus pouvoir ralentir.
« On a eu, depuis le début de l’année, une série de chocs sur l’économie française. Il y a d’abord eu l’impact de la guerre en Iran, on a désormais une période caniculaire. C’est la raison pour laquelle le 7 juillet nous réunirons un comité d’alerte des finances publiques », a dit David Amiel.
« Évidemment, nous sommes dans une situation très préoccupante. On est assis sur un baril de poudre. On a eu un déficit qui est parmi les plus élevés d’Europe », a-t-il rajouté faisant vite un peu de démagogie facile…
« Ce n’est pas de la faute des fonctionnaires. Ce n’est pas (le) nombre d’emplois dans la fonction publique de l’État qui a creusé les déficits publics ces dernières années », a dit le ministre, évoquant « le poids, à l’inverse, des dépenses sociales. »
Ce qui est faux en grande partie. D’abord le nombre de fonctionnaires au sens très large et au sens du grenier c’est-à-dire tous les emplois publics qu’ils soient au niveau de l’Etat ou des collectivités locales augmentent toujours. A cela, vous pouvez rajouter les fonctionnaires à la retraite dont les retraites n’ont jamais été provisionnées et qui sont financées essentiellement par de la dette et vous voyez que les « fonctionnaires » ne sont pas innocents. Pas plus effectivement que tous ceux qui bénéficient de prestations sociales. Mais pas plus non plus que tous ceux qui touchent une PrimeRénov pour faire des travaux qui les font crever de chaud l’été. Mais pas plus non plus que tous ceux qui ne veulent pas travailler. Pas plus que ceux qui profitent du chômage, des ruptures conventionnelles, qui se font intermittents de l’emploi.
Pas plus non plus que les entreprises qui touchent 200 milliards d’aides pour essayer de résoudre les problèmes de fiscalité créés par l’Etat lui-même. Pas plus que ceux qui abusent des arrêts maladie.
Pas plus non plus que tous ceux qui vivent de la dépenses publiques, bien généreusement, dans les agences d’Etat, les comités Théodule ou au Sénat où les payes sont aussi grasses que le petit déjeuner du Président de l’institution que son fauteuil à 30 000 est moelleux.
Ce pays est une honte.
Nos sévices publics avec 3c500 milliards de dettes sont une honte.
Tout le monde croque plus ou moins.
Un jour, viendra, où il faudra nettoyer les écuries d’Augias.
Croyez-moi, ce jour-là sera douloureux et toutes nos lâchetés de ces 50 dernières années viendront nous hanter.
Ce sera le drame français, un drame qui marquera l’histoire et le monde entier.
"On est assis sur un baril de poudre": le gouvernement va convoquer un comité d'alerte des finances publiques le 7 juillethttps://t.co/heTQLqrRPB
— BFM Business (@bfmbusiness) June 28, 2026
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

Source: insolentiae