« France en faillite. Des chèques pour tout, à l’échec pour tous » L’édito de Charles SANNAT

A LA UNE

LES DERNIÈRES VIDÉOS

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

C’est la Cour des comptes qui explique, avec justesse que la France est déjà étouffée par sa dette publique. Pas qu’elle le sera demain. Non. Qu’elle l’est déjà. Aujourd’hui.

C’est logique. Pour deux raisons.

La première c’est évidemment les intérêts de la dette en forte hausse. Pourquoi nous payons toujours plus d’intérêts (77 milliards d’euros cette année soit plus que le budget de l’Education nationale de 63 milliards pour 2026) ? Parce que nos vieilles dettes contractées à des taux entre 0 et 0.5 % arrivent à échéance et sont progressivement remplacées par de dettes à des taux plus élevés de l’ordre de 3 à 3.80 % en fonction des moments où elles sont renouvelées.

Dans 8 ans (c’est la maturité moyenne de nos dettes donc la durée) si la dette de la France est toujours de 3 500 milliards, ce qui est peu probable (elle devrait être nettement plus élevée) et que nous renouvelons tout ce stock de dettes à un taux de 4 % nous devrons payer chaque année en intérêts 3500 x 4 % = 140 milliards d’intérêts uniquement.

Le problème c’est que la totalité des recettes de l’Etat ne sont « que » de 380 milliards d’euros environ. Les intérêts représenteront alors 37 % des recettes de l’Etat.

Ingérable.

Nous passerons alors très vite des chèques pour tout et pour tous, à l’échec pour tous.

Je ne fais pas de moraline. Je ne dis pas que telle ou telle catégorie mérite moins ou prend trop.

Nous prenons TOUS trop.

Nous sommes tous drogués à la dépense publique.

Nous sommes tous plus ou moins coupables.

Il y en a évidemment qui sont bien plus coupables de d’autres et c’est spécialement le cas des hommes politiques qui envoient la France dans le mur de la dette depuis 50 ans par manque de courage et par démagogie électoraliste.

Flatter le peuple et lui donner du pain et des jeux cela est nettement plus facile que de lui parler de rigueur, de serrage de ceinture, de responsabilité individuelle, d’épargne, de capitalisation, d’économie, de juste solidarité par essence limitée, de la dignité par le travail, du nécessaire rejet de l’oisiveté.

Non, nous avons le droit à la paresse et au… taxons les méchants riches pour ne pas avoir à travailler.

Comme le disait Thatcher, « le problème avec le socialisme est que vous finissez un jour par avoir dépensé tout l’argent des autres »

C’était le sujet de l’émission écorama du jour.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin

Pour m’écrire [email protected]

Pour écrire à ma femme [email protected]

Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL – patrimoine, emploi, localisation. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

Source: insolentiae

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici


LES PLUS POPULAIRES 🔥