En France, notre bon Sébastien Lecornu que j’aime bien vu qu’il vient de l’Eure comme moi, veut à la rentrée que l’on enseigne l’IA à nos adolescents de lycéens dans la matière que l’on appelle SNT.
L’idée peut sembler bonne et en tous cas, c’est une bonne intention, mais le souci, c’est que les sales gosses que sont nos enfants n’ont pas attendu Sébastien pour tricher et utiliser l’IA à leur avantage. Comprenez par là pour travailler moins, voir pas du tout sans que cela ne voit !
Aux Etats-Unis même dans les meilleurs facs les profs commencent à avoir comme des légers doutes quand tout le monde à 20 ou presque avec une moyenne à… 96/100 ! Hahahahahahaha, encore mieux que le taux de réussite au bac en France.
« Dans une classe d’économie de la prestigieuse université Brown, un professeur dit avoir détecté des résultats anormalement parfaits lors d’un examen à domicile. De quoi relancer le débat sur l’usage massif de l’intelligence artificielle par les étudiants.
C’est en observant les résultats d’un examen de mi-semestre que le professeur d’économie Roberto Serrano, de l’université Brown, une des huit universités de l’Ivy League, dit avoir compris que quelque chose ne tournait pas rond.
Dans ce cours avancé de mathématiques appliquées à l’économie, 40 étudiants sur 86 ont obtenu la note maximale. La moyenne, elle, atteint 96 sur 100. Un niveau jugé inhabituellement élevé, même pour une des meilleures universités privées du Nord-est des Etats-Unis.
Des résultats (trop) bons ?
L’examen, réalisé à domicile dans le cadre du strict « Honor Code » (le « Code d’honneur », qui met en avant un engagement à respecter une intégrité académique indiscutable, NDLR) en vigueur, sous diverses formes, dans les universités de l’Ivy League, devait reposer sur la confiance et l’autonomie des étudiants. Mais pour le professeur, ces résultats laissent peu de place au doute.
Dans un entretien accordé à El País, Roberto Serrano affirme avoir repéré des formulations atypiques dans certaines copies, proches de réponses obtenues lorsqu’il soumettait les mêmes questions à des outils d’intelligence artificielle générative. »
"Quelle crédibilité nous reste-t-il encore en tant qu’universitaires?": dans les universités américaines de l'Ivy League, la perfection des copies alimente les soupçons d’une fraude massive grâce à l'IAhttps://t.co/ycMCPQYckI
— BFM Business (@bfmbusiness) July 1, 2026
Je peux vous garantir que les doutes de ce professeurs ne sont pas des doutes.
Je peux vous garantir de sources sûres (à savoir mes propres sales gosses à moi que j’aime) que la triche atteint des sommets dont vous n’avez pas idée.
Ils planquent leurs téléphones portables pour demander à l’IA de faire leur devoir, les devoirs à la maison n’ont plus aucun sens dans 95 % des cas.
A tel point d’ailleurs que si votre enfant ne triche pas, il va se retrouver avec un 14/20 (un vrai) contre une majorité de 18 à 20 (qui seront des faux obtenus avec triche).
Résultat, le bulletin de l’enfant honnête sera moins bon que celui des pragmatiques.
Résultat, tout ce qui est contrôle continu va prendre du plomb dans l’aile.
La triche grâce à l’IA dont les jeunes savent très bien se servir est un vrai sujet, et je pense que les cours officiels d’IA pour leur apprendre à détecter les « fake news » n’ont aucun avenir.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

Source: insolentiae
Pas graves ! pour les recrutements en entreprises, ce sera beaucoup plus simples dorénavant : une petite dictée et quelques calculs assez simples suffiront à départager qui sont les meilleurs !