Peter Schiff explique pourquoi l’or et l’argent constituent un meilleur investissement que les actions

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Pourquoi Schiff reste haussier sur les métaux précieux

Peter Schiff défend depuis des décennies une idée simple : lorsque les monnaies papier perdent du pouvoir d’achat, les actifs réels finissent par reprendre l’avantage, et c’est exactement ce qu’il estime observer aujourd’hui. Dans sa lecture, l’or et l’argent ne sont pas seulement des placements défensifs ; ils sont devenus des instruments de protection face à la dépréciation continue du dollar, aux déficits publics massifs et à la montée de l’inflation structurelle. Son raisonnement part d’un constat historique : un actif monétaire qui conserve son rôle pendant des décennies, voire des siècles, mérite d’être regardé sérieusement quand la confiance dans la monnaie fiduciaire vacille. Pour un investisseur qui cherche à diversifier sans dépendre uniquement des marchés d’actions, l’achat d’or et d’argent physique reste donc, dans cette logique, une réponse naturelle à la fragilité du système monétaire.

Le parcours du gold de 300 à 4 000 dollars

L’un des arguments les plus marquants de Schiff concerne la performance de l’or sur le très long terme. Lorsqu’il a commencé à recommander le métal jaune, le prix était inférieur à 300 dollars l’once, et ceux qui le jugeaient excessivement optimiste ne s’attendaient pas à une telle trajectoire. Aujourd’hui, même après des corrections notables, l’or s’est hissé à des niveaux qui confirment, selon lui, la justesse de sa thèse de fond. Ce qu’il met en avant n’est pas seulement la hausse nominale, mais le fait que l’or ait fini par dépasser, sur une longue période, la performance du S&P 500 dans certaines configurations, une fois les dividendes et les cycles de marché remis en perspective. Cette idée pousse de nombreux épargnants à considérer l’or non comme une relique, mais comme une forme d’assurance patrimoniale. Dans cette optique, détenir de l’or physique revient à sécuriser une part de sa richesse hors du système de crédit.

L’argent, l’actif le plus nerveux du cycle

Schiff insiste aussi sur le potentiel de l’argent, qu’il présente comme encore plus volatil que l’or, mais également plus explosif lorsque le marché se réveille. L’argent a souvent été sous-évalué pendant les phases où l’or montait seul, avant de rattraper violemment son retard lorsque les investisseurs redécouvrent son rôle monétaire et industriel. Le franchissement des grands seuils psychologiques, notamment celui des 50 dollars l’once, a selon lui une portée historique forte, car il rappelle que ce marché peut sortir brutalement de longues périodes d’inertie. Cette volatilité est un risque, mais aussi une opportunité pour ceux qui comprennent le cycle. C’est précisément pour cette raison que de nombreux investisseurs cherchent à se positionner tôt via l’achat d’argent physique, afin de ne pas subir les phases de réévaluation à retardement.

Déficits, dette et perte de confiance dans le dollar

Le cœur de la thèse de Schiff repose sur la situation budgétaire américaine. Il rappelle que la dette fédérale approche des niveaux historiques et que les intérêts versés sur cette dette absorbent une part croissante du budget. À ses yeux, cette dynamique rend la dépréciation du dollar presque inévitable, puisque les gouvernements ne veulent pas assumer ouvertement un défaut, et choisissent donc, de fait, de laisser l’inflation rogner la valeur réelle de la dette. Ce mécanisme n’est pas propre aux États-Unis ; il se diffuse également dans d’autres économies développées où les déficits structurels deviennent la norme. Dès lors, la demande pour des actifs capables de résister à cette érosion augmente logiquement. C’est là que l’or et l’argent physiques deviennent des outils de préservation du pouvoir d’achat plutôt que de simple spéculation.

Pourquoi les banques centrales se tournent vers l’or

Schiff observe aussi un changement majeur du côté des banques centrales étrangères, qui réduisent progressivement leur exposition aux réserves en dollars au profit de l’or. Cette évolution n’est pas anodine : elle traduit une forme de méfiance croissante envers la capacité du système monétaire américain à préserver sa valeur dans le temps. Pour lui, les institutions souveraines voient très bien la trajectoire de la dette, des déficits et des paiements d’intérêts, et anticipent déjà le besoin de se protéger. Leur comportement envoie un signal puissant au marché privé, car il légitime le retour des métaux précieux dans les portefeuilles. Dans un environnement où même les acteurs institutionnels cherchent à se couvrir, il devient rationnel d’envisager l’achat d’or physique pour sécuriser une épargne long terme.

Bitcoin, crypto et retour vers le tangible

Schiff reste très critique vis-à-vis du Bitcoin, qu’il considère moins comme une réserve de valeur que comme un actif spéculatif soumis à des cycles d’euphorie puis de contraction. Selon lui, une partie des investisseurs attirés par les cryptomonnaies finira par revenir vers l’or lorsque l’air aura quitté la bulle spéculative. Son raisonnement est cohérent avec sa vision de la confiance monétaire : un actif numérique sans ancrage physique ne remplace pas réellement un métal rare détenu en propre. Cela ne signifie pas que tous les actifs numériques sont inutiles, mais que dans un contexte de défiance envers les monnaies et les bilans bancaires, les métaux précieux conservent un avantage psychologique et patrimonial très fort. C’est ce qui explique pourquoi certains investisseurs préfèrent encore l’or physique et l’argent physique aux solutions plus abstraites.

Ce que cette vision implique pour les investisseurs

Le message de Schiff n’est pas que les actions n’ont plus de valeur ni que tout le marché va s’effondrer immédiatement. Son propos est plus nuancé : dans un monde d’inflation persistante, de dette élevée et de perte de crédibilité des monnaies fiduciaires, les métaux précieux offrent une meilleure protection relative que les actifs financiers qui dépendent de la croissance, des taux et de la confiance. Pour un particulier, cela signifie qu’il peut être pertinent de considérer l’or et l’argent non comme une spéculation de court terme, mais comme une composante structurelle d’un patrimoine bien diversifié. C’est aussi pour cela que de nombreux épargnants choisissent d’anticiper plutôt que de réagir dans l’urgence, en se tournant vers l’achat d’or et d’argent physiques avant que le marché ne les rattrape.

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