« Nous sommes en réel danger » : un député républicain américain lâche une alerte choc sur la dette US. 93 000 $ empruntés chaque seconde !

A LA UNE

LES DERNIÈRES VIDÉOS

« Nous sommes en réel danger » : l’alerte choc de David Schweikert sur la dette américaine

« Nous sommes en réel danger » : ces mots, prononcés par le représentant républicain de l’Arizona David Schweikert, chairman du Joint Economic Committee, résonnent comme un coup de tonnerre dans le débat budgétaire américain alors que les deux chambres du Congrès sont en session cette semaine, à quelques jours du recess d’août, avec une liste de priorités législatives qui inclut notamment le passage du framework budgétaire et la pression sur tous les républicains pour voter oui sur la budget resolution. Schweikert, rejoint sur « Mornings with Maria », a livré une analyse sans concession de la situation fiscale des États-Unis : selon lui, le pays emprunte désormais 93 000 dollars chaque seconde sur les 12 derniers mois, un rythme effréné qui pousse les prix des obligations à la hausse (le 10-year yield est à des niveaux préoccupants) et qui reflète une « borrowing binge » (frénésie d’emprunt) du gouvernement fédéral qui ne peut plus durer sans provoquer une crise de confiance des marchés obligataires. Cette alerte intervient dans un contexte de friction importante au sein du Congrès républicain sur la stratégie à adopter : certains poussent pour un Continuing Resolution (CR) simple pour éviter un government shutdown, tandis que d’autres, notamment les conservateurs du House Freedom Caucus, exigent que toute nouvelle reconciliation bill (la fameuse « Reconciliation 3.0 ») inclue des coupes de dépenses dollar pour dollar et année pour année pour restaurer la « fiscal sanity » et contrôler le déficit, ce qui explique pourquoi certains évoquent déjà une potentielle « Reconciliation 4.0 », une situation tout à fait extraordinaire qui montre l’ampleur du désaccord sur la trajectoire fiscale du pays. Face à cette incertitude sur la soutenabilité de la dette américaine et aux risques de perte de confiance des marchés, les investisseurs cherchent à protéger leur patrimoine en se tournant vers l’achat d’or et d’argent physiques, des actifs refuges historiquement éprouvés lors des crises de dette souveraine.

Reconciliation 3.0 : 95 milliards de dépenses supplémentaires sans aucun offset

La frustration des conservateurs au Congrès est palpable : la Reconciliation 3.0, telle qu’elle est actuellement conçue, prévoit 95 milliards de dépenses et d’emprunts supplémentaires sans aucune tentative d’offsetter (compenser) ces dépenses par des coupes ailleurs, ce qui revient à creuser encore un peu plus le déficit alors même que le pays emprunte 93 000 dollars chaque seconde. Schweikert rappelle que lui et la présentatrice Maria Bartiromo ont discuté à plusieurs reprises des « waste and fraud » (gaspillages et fraudes) dans les programmes fédéraux, mais aucun de ces postes de dépenses problématiques n’est inclus dans la législation actuelle, ce qui explique pourquoi le House Freedom Caucus a écrit une lettre au Speaker pour exiger que toute reconciliation bill inclue des coupes strictes dollar pour dollar et année pour année. Cette absence d’offsets dans la Reconciliation 3.0 a des conséquences directes sur les marchés : les investisseurs obligataires, voyant que le gouvernement américain continue sa « borrowing binge » sans montrer de volonté sérieuse de mettre sa « fiscal house in order » (en ordre sa maison fiscale), demandent des rendements plus élevés pour prêter à Washington, ce qui renchérit le coût de la dette et crée un effet boule de neige où il faut emprunter encore plus pour payer les intérêts de la dette existante. Certains sénateurs, comme Roger Marshall du Kansas, reconnaissent que cette Reconciliation 3.0 n’est qu’une « small bite at the apple » (une petite bouchée dans la pomme), un supplemental bill du président pour aider les agriculteurs, financer l’armée et inclure une petite partie du SAVE Act (notamment le financement des États qui veulent mettre en place le Voter ID), mais ils admettent que ce n’est pas suffisant et qu’il faut aller « much, much further » (beaucoup, beaucoup plus loin) pour restaurer la confiance des marchés. Dans ce contexte de dépenses non compensées et de dette qui s’emballe, les investisseurs prudents diversifient leur patrimoine via l’or et l’argent physiques pour se prémunir contre les risques de crise de confiance dans la dette américaine.

Le Senate Parliamentarian et les limites du SAVE Act : pourquoi certains États refusent l’argent fédéral

Le processus de reconciliation au Sénat est confronté à des obstacles procéduraux majeurs : le Senate Parliamentarian peut juger que certaines dispositions du SAVE Act n’ont pas d’impact fiscal direct, ce qui limite ce qui peut être inclus dans la reconciliation bill et oblige les républicains à ajouter des « bribes » (comme 10 milliards de dollars pour les États bleus) pour inciter certains États à adopter des parties du SAVE Act, notamment le Voter ID. Cependant, de nombreux États, en raison de leurs convictions politiques, risquent de rejeter cet argent fédéral, ce qui rend la stratégie encore plus complexe et frustrante pour les républicains qui veulent à la fois faire passer des réformes structurelles (comme le Voter ID, soutenu par 80-90% des Américains) et contrôler les dépenses. Le sénateur Roger Marshall a suggéré une approche alternative : mettre un bill direct sur le floor du Sénat pour demander le Voter ID et forcer les Démocrates à voter contre, ce qui serait extrêmement impopulaire car 80 à 90% des Américains veulent le Voter ID et la preuve de citoyenneté, mais le Sénat, avec ses règles de filibuster, bloque ces votes pour éviter de mettre les Démocrates en difficulté électoral. Schweikert note que la Chambre a déjà voté et passé trois ou quatre fois soit le SAVE Act complet, soit des parties de celui-ci, ce qui signifie que tous les membres de la Chambre sont « on record » (ont un vote enregistré) sur ces questions, mais le jeu au Sénat est de bloquer ces dispositions pour éviter qu’elles n’arrivent au niveau de vote suivant, une situation que Schweikert décrit comme « intensément frustrante » car elle empêche le travail législatif normal et oblige à utiliser des procédures détournées comme la reconciliation, qui était à l’origine conçue par le Budget Control Act de 1974 pour réduire les dépenses et gérer les budgets, mais qui est maintenant utilisée pour contourner l’obstruction systématique des Démocrates. Face à ces blocages procéduraux et à l’incertitude sur la capacité du Congrès à réduire les dépenses, les investisseurs se tournent vers l’achat d’or et d’argent physiques pour se protéger contre les risques de dégradation de la note des États-Unis et de hausse des taux.

Government shutdown : la menace d’un troisième arrêt fédéral et les fuites de centaines de milliards

La menace d’un government shutdown plane sur Washington : la Chambre cherche à passer un stop gap funding measure pour étendre le financement du gouvernement jusqu’à début décembre, mais Rosa DeLauro a exprimé son opposition au current clean Continuing Resolution, et certains Démocrates menacent un troisième government shutdown dès que l’argent viendra à manquer, une situation que Schweikert attribue à une combinaison de « haine pour les conservateurs, pour le président Trump, pour tant de choses » et à la capacité, lorsqu’on a une marge de vote étroite, de faire fonctionner le gouvernement tout en empêchant ceux qui sont frustrés par l’incapacité à traiter le « waste, fraud and abuse » (gaspillage, fraude et abus) de faire leur travail. Schweikert évoque des « leakages » (fuites) dans de nombreux programmes fédéraux, où les lobbyistes, les avocats et autres ont trouvé des moyens de détourner des centaines de milliards de dollars au détriment du peuple américain, ce qui explique pourquoi les conservateurs poussent pour inclure des mesures anti-fraude dans la reconciliation bill, mais se heurtent à la résistance des Démocrates et de certains Républicains plus modérés qui préfèrent éviter les confrontations. Cette situation de blocage législatif, où la polarisation politique empêche tout compromis sur les dépenses et les réformes, crée une incertitude maximale pour les marchés : les investisseurs obligataires ne savent pas si le Congrès parviendra à éviter un shutdown, à passer une reconciliation bill avec ou sans offsets, ou à mettre en place des mesures pour contrôler la croissance de la dette, ce qui se traduit par une volatilité accrue des rendements et une prime de risque plus élevée pour les Treasuries américaines. Pour se protéger contre ces risques de shutdown, de dégradation de la note et de perte de confiance dans la dette américaine, les investisseurs allouent une partie de leur épargne à l’or et l’argent physiques, des actifs qui ne dépendent pas de la solvabilité des États-Unis.

93 000 dollars par seconde : le coût de la dette et la réponse des marchés obligataires

Le chiffre de 93 000 dollars empruntés chaque seconde, révélé par Schweikert, est un indicateur choc de la trajectoire fiscale des États-Unis : sur les 12 derniers mois, ce rythme d’emprunt a fait exploser le stock de la dette fédérale, qui approche désormais les 38 000 milliards de dollars, et a poussé les rendements des Treasuries à la hausse (le 10-year yield est à des niveaux préoccupants, reflétant la prime de risque demandée par les investisseurs pour prêter à Washington). Cette hausse des rendements a des conséquences en cascade sur toute l’économie : les taux d’intérêt pour les mortgages, les credit cards, les prêts automobiles et les emprunts des entreprises augmentent mécaniquement, ce qui renchérit le coût du crédit et ralentit la croissance, tandis que le gouvernement fédéral doit consacrer une part croissante de son budget au service de la dette (les intérêts payés chaque année), au détriment des dépenses prioritaires comme la défense, l’éducation ou les infrastructures. Schweikert souligne que pour convaincre les marchés obligataires que les États-Unis sont « sérieux » sur la question fiscale, il faut absolument inclure des parties du SAVE Act (notamment les mesures anti-fraude et anti-gaspillage) dans la reconciliation bill, et montrer une volonté de faire un « small attempt to get our fiscal house in order » (une petite tentative pour mettre notre maison fiscale en ordre), sans quoi les marchés continueront à demander des rendements plus élevés, créant un effet boule de neige où la dette s’auto-alimente et devient de plus en plus insoutenable. Cette prise de conscience, au plus haut niveau du Congrès, que les États-Unis sont « in real trouble » (en réel danger) sur le plan fiscal, est un signal fort pour les investisseurs : elle indique que même les républicains, qui contrôlent la Chambre, sont divisés sur la manière de traiter la dette, et que la fenêtre pour agir avant une crise de confiance majeure se referme rapidement. Pour se prémunir contre ce risque de crise de la dette américaine et de perte de valeur des Treasuries, les investisseurs se tournent vers l’achat d’or et d’argent physiques, des actifs refuges qui ne dépendent pas de la solvabilité des États-Unis.

L’Arizona en jeu : Schweikert candidat au poste de gouverneur et la bataille pour les indépendants

Au-delà du débat budgétaire fédéral, David Schweikert est également candidat au poste de gouverneur de l’Arizona, un État qui se trouve « on a razor’s edge » (sur le fil du rasoir) entre le rouge et le bleu : avec une gouverneure démocrate, deux sénateurs Démocrates, un Secretary of State et un Attorney General Démocrates, l’Arizona risque de devenir un État bleu si la prochaine élection ne se passe pas bien, ce qui serait une catastrophe pour les républicains et pour Schweikert lui-même. Son platform pour l’Arizona inclut la stabilité fiscale de l’État, la sécurité (notamment sur la question de l’immigration et de la frontière), et la capacité à faire élire des républicains pour mettre en œuvre ces politiques, car « you don’t get to do any of those things if you’re not able to get people elected » (vous ne pouvez rien faire de tout cela si vous n’êtes pas capable de faire élire des gens). Schweikert souligne que les indépendants, qui sont la première catégorie d’enregistrement en Arizona, sont la clé de la victoire : il faut les convaincre de venir du côté conservateur, et l’« electability » (capacité à être élu) est devenue un cri de ralliement en Arizona car les électeurs sont confrontés à de nombreux problèmes, de la guerre à la stabilité fiscale, en passant par l’économie et la sécurité. Cette bataille pour l’Arizona est emblématique de la situation nationale : les républicains doivent démontrer qu’ils peuvent gouverner de manière responsable, contrôler les dépenses et restaurer la confiance des marchés, sinon ils risquent de perdre des États clés comme l’Arizona et de céder du terrain aux Démocrates, ce qui aggraverait encore la situation fiscale du pays. Dans ce contexte de polarisation politique et d’incertitude sur la trajectoire fiscale des États-Unis, les investisseurs cherchent à protéger leur patrimoine via l’or et l’argent physiques, des actifs qui offrent une protection contre les risques politiques et économiques.

Comment réduire la dette ? Coupes, croissance, inflation ou défaut ?

Face à cette dette qui explose (93 000 dollars empruntés chaque seconde), plusieurs options existent pour réduire le fardeau, mais aucune n’est simple ou sans conséquences douloureuses : la solution la plus « vertueuse » serait de couper les dépenses (notamment les programmes wasteful and fraudulent évoqués par Schweikert) et de réformer le système fiscal pour augmenter les recettes, mais cette option est politiquement difficile dans un Congrès polarisé où chaque camp refuse de compromettre ses priorités. Une autre option serait de stimuler la croissance économique : une croissance plus forte générait plus de recettes fiscales et réduirait mécaniquement le ratio dette/PIB, mais cela nécessite des réformes structurelles (dérégulation, investissement dans les infrastructures, éducation, recherche) qui prennent du temps à produire leurs effets. Une troisième option, plus dangereuse, serait de laisser l’inflation réduire la valeur réelle de la dette : en maintenant une inflation élevée, le gouvernement rembourse sa dette avec des dollars dépréciés, ce qui équivaut à un défaut partiel via la dépréciation monétaire, mais cette option pénaliserait les épargnants et détruirait la confiance dans le dollar. Enfin, l’option la plus radicale serait un défaut pur et simple (annuler la dette), mais cela anéantirait l’épargne de millions d’Américains (les fonds de pension, les assurances-vie, les comptes retraite sont investis en Treasuries) et provoquerait une crise financière mondiale sans précédent. Aucune de ces options n’est idéale, mais l’inaction est encore pire : si les États-Unis ne montrent pas de volonté sérieuse de contrôler leur dette, les marchés obligataires finiront par perdre confiance, les rendements exploseront, et le système entier pourrait s’effondrer. Pour se protéger contre ces risques de crise de la dette, d’inflation ou de défaut, les investisseurs se tournent vers l’achat d’or et d’argent physiques, des actifs refuges qui ont prouvé leur résilience sur des millénaires.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici


LES PLUS POPULAIRES 🔥