Alerte – Pierre Lassonde prévient : « Si le dollar ne joue pas son rôle de devise de dernier recours alors l’or prend le dessus et c’est ce que l’on voit à l’heure actuelle ! »

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Le marché de l’or connaît une nouvelle phase de tension spectaculaire. Après avoir franchi des niveaux historiques en 2026, le métal jaune évolue toujours autour de 4 000 dollars l’once dans un environnement où se conjuguent dette américaine record, inflation persistante, tensions géopolitiques et interrogations croissantes sur le rôle du dollar. Le World Gold Council indiquait encore début août que l’or avait terminé juillet autour de 4 027 dollars l’once, après avoir testé à plusieurs reprises le seuil des 4 000 dollars. Pour ceux qui souhaitent comprendre concrètement les enjeux liés au prix de l’or et envisager l’achat d’or physique, consultez le catalogue d’or et d’argent.

Pierre Lassonde : quand le dollar ne joue plus son rôle, l’or prend le relais

C’est précisément cette relation entre le dollar et l’or que Pierre Lassonde met au centre de son analyse. Dans son intervention à l’émission « Zone économie », l’investisseur et mécène défend une idée simple mais particulièrement importante pour comprendre la dynamique actuelle : lorsque le dollar américain ne remplit plus pleinement son rôle de devise de dernier recours, les investisseurs peuvent naturellement se tourner vers l’or. Cette lecture ne signifie pas que le billet vert disparaît brutalement du système financier mondial, ni que l’or devient instantanément la nouvelle monnaie internationale. Elle signifie plutôt que la confiance accordée à la monnaie américaine peut devenir moins exclusive lorsque s’accumulent les déficits, l’endettement, les tensions géopolitiques et les risques inflationnistes. Cette thèse rejoint d’ailleurs les propos tenus par Lassonde dans d’autres interventions en 2026, dans lesquelles il présente l’or comme un actif susceptible de bénéficier d’une perte de confiance progressive dans l’architecture monétaire dominée par le dollar. Dans ce contexte, l’achat d’or physique peut être considéré comme une démarche patrimoniale à étudier lorsque l’objectif est de diversifier une épargne exposée aux monnaies et aux actifs financiers.

Une dette américaine supérieure à 40 000 milliards de dollars

L’un des éléments les plus frappants du contexte actuel est l’ampleur de la dette fédérale américaine. Le seuil des 40 000 milliards de dollars a désormais été franchi, un niveau inédit qui intervient alors même que le coût du financement de cette dette devient une question de plus en plus sensible. Selon les données rapportées récemment, la dette américaine a augmenté de plusieurs milliers de milliards de dollars en seulement un an et les intérêts représentent désormais une charge considérable pour le budget fédéral. Pour un investisseur comme Lassonde, le problème ne se résume donc pas à la taille nominale de la dette : il concerne également la capacité future des pouvoirs publics à absorber des taux d’intérêt élevés sans accentuer encore les déficits. C’est là que la notion de « répression financière » prend toute son importance : lorsque l’inflation demeure supérieure aux taux effectivement supportés par certains emprunteurs, le poids réel de la dette peut être progressivement réduit au détriment des détenteurs de liquidités et d’obligations. Cette perspective explique pourquoi certains investisseurs regardent de nouveau l’or physique comme une réserve de valeur face au risque de dépréciation monétaire à long terme.

Pourquoi la hausse des taux ne suffit pas à rassurer les marchés

Le paradoxe actuel est particulièrement intéressant : des taux d’intérêt élevés devraient normalement rendre les placements obligataires plus attractifs et exercer une pression sur l’or, qui ne verse ni coupon ni dividende. Pourtant, lorsque les investisseurs commencent à douter de la soutenabilité de la trajectoire budgétaire d’un État, le raisonnement change. Les taux longs peuvent monter non seulement parce que la banque centrale est restrictive, mais aussi parce que le marché exige une prime supplémentaire pour détenir de la dette à long terme. C’est exactement le type de tension observé actuellement aux États-Unis : les rendements des obligations américaines à long terme restent élevés et les interventions du Trésor destinées à stabiliser le marché n’ont pas entièrement dissipé les inquiétudes. Pour Pierre Lassonde, cette situation est importante car elle traduit une inquiétude plus profonde concernant l’inflation future et la capacité de Washington à maîtriser durablement ses finances publiques. Dans un portefeuille diversifié, l’or d’investissement physique constitue ainsi une piste à comparer avec les obligations, les liquidités et les autres actifs réels, en fonction du profil de risque de chaque épargnant.

L’inflation, le véritable adversaire du dollar

La question fondamentale n’est finalement pas de savoir si l’inflation va disparaître, mais combien de temps elle restera suffisamment élevée pour modifier les anticipations des investisseurs. Une inflation durable réduit progressivement le pouvoir d’achat d’une monnaie et complique la gestion d’une dette publique massive. Le mécanisme est relativement simple : si les prix augmentent plus rapidement que la valeur réelle des actifs monétaires détenus par les particuliers, la capacité d’achat de ces liquidités diminue. L’or intéresse alors certains investisseurs parce que son offre ne peut pas être augmentée à volonté par une décision politique ou monétaire. Il faut cependant éviter une conclusion trop simpliste : l’or n’est pas automatiquement gagnant dans toutes les phases inflationnistes. Le World Gold Council rappelle justement que la relation entre inflation, taux réels, dollar, croissance, demande asiatique et achats des banques centrales est complexe. Pour une stratégie patrimoniale reposant sur des actifs tangibles, l’or et l’argent physiques disponibles à l’achat méritent donc d’être étudiés avec une vision de long terme plutôt qu’à travers les seules variations quotidiennes des cours.

La guerre en Iran renforce l’incertitude sur les marchés

À cette problématique financière s’ajoute désormais une dimension géopolitique particulièrement lourde. La guerre au Moyen-Orient pèse sur les marchés de l’énergie, nourrit les craintes inflationnistes et oblige Washington à composer avec des dépenses supplémentaires dans un contexte budgétaire déjà extrêmement tendu. Les tensions autour de l’Iran peuvent également affecter les flux énergétiques mondiaux, notamment en raison de l’importance stratégique du détroit d’Ormuz. Pour les investisseurs, le problème est donc double : une crise géopolitique peut provoquer simultanément une recherche d’actifs considérés comme défensifs et une remontée des anticipations d’inflation via les matières premières énergétiques. Cette combinaison constitue historiquement un environnement particulièrement surveillé par les marchés de l’or. Les analyses récentes soulignent justement le rôle de la guerre, du pétrole, de l’inflation et de l’endettement américain dans les tensions actuelles sur les marchés obligataires. Dans cet environnement incertain, l’or physique peut représenter une composante de diversification patrimoniale pour les investisseurs qui souhaitent réduire leur dépendance exclusive aux actifs financiers.

Le paradoxe d’une économie américaine encore résistante

Pierre Lassonde nuance toutefois l’image d’une économie américaine au bord de l’effondrement. Son raisonnement porte davantage sur une économie qui manque de vigueur que sur un scénario de catastrophe immédiate. Cette distinction est essentielle. Les marchés peuvent continuer à progresser alors même que certains indicateurs économiques ralentissent, notamment lorsque les investissements massifs dans l’intelligence artificielle soutiennent une partie de la croissance et des bénéfices des entreprises. Mais cette apparente solidité ne règle pas le problème de fond : celui d’une dette publique dont le coût devient progressivement plus difficile à absorber. Les tensions récentes sur les obligations américaines illustrent précisément ce décalage entre une économie qui conserve des moteurs de croissance puissants et un État confronté à une équation budgétaire de plus en plus complexe. Pour l’épargnant qui cherche à ne pas dépendre d’un seul scénario économique, la diversification vers l’or physique peut être envisagée comme un complément, et non comme un remplacement systématique des autres placements.

Pourquoi la hausse de l’or profite aussi aux compagnies minières

L’autre aspect important du discours de Pierre Lassonde concerne les sociétés minières. Lorsque le prix de l’or augmente fortement, les producteurs peuvent bénéficier d’un effet de levier opérationnel particulièrement puissant : une partie importante des coûts d’une mine reste relativement stable à court terme, tandis que le prix de vente du métal progresse. La différence entre le prix obtenu et le coût de production peut alors augmenter, améliorant potentiellement les marges et les flux de trésorerie. Mais il faut là encore rester prudent : une société minière ne constitue pas simplement une version amplifiée de l’or. Elle dépend aussi de ses coûts énergétiques, de la qualité de ses gisements, des risques géologiques, des autorisations administratives, de la fiscalité, du financement, de la gestion et de la durée de vie de ses mines. L’exposition aux actions minières est donc plus risquée que la détention directe de métal physique. Pour ceux qui préfèrent une exposition directe au métal plutôt qu’au risque opérationnel d’une société minière, le catalogue d’or physique et d’argent permet d’examiner les possibilités disponibles.

Le Canada devient stratégique pour les ressources minières

Pierre Lassonde insiste également sur un changement structurel majeur : la sécurisation des approvisionnements en ressources naturelles devient une priorité stratégique pour les États-Unis. Washington cherche à réduire certaines dépendances vis-à-vis de la Chine et à sécuriser l’accès aux métaux indispensables à l’industrie, à la défense, à l’électrification et aux infrastructures technologiques. Le Canada dispose précisément d’un avantage considérable sur ce terrain grâce à son territoire, ses ressources minières et sa proximité géographique avec les États-Unis. Le sujet dépasse donc largement celui de l’or. Cuivre, nickel, uranium, lithium et terres rares sont désormais associés à des enjeux de souveraineté industrielle. Pour Lassonde, le cuivre occupe notamment une place centrale dans la transformation énergétique et technologique : sans cuivre, il est impossible de transporter efficacement l’électricité nécessaire aux infrastructures modernes. Cette montée en puissance des métaux stratégiques renforce également l’intérêt patrimonial de l’or et des métaux précieux physiques dans une réflexion plus large consacrée aux actifs réels.

Le cuivre et l’or : deux métaux au cœur du nouveau cycle minier

L’analyse de Lassonde devient particulièrement intéressante lorsqu’il rapproche l’or et le cuivre. Ces deux métaux répondent à des moteurs économiques très différents. L’or est principalement recherché pour ses propriétés monétaires, financières et patrimoniales, tandis que le cuivre est indispensable à une grande partie de l’économie industrielle moderne. L’électrification des transports, les réseaux électriques, les centres de données, les infrastructures énergétiques et le développement de l’intelligence artificielle nécessitent tous des quantités importantes de cuivre. Cette demande structurelle pourrait donc faire du cuivre l’un des métaux les plus stratégiques des prochaines décennies. Pour un investisseur, cela signifie surtout que le secteur minier ne doit plus être analysé uniquement sous l’angle du cours de l’or : il faut aussi regarder l’évolution des besoins physiques de l’économie mondiale. À côté de ces métaux industriels, l’achat d’or physique répond à une logique différente, davantage liée à la préservation et à la diversification patrimoniale.

Orla Mining et Equinox Gold : une nouvelle dimension pour le secteur aurifère

Le rapprochement évoqué par Pierre Lassonde est désormais devenu une réalité. Equinox Gold et Orla Mining ont finalisé leur regroupement le 31 juillet 2026 afin de créer un nouveau producteur aurifère majeur en Amérique du Nord. Le groupe combiné vise environ 1,1 million d’onces d’or de production annuelle, avec un potentiel de progression à plus de 1,9 million d’onces grâce à plusieurs projets de croissance. Cette opération illustre parfaitement la logique défendue par Lassonde : dans un marché où les prix du métal sont élevés et où les ressources deviennent stratégiques, les sociétés minières cherchent à augmenter leur taille, leur capacité de financement et leur portefeuille de projets. L’objectif n’est plus seulement de produire davantage aujourd’hui, mais de disposer d’un ensemble d’actifs suffisamment robuste pour traverser plusieurs cycles du marché des matières premières. Pour l’investisseur qui souhaite distinguer l’exposition aux sociétés minières de la détention directe du métal, l’achat d’or physique reste une option à étudier séparément.

Un marché de l’or qui doit être analysé avec sang-froid

La flambée du prix de l’or ne doit cependant pas conduire à une conclusion automatique selon laquelle le métal jaune ne pourrait plus baisser. L’histoire des matières premières montre exactement l’inverse : même dans les grands marchés haussiers, des corrections brutales peuvent intervenir. Le World Gold Council relevait ainsi qu’après les sommets atteints plus tôt en 2026, l’or avait connu une phase de repli et terminé juillet autour de 4 027 dollars l’once. Le véritable intérêt de l’analyse de Pierre Lassonde se trouve donc moins dans une prédiction de court terme que dans l’identification de tendances structurelles : dette américaine, inflation, perte potentielle de confiance dans les monnaies, tensions géopolitiques, achats des banques centrales et raréfaction relative des nouvelles capacités minières. Ce sont ces facteurs combinés qui peuvent expliquer pourquoi l’or conserve une place particulière dans les portefeuilles malgré son absence de rendement courant. Pour une approche disciplinée et progressive, découvrir les solutions d’investissement en or et en argent physiques peut constituer une première étape avant toute décision.

Ce que le message de Pierre Lassonde signifie réellement pour l’épargnant

Le message de Pierre Lassonde peut finalement se résumer à une idée beaucoup plus profonde qu’une simple prévision de hausse du cours de l’or. Selon cette lecture, le véritable sujet est la confiance accordée aux monnaies et aux actifs financiers dans un monde où les dettes publiques augmentent rapidement, où les tensions géopolitiques se multiplient et où les gouvernements disposent de marges de manœuvre de plus en plus contraintes. Le franchissement des 40 000 milliards de dollars de dette américaine donne une matérialité nouvelle à cette problématique. L’or n’est pas pour autant une solution miracle : il peut connaître de fortes corrections, ne verse pas de revenu et son prix dépend de nombreux paramètres. Mais sa particularité demeure intacte : il constitue un actif tangible, sans risque de défaut d’un émetteur, dont l’offre augmente lentement et qui possède une histoire monétaire plusieurs fois millénaire. Dans cette perspective, acheter de l’or physique peut s’inscrire dans une stratégie de diversification conçue pour le long terme, à condition de tenir compte de ses risques, de ses coûts et de son adéquation au patrimoine de chacun.

Prix de l’or : le véritable signal à surveiller

La question essentielle n’est donc peut-être plus de savoir si l’or est « cher » à 4 000 dollars l’once, mais de comprendre ce que ce prix raconte sur le système financier international. Lorsque le métal jaune atteint de tels niveaux, il ne traduit pas uniquement une passion renouvelée des investisseurs pour les métaux précieux. Il reflète aussi les anticipations concernant l’inflation, les taux d’intérêt réels, le dollar, les finances publiques américaines, les achats des banques centrales et les risques géopolitiques. C’est précisément pour cette raison que l’analyse de Pierre Lassonde mérite d’être regardée au-delà du simple cours quotidien : son raisonnement met en évidence une transformation potentiellement durable de la perception du risque monétaire. Dans un monde où les États accumulent les dettes et où les tensions commerciales et militaires peuvent rapidement modifier les équilibres économiques, l’or retrouve une fonction que les investisseurs avaient parfois tendance à sous-estimer. Pour approfondir cette réflexion et passer de l’analyse du marché à l’étude concrète de l’or physique, consultez le catalogue d’or et d’argent.

Conclusion : l’or profite surtout du doute qui s’installe

La hausse actuelle du prix de l’or s’explique ainsi par un ensemble de facteurs qui se renforcent mutuellement : dette américaine supérieure à 40 000 milliards de dollars, tensions sur les marchés obligataires, inflation persistante, guerre au Moyen-Orient, incertitude commerciale et interrogation sur la solidité future du rôle du dollar. Les données récentes confirment que les marchés obligataires américains sont sous pression et que les inquiétudes budgétaires ne sont plus théoriques. Pierre Lassonde ne présente pas simplement l’or comme un actif spéculatif appelé à monter indéfiniment ; son raisonnement repose surtout sur la perte progressive de confiance qui peut apparaître lorsque la monnaie de référence mondiale doit composer avec des déficits et des engagements toujours plus importants. C’est précisément ce qui donne aujourd’hui au métal jaune une dimension stratégique. Pour l’épargnant, la conclusion doit néanmoins rester mesurée : l’or peut jouer un rôle de diversification et de protection patrimoniale, mais il ne remplace ni une allocation diversifiée, ni une analyse personnalisée du risque, ni une gestion prudente du patrimoine. Dans cette logique de diversification, l’achat d’or et d’argent physiques peut être étudié dès maintenant, en privilégiant une démarche progressive, documentée et adaptée à ses objectifs.

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