Alasdair Macleod : l’or pourrait plus que doubler d’ici mai, le dollar face à une crise historique

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Alasdair Macleod lance une alerte majeure sur l’or

Et si le véritable risque ne se trouvait pas dans le métal jaune, mais dans la dépréciation accélérée des monnaies fiduciaires ? C’est l’hypothèse défendue par Alasdair Macleod, analyste spécialisé dans les questions monétaires, qui estime que l’or pourrait plus que doubler entre décembre et mai si la dynamique actuelle de perte de confiance dans le dollar se poursuit. Dans l’entretien retranscrit, Macleod ne présente pas cette perspective comme une simple occasion de spéculation, mais comme la conséquence possible d’une crise de financement de la dette américaine, d’un retrait progressif de certains créanciers étrangers et d’une fragilisation générale du système fondé sur le crédit. Pour les épargnants qui souhaitent se renseigner sur les solutions de détention physique, l’achat d’or et d’argent physique peut constituer une piste de réflexion face aux risques monétaires.

La thèse de Macleod repose sur une distinction essentielle, souvent absente du débat public : lorsque le prix des biens augmente, cela ne signifie pas nécessairement que ces biens deviennent intrinsèquement plus chers. Il est également possible que la monnaie utilisée pour les mesurer perde du pouvoir d’achat. Dans cette lecture, l’or ne « monte » pas toujours au sens réel ; il peut simplement conserver sa valeur tandis que le dollar, l’euro ou d’autres monnaies se déprécient. Cette nuance est capitale pour comprendre pourquoi une hausse spectaculaire du cours de l’or pourrait davantage traduire une crise de confiance dans les devises qu’un enrichissement réel des détenteurs de métal. Dans ce contexte, la détention d’or physique s’inscrit dans une démarche de préservation du pouvoir d’achat à long terme.

Une dette américaine supérieure à 40 000 milliards de dollars

Le point de départ de l’analyse est l’ampleur de la dette fédérale américaine. Celle-ci a dépassé le seuil de 40 000 milliards de dollars en août 2026, tandis que la charge annuelle des intérêts excède désormais 1 000 milliards de dollars et représente le deuxième poste de dépense du gouvernement fédéral, derrière la sécurité sociale. Cette situation ne provoque pas automatiquement un défaut de paiement : les États-Unis empruntent dans leur propre monnaie et disposent encore d’un marché obligataire extrêmement profond. Toutefois, plus la dette augmente, plus le refinancement devient sensible au niveau des taux d’intérêt. Chaque hausse du rendement exigé par les investisseurs renchérit progressivement le coût du service de la dette. Pour les investisseurs préoccupés par cette trajectoire budgétaire, découvrir les différentes formes d’or d’investissement permet d’envisager une diversification en dehors du seul système obligataire.

Le problème se concentre particulièrement sur les titres arrivant à échéance. Une partie considérable de la dette américaine doit être renouvelée régulièrement, ce qui oblige le Trésor à trouver en permanence de nouveaux acheteurs. Tant que la demande demeure suffisamment forte, le mécanisme fonctionne. Mais si les investisseurs étrangers, les banques, les fonds de pension ou les compagnies d’assurance réduisent leurs achats, le Trésor doit proposer des rendements plus élevés pour attirer les capitaux. Cette réaction peut alors alimenter un cercle vicieux : les taux montent, la charge d’intérêts augmente, le déficit se creuse, les besoins d’emprunt progressent et les investisseurs deviennent encore plus exigeants. Dans un tel environnement, l’or physique est souvent étudié comme un actif sans créance directe sur un émetteur public ou privé.

Le retrait des créanciers étrangers change la donne

Les dernières données du Trésor américain montrent que les avoirs étrangers en titres du Trésor ont diminué en juin 2026. Ils sont passés de 9 371 milliards de dollars en mai à 9 299 milliards en juin. Le Japon a réduit ses positions de 26,4 milliards de dollars, à 1 116 milliards, tandis que la Chine a diminué les siennes de 25,9 milliards, à 633,4 milliards, leur niveau le plus bas depuis septembre 2008. Ces chiffres doivent être interprétés avec prudence : une baisse mensuelle ne signifie pas nécessairement un abandon complet du marché américain, car elle peut résulter de mouvements de change, d’échéances, de besoins de liquidité ou de réallocations de réserves. Elle confirme toutefois que la demande étrangère n’est pas une donnée immuable. Pour ceux qui souhaitent réduire leur dépendance à un seul type d’actif, l’or et l’argent peuvent compléter une allocation patrimoniale diversifiée, selon le profil de risque de chacun.

La situation japonaise mérite une attention particulière. Le Japon reste le premier détenteur étranger de bons du Trésor américain, mais ses réserves ont diminué de manière notable au cours des derniers mois. Tokyo doit composer avec la hausse de ses propres rendements obligataires, la faiblesse du yen et la nécessité éventuelle de mobiliser des actifs en dollars pour stabiliser sa monnaie. Lorsque les investisseurs japonais rapatrient des capitaux ou privilégient davantage le marché domestique, la demande structurelle pour les obligations américaines peut s’affaiblir. De son côté, la Chine réduit depuis plusieurs années son exposition aux titres américains, même si cette stratégie évolue par étapes et ne constitue pas une rupture brutale. Dans ce cadre, l’acquisition progressive de pièces ou de lingotins peut être envisagée par les épargnants qui recherchent une réserve de valeur tangible.

Qui financera les États-Unis si les étrangers se retirent ?

La question centrale posée par l’entretien est simple : qui deviendra l’acheteur de dernier ressort de la dette américaine si les investisseurs étrangers se montrent moins enthousiastes ? Le marché intérieur américain peut absorber une partie des émissions grâce aux banques, aux fonds monétaires, aux fonds de pension, aux compagnies d’assurance et aux ménages. Cependant, cette capacité n’est pas illimitée. Si l’épargne privée ne suffit pas et si les rendements augmentent trop fortement, la Réserve fédérale pourrait être poussée à intervenir indirectement ou directement afin d’éviter une rupture du marché obligataire. Le risque, selon Macleod, serait alors que le soutien au système financier se fasse au prix d’une dégradation de la valeur du dollar. Pour se documenter sur les actifs tangibles susceptibles d’être intégrés à une stratégie patrimoniale, consulter une offre d’or physique permet de comparer les formats et les modalités de détention.

Cette contradiction place les autorités américaines devant un choix difficile. Laisser les rendements obligataires progresser permettrait de défendre la valeur du dollar et de préserver la rémunération des prêteurs, mais cela pèserait lourdement sur les ménages endettés, les entreprises fragiles, l’immobilier et les marchés d’actions. À l’inverse, contenir artificiellement les taux grâce à des achats d’actifs ou à une politique monétaire très accommodante pourrait soulager les débiteurs, mais risquerait d’accélérer la perte de pouvoir d’achat de la monnaie. Macleod considère que la pression politique conduirait probablement les gouvernements à privilégier le sauvetage de l’économie et du système financier plutôt que la défense absolue du dollar. Dans cette hypothèse, l’or physique apparaît comme un moyen de diversifier une épargne exposée aux décisions des banques centrales.

Pourquoi la hausse des rendements menace les marchés

Les rendements obligataires constituent un taux de référence pour une grande partie de l’économie. Lorsque le taux à dix ans américain augmente, les coûts des crédits immobiliers, des prêts aux entreprises et du financement des projets progressent généralement à leur tour. Les actions sont également affectées, car la valeur actuelle des bénéfices futurs diminue lorsque le taux d’actualisation augmente. Les entreprises très endettées voient leurs charges financières s’alourdir, tandis que les investisseurs peuvent préférer les obligations mieux rémunérées aux actifs plus risqués. Dans l’entretien, Macleod évoque un marché boursier soutenu par un endettement important, des flux internationaux massifs et des opérations sur marge susceptibles d’amplifier les mouvements en cas de retournement. Dans un portefeuille soumis à cette volatilité, une exposition mesurée aux métaux précieux peut jouer un rôle de diversification, sans supprimer les risques de marché.

L’immobilier résidentiel n’est pas épargné par ce mécanisme. Le prix d’un logement dépend non seulement de ses caractéristiques physiques, mais aussi de la capacité des acheteurs à financer leur acquisition. Une remontée durable des taux hypothécaires réduit mécaniquement le montant qu’un ménage peut emprunter à mensualité constante. La demande peut ralentir, les transactions se raréfier et les prix se retrouver sous pression, surtout dans les zones où les valorisations sont déjà élevées. L’immobilier commercial, plus dépendant du refinancement et des revenus locatifs, peut être encore plus vulnérable. Dans ce type de scénario macroéconomique, l’or d’investissement peut être étudié comme une composante liquide et tangible d’un patrimoine diversifié.

Le scénario d’une crise monétaire en dix-huit mois

Alasdair Macleod avance une échéance de travail d’environ dix-huit mois pour la matérialisation de tensions monétaires majeures. Il ne s’agit pas d’une prévision scientifique au sens strict, mais d’une hypothèse fondée sur l’accumulation de déséquilibres : dette élevée, déficits persistants, dépendance au refinancement, fragilité du marché obligataire et perte progressive de confiance dans les monnaies. L’analyste estime que le grand public pourrait comprendre tardivement que l’inflation correspond aussi à une diminution de la valeur de la monnaie. Lorsque cette prise de conscience se généralise, les agents économiques peuvent chercher à convertir plus rapidement leurs liquidités en biens, en actifs réels ou en matières premières. Pour les investisseurs qui souhaitent approfondir la question de la protection patrimoniale, l’achat d’or physique peut être envisagé progressivement plutôt que dans la précipitation.

Le risque théorique décrit par Macleod est celui d’une accélération de la vitesse de circulation de la monnaie. Les particuliers et les entreprises conservent moins longtemps leurs liquidités lorsqu’ils anticipent une nouvelle perte de pouvoir d’achat. Ils achètent alors des biens nécessaires, des matières premières, des actifs financiers ou des métaux précieux. Cette dynamique peut renforcer la hausse des prix et compliquer davantage la stabilisation monétaire. Il faut néanmoins distinguer une crise monétaire extrême, comparable à certaines hyperinflations historiques, d’une période plus classique de forte inflation et de répression financière. Les économies contemporaines disposent de mécanismes institutionnels différents, et aucun scénario ne peut être considéré comme certain. Dans tous les cas, la comparaison des solutions de détention d’or et d’argent doit tenir compte de l’horizon, de la liquidité et des frais.

Pourquoi Macleod estime que l’or pourrait plus que doubler

La prévision la plus spectaculaire de l’entretien concerne le cours de l’or. Macleod estime que, si la dynamique de dépréciation du dollar mesurée par rapport à l’or se poursuit, le métal jaune pourrait atteindre entre décembre et mai un niveau correspondant à environ deux fois, voire légèrement plus que, son niveau actuel au moment de l’interview. Cette projection ne repose pas sur une estimation précise de la production minière, de la demande industrielle ou de la consommation de bijoux. Elle s’appuie principalement sur une perte de pouvoir d’achat des monnaies fiduciaires, amplifiée par une demande de protection contre le risque de crédit. Pour les lecteurs qui veulent examiner concrètement les possibilités d’acquisition, les pièces et lingotins disponibles à l’achat permettent d’aborder l’or physique sous un angle patrimonial.

Une hausse de 100% du cours de l’or ne signifierait pas nécessairement que le détenteur du métal a doublé sa richesse réelle. Si le prix de l’énergie, de l’alimentation, du logement et des services augmente simultanément, le gain nominal peut être largement absorbé par l’inflation. Le métal jaune peut ainsi progresser fortement en monnaie courante tout en conservant essentiellement son pouvoir d’achat relatif. C’est l’une des raisons pour lesquelles Macleod critique l’approche purement spéculative consistant à acheter de l’or uniquement dans l’espoir de le revendre plus cher. Selon lui, la question fondamentale consiste plutôt à réduire l’exposition au risque de crédit et à préserver une partie du patrimoine. À cette fin, la détention d’or physique doit être pensée comme une stratégie de long terme et non comme une garantie de rendement rapide.

Or, argent et risque de contrepartie

Dans son raisonnement, Macleod présente l’or, et dans une moindre mesure l’argent, comme des formes de monnaie ne dépendant pas directement de la solvabilité d’un emprunteur. Une obligation repose sur la promesse de paiement d’un émetteur ; un dépôt bancaire dépend de la solidité de l’établissement et du cadre de garantie ; une créance implique toujours une contrepartie. Un lingot ou une pièce détenu directement ne constitue pas une promesse de remboursement. Cette caractéristique explique pourquoi les métaux précieux sont recherchés lorsque la confiance dans les institutions financières se dégrade. Elle ne supprime cependant ni le risque de vol, ni le risque de stockage, ni le risque de liquidité, ni la volatilité du prix. C’est pourquoi l’achat d’or ou d’argent physique doit s’accompagner d’une réflexion sérieuse sur la conservation et la sécurité.

L’argent possède un profil différent de celui de l’or. Il est à la fois un métal monétaire et une matière première utilisée dans de nombreux secteurs industriels. Cette double fonction peut soutenir sa demande, mais elle rend également son prix plus sensible au cycle économique et aux anticipations de production. L’argent est en général plus volatil que l’or et ses écarts entre prix d’achat et prix de revente peuvent varier selon le format et les conditions du marché. Il ne doit donc pas être présenté comme un substitut parfait au métal jaune. Pour les épargnants qui souhaitent comparer ces deux métaux, l’examen des différentes pièces et barres d’or ou d’argent aide à choisir une exposition adaptée à ses objectifs.

Or physique, fonds indiciels ou actions minières ?

La manière de s’exposer à l’or est déterminante. Un fonds indiciel adossé au métal peut être pratique, liquide et facile à négocier, mais il ne donne pas nécessairement à l’investisseur la propriété directe de lingots précis. Il existe alors un risque lié à la structure juridique du produit, au dépositaire, aux mécanismes de création et de rachat, ainsi qu’aux conditions prévues dans les documents contractuels. Les actions de sociétés minières, quant à elles, peuvent offrir un potentiel de hausse supérieur au cours de l’or, mais elles sont exposées aux coûts d’extraction, à la gestion, à la fiscalité, aux risques géopolitiques et aux fluctuations des marchés actions. Pour les investisseurs qui recherchent une propriété directe, l’or physique permet de distinguer clairement la détention d’un métal de celle d’un produit financier lié à son prix.

Cette différence ne signifie pas que l’or physique est toujours préférable à une solution financière. Chaque forme d’exposition répond à un objectif différent. Un produit coté peut convenir à une stratégie de gestion liquide et réactive, tandis que les pièces et lingotins peuvent davantage correspondre à une logique de réserve patrimoniale de long terme. Il faut également prendre en compte la prime, les frais de stockage, l’assurance, la fiscalité applicable et la facilité de revente. Une décision raisonnable repose donc sur la comparaison de ces paramètres, et non sur une promesse de rendement. Dans cette perspective, se renseigner sur les formats d’or d’investissement disponibles constitue une étape préalable avant toute décision.

La géopolitique renforce-t-elle la demande d’or ?

La dégradation des relations entre grandes puissances peut également modifier les flux monétaires internationaux. Les sanctions, les restrictions commerciales et l’utilisation de la monnaie comme instrument de pression incitent certains États à diversifier leurs réserves. Cela ne signifie pas qu’une nouvelle monnaie commune remplacera rapidement le dollar. Les projets de monnaie des pays émergents se heurtent à des difficultés considérables : coordination politique, convertibilité, profondeur des marchés financiers, stabilité juridique et confiance entre les participants. En revanche, la diversification vers l’or est plus simple à mettre en œuvre, car le métal est reconnu internationalement et ne dépend pas d’un émetteur unique. Dans cet environnement, l’or physique peut intéresser les investisseurs qui souhaitent détenir un actif reconnu au-delà des frontières monétaires.

La place des pays émergents et des banques centrales constitue donc un facteur à surveiller. Lorsque les institutions monétaires augmentent leurs réserves d’or, elles peuvent contribuer à soutenir la demande structurelle. Cette tendance ne suffit pas, à elle seule, à garantir une hausse continue : les taux réels, le dollar, les ventes officielles, les besoins de liquidité et les anticipations économiques restent déterminants. L’or évolue au croisement de la confiance monétaire, de la politique des banques centrales, de la géopolitique et de la demande d’investissement. C’est précisément cette combinaison qui rend le marché difficile à prévoir, mais important à suivre. Pour accompagner cette veille, consulter régulièrement les possibilités d’investissement dans l’or et l’argent peut aider à mieux comprendre les choix disponibles.

Ce que cette analyse signifie pour les épargnants

Le message de Macleod est volontairement alarmiste, mais il soulève des questions pertinentes sur la gestion du risque. Un épargnant n’a pas besoin d’adhérer à l’hypothèse d’un effondrement monétaire pour réfléchir à la diversification de ses actifs. La concentration excessive sur une seule devise, une seule banque, un seul marché immobilier ou une seule classe d’actifs peut exposer à des pertes importantes lorsque les conditions changent. L’or ne produit ni intérêts ni dividendes et son cours peut connaître des corrections rapides ; il ne doit donc pas remplacer une épargne de précaution ou une allocation équilibrée. En revanche, une exposition raisonnable peut servir de contrepoids lorsque les risques inflationnistes, budgétaires ou géopolitiques augmentent. Dans cette logique, l’achat progressif d’or physique peut être étudié comme un élément parmi d’autres d’une stratégie de diversification.

La question du stockage est tout aussi importante que celle du prix d’achat. Conserver quelques pièces à domicile peut répondre à un besoin de disponibilité, mais cela implique des risques de perte ou de vol. Un coffre bancaire offre une protection différente, mais introduit une dépendance à l’établissement et à ses conditions d’accès. Le stockage professionnel peut apporter des garanties supplémentaires, en contrepartie de frais et de modalités contractuelles à vérifier. Il convient aussi de conserver les factures, de comprendre les conditions de revente et de comparer les primes appliquées aux différents produits. Avant de commander, il est essentiel de s’informer sur le poids, la pureté, la prime et les conditions de livraison de chaque produit en métal précieux.

Une prévision spectaculaire, mais impossible à garantir

L’hypothèse d’un or plus que doublé d’ici mai doit être présentée avec la prudence qui s’impose. Les marchés financiers ne suivent pas une trajectoire mécanique, et une prévision même formulée par un analyste expérimenté peut être démentie par les événements. Une amélioration budgétaire, une hausse durable des taux réels, un regain de confiance dans le dollar, une baisse des tensions géopolitiques ou des ventes importantes peuvent ralentir le métal jaune. À l’inverse, une crise obligataire, une intervention monétaire massive, une accélération de l’inflation ou une rupture de confiance pourraient soutenir fortement son cours. La bonne lecture de cette analyse consiste donc moins à retenir un objectif chiffré qu’à comprendre les mécanismes susceptibles de provoquer une revalorisation de l’or. Pour éviter les décisions prises sous le coup de l’émotion, les achats de métaux précieux doivent être proportionnés à la situation financière et à l’horizon de chaque investisseur.

En définitive, Alasdair Macleod ne décrit pas seulement un scénario haussier pour l’or. Il met en avant une crise potentielle du crédit, dans laquelle la dette américaine, la demande étrangère pour les obligations, le niveau des rendements et la crédibilité des monnaies se renforcent mutuellement. Les données récentes montrent effectivement une baisse des avoirs étrangers en bons du Trésor américain en juin, même si le Trésor a également enregistré des flux nets entrants sur les titres américains à long terme et si ces statistiques doivent être interprétées avec précaution. Le doublement de l’or n’est donc pas une certitude, mais le risque monétaire qu’il souligne mérite une analyse attentive. Dans ce cadre, l’or et l’argent physiques restent des actifs à examiner avec méthode pour les investisseurs qui cherchent à diversifier leur patrimoine.

Questions fréquentes sur la prévision de Macleod

Alasdair Macleod prévoit-il avec certitude un doublement du cours de l’or ? Non. Dans l’entretien, il présente cette évolution comme une opinion et une hypothèse dépendant de la poursuite de la baisse du pouvoir d’achat des monnaies, notamment du dollar. Une prévision de marché ne constitue jamais une garantie. Toute décision d’achat d’or doit donc être fondée sur une analyse personnelle et une diversification adaptée.

Pourquoi une baisse du dollar peut-elle faire monter l’or ? Le cours international de l’or est généralement exprimé en dollars. Lorsque la confiance dans la monnaie américaine diminue, les investisseurs peuvent chercher à détenir davantage d’actifs tangibles ou de réserves de valeur. Cette demande supplémentaire peut soutenir le cours du métal, même si le prix de l’or peut également varier pour de nombreuses autres raisons. L’achat d’or physique permet alors de détenir directement le métal plutôt qu’une simple créance libellée en monnaie.

L’or protège-t-il contre tous les risques ? Non. Son prix peut baisser, sa conservation entraîne des coûts et sa revente peut être moins immédiate que celle d’un actif coté. Il ne remplace pas une épargne disponible, une assurance adaptée ou une allocation diversifiée. Avant tout achat de pièces ou de lingotins, il convient de comparer les frais, la liquidité et les conditions de conservation.

Faut-il acheter tout son or en une seule fois ? Une acquisition unique expose davantage au risque d’acheter au mauvais moment. Certains investisseurs préfèrent étaler leurs achats afin de réduire l’impact d’une variation ponctuelle du cours, tandis que d’autres privilégient une stratégie différente selon leur situation. Il n’existe pas de méthode universelle. Comparer les formats et planifier ses acquisitions peut aider à éviter une décision dictée par la peur ou l’euphorie.

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