Le prochain choc inflationniste ne viendra peut-être pas du pétrole brut
Le marché de l’énergie pourrait être en train de regarder au mauvais endroit. Depuis plusieurs mois, les investisseurs se concentrent principalement sur le prix du pétrole brut, comme si le cours du Brent ou du WTI suffisait à mesurer la véritable pression exercée sur l’économie mondiale. Or, selon Jeff Currie, fondateur et dirigeant de Real Macro et ancien responsable de la recherche sur les matières premières chez Goldman Sachs, le signal le plus important se trouve ailleurs : dans le prix du diesel, de l’essence, du carburant aérien et des produits raffinés. Diversifier son patrimoine avec l’or et l’argent Dans son entretien publié le 3 septembre 2026, l’analyste explique que les marchés pourraient être confrontés à un véritable scénario de « choc et stupeur » au cours du mois de septembre, lorsque les opérateurs comprendront que les ménages et les entreprises ne consomment pas directement le pétrole brut, mais les produits issus de son raffinage. Découvrir les métaux précieux comme actifs tangibles Cette distinction est essentielle, car un baril de brut relativement contenu peut parfaitement coexister avec un diesel extrêmement cher si les raffineries, les stocks et les routes commerciales sont sous tension. Accéder au catalogue d’or et d’argent Reuters souligne d’ailleurs que le conflit au Moyen-Orient a déjà fortement réduit les capacités de raffinage disponibles, tandis que les marges sur le diesel ont atteint des niveaux exceptionnels en Europe, en Asie et aux États-Unis.
Le « diesel crack » révèle la véritable tension du marché
Pour comprendre le raisonnement de Jeff Currie, il faut s’intéresser au « diesel crack », c’est-à-dire à l’écart entre le prix du diesel raffiné et celui du pétrole brut utilisé pour le produire. Cet indicateur permet de mesurer la rentabilité marginale du raffinage, mais aussi, indirectement, la tension qui existe entre l’offre de carburants immédiatement disponibles et la demande des transporteurs, des agriculteurs, des industriels et des ménages. Protéger une partie de son épargne avec l’or physique Lorsque cet écart s’élargit fortement, cela signifie que le problème ne vient pas nécessairement d’une pénurie de pétrole brut, mais d’un manque de capacité pour transformer ce pétrole en produits utilisables. Explorer une solution de diversification en métaux précieux Dans l’entretien, Jeff Currie évoque un écart du diesel avec le brut ayant dépassé 100 dollars par baril dans certaines observations de marché, alors que d’autres données présentées à l’écran faisaient état d’un niveau supérieur à 16 dollars selon la convention utilisée : ces chiffres ne sont donc pas directement comparables, car ils peuvent correspondre à des produits, des échéances ou des méthodes de calcul différentes. Comparer les possibilités d’achat d’or et d’argent Le point commun reste néanmoins le même : les produits raffinés se négocient avec une prime anormalement élevée par rapport au brut, ce qui signale une tension exceptionnelle sur l’aval de la chaîne énergétique.
Pourquoi les raffineries sont devenues le véritable goulot d’étranglement
La capacité mondiale de raffinage ne peut pas être augmentée rapidement. Une raffinerie est une infrastructure complexe, coûteuse et longue à construire, dont les équipements spécialisés nécessitent souvent des délais importants avant d’être remplacés ou réparés. Cette rigidité devient particulièrement problématique lorsque plusieurs régions productrices sont frappées en même temps par des conflits, des attaques, des arrêts techniques ou des restrictions logistiques. Renforcer son patrimoine avec des actifs physiques Reuters rapporte que plus de 20% des capacités de raffinage du Moyen-Orient auraient été affectées par le conflit, tandis que les frappes visant les infrastructures énergétiques russes auraient réduit le débit de raffinage du pays d’environ 30% au cours des derniers mois. Investir dans l’or et l’argent face aux tensions géopolitiques Jeff Currie ajoute à cette situation des années de sous-investissement, la fermeture de certaines unités anciennes et une stratégie industrielle qui a longtemps supposé que la demande de pétrole allait atteindre rapidement son sommet. Sélectionner des métaux précieux pour diversifier son épargne Le résultat est une capacité de production de carburants beaucoup moins flexible qu’auparavant, sans véritable réserve stratégique dédiée aux raffineries : les stocks de brut peuvent être mobilisés, mais cela ne permet pas de réparer instantanément une unité de distillation, un compresseur ou un échangeur thermique endommagé.
Le pétrole brut peut baisser sans faire reculer l’inflation
Cette situation remet en cause une vieille habitude des marchés : utiliser le prix du pétrole brut comme indicateur simplifié du coût de l’énergie. Cette approximation fonctionnait relativement bien lorsque l’écart entre le brut et les produits raffinés restait stable. Mais lorsque le diesel, l’essence et le carburant aérien se déconnectent du brut, le cours du baril ne suffit plus à mesurer l’inflation réellement ressentie par l’économie. Anticiper l’inflation avec une allocation en or Un baril de Brent autour de 90 ou 100 dollars peut ainsi donner une impression de normalité alors que les transporteurs paient beaucoup plus cher leur carburant, que les agriculteurs voient leurs coûts augmenter et que les entreprises de livraison répercutent progressivement leurs dépenses. Découvrir les solutions d’investissement en or et argent Jeff Currie estime que ce décalage pourrait provoquer une prise de conscience brutale chez les investisseurs, notamment si les indicateurs d’inflation intègrent plus fortement les prix des produits finis plutôt que la seule référence du brut. Choisir des actifs tangibles pour préserver son patrimoine Dans ce scénario, une baisse temporaire du pétrole ne suffirait pas nécessairement à faire reculer rapidement les prix à la consommation, car le facteur déterminant serait la disponibilité des carburants utilisables et non la quantité de pétrole extraite à la source.
Du diesel aux céréales : le carburant qui traverse toute l’économie
Le diesel ne concerne pas uniquement les stations-service et le transport routier. Il intervient à pratiquement toutes les étapes de la chaîne de production : extraction minière, agriculture, récolte, transport maritime, logistique, construction et distribution. C’est pourquoi une hausse durable du diesel peut se transmettre à une multitude de secteurs avant même que les ménages ne la voient apparaître clairement dans les statistiques officielles. Diversifier son exposition aux risques économiques avec l’or Un agriculteur consomme du carburant pour préparer ses terres, semer, traiter et récolter ; un transporteur en dépend pour déplacer les marchandises ; un exploitant minier l’utilise pour extraire et acheminer les minerais ; et un distributeur doit l’intégrer dans le coût final de chaque produit livré. Accéder à une offre d’or et d’argent pour investisseurs Jeff Currie résume cette mécanique en expliquant que de nombreuses matières premières sont, en pratique, une combinaison de terre déplacée et de diesel consommé. Cette relation est particulièrement importante pour les céréales, car le carburant augmente à la fois le coût de production et celui du transport, tandis que certaines récoltes servent aussi à produire des biocarburants, ce qui crée une concurrence supplémentaire entre alimentation et énergie. Investir dans des actifs physiques face aux risques de pénurie Une flambée du diesel peut donc alimenter simultanément l’inflation énergétique, l’inflation alimentaire et l’inflation des biens manufacturés.
Les céréales pourraient devenir le facteur surprise
Dans son analyse, Jeff Currie considère les céréales comme l’un des segments les plus sous-estimés du cycle actuel des matières premières. Les investisseurs se focalisent souvent sur le pétrole, le gaz ou les métaux, tandis que le marché agricole peut rester relativement discret jusqu’au moment où un choc logistique ou climatique provoque une réaction rapide des prix. Préserver son pouvoir d’achat avec l’or physique Or, les perturbations des corridors d’exportation de la mer Noire, la hausse des coûts du diesel et les risques météorologiques peuvent se combiner pour réduire l’offre disponible au moment même où la demande reste structurellement élevée. Explorer le catalogue de métaux précieux pour diversifier son patrimoine Les céréales sont également sensibles aux coûts de stockage, de séchage, de transport et d’assurance maritime, autant de postes qui peuvent augmenter lorsque les routes commerciales deviennent plus longues ou plus dangereuses. Compléter ses placements avec l’or et l’argent Le marché agricole peut donc entrer dans une phase de hausse non pas parce que la consommation alimentaire explose soudainement, mais parce que l’offre immédiatement disponible se contracte et que les acheteurs cherchent à reconstituer leurs stocks. Cette logique explique pourquoi une crise de l’énergie peut se transformer quelques semaines plus tard en crise alimentaire.
Les points de passage maritimes multiplient les risques
Le deuxième élément central du scénario défendu par Jeff Currie est la multiplication des goulets d’étranglement logistiques. Le détroit d’Ormuz constitue un point de passage majeur pour les hydrocarbures, mais il ne représente qu’un maillon d’un système beaucoup plus large. La mer Rouge, la mer Noire, le canal de Panama, le Rhin et les ports d’exportation jouent également un rôle essentiel dans la circulation mondiale de l’énergie, des céréales, des minerais et des produits manufacturés. Se positionner sur des actifs tangibles face aux risques logistiques Une perturbation isolée peut parfois être contournée, mais plusieurs perturbations simultanées réduisent fortement la capacité du commerce mondial à réorganiser ses flux. Sécuriser une partie de son patrimoine avec les métaux précieux Les navires peuvent être contraints d’emprunter des itinéraires plus longs, les cargaisons peuvent être retardées, les assurances peuvent augmenter et les stocks régionaux peuvent être consommés plus rapidement que prévu. Découvrir les opportunités d’achat d’or et d’argent Reuters décrit précisément cette fragilité du système de raffinage : même une réouverture progressive d’une route stratégique ne suffirait pas à restaurer immédiatement les capacités perdues, car les infrastructures endommagées doivent être réparées et les stocks reconstitués.
Pourquoi la Réserve fédérale ne peut pas réparer une raffinerie
La question monétaire devient particulièrement complexe dans un contexte de choc d’offre. Lorsque l’inflation provient d’une demande excessive, une banque centrale peut généralement ralentir l’économie en augmentant ses taux, en renchérissant le crédit et en réduisant les dépenses. Mais lorsque le problème vient d’une raffinerie détruite, d’un corridor maritime interrompu, d’un port bloqué ou d’une récolte insuffisante, des taux plus élevés ne créent ni diesel, ni céréales, ni capacité de transport supplémentaire. Protéger son épargne contre la dépréciation monétaire avec l’or Jeff Currie estime donc que la Réserve fédérale ne peut pas empêcher directement la hausse des prix provoquée par ces contraintes physiques, même si elle peut tenter de limiter les effets secondaires sur les salaires, les anticipations d’inflation et la demande intérieure. Diversifier son patrimoine avec des métaux précieux physiques Le dilemme est alors évident : relever les taux risque d’aggraver le ralentissement économique et la charge de la dette, tandis que les maintenir trop bas peut laisser s’installer une inflation persistante. Construire une stratégie patrimoniale plus résiliente Dans ce type d’environnement, les banques centrales peuvent surtout agir sur la demande et la crédibilité monétaire, mais elles ne peuvent pas supprimer la rareté physique qui se trouve à l’origine du choc.
Le sous-investissement prépare un cycle haussier des matières premières
Au-delà des conflits actuels, Jeff Currie insiste sur une tendance plus ancienne : le sous-investissement chronique dans les infrastructures énergétiques et minières. Après la forte correction du pétrole à partir de 2014, de nombreuses entreprises ont réduit leurs dépenses d’exploration et de développement, préférant restituer des liquidités aux actionnaires plutôt que financer de nouvelles capacités. Investir dans l’or et l’argent pour accompagner une stratégie de long terme Cette discipline financière a pu améliorer les bilans des producteurs, mais elle a aussi diminué la marge de sécurité du système mondial. Lorsque la demande repart ou qu’une infrastructure est détruite, il existe moins de projets immédiatement disponibles pour compenser le déficit. Accéder aux métaux précieux comme réserve de valeur Le problème est encore plus marqué dans les secteurs où une nouvelle mine, une raffinerie ou un terminal nécessite plusieurs années avant d’entrer en production. Diversifier son épargne avec des actifs rares et tangibles Pour Jeff Currie, cette combinaison entre une offre rigide, des infrastructures vieillissantes, des contraintes environnementales et une demande toujours présente pourrait soutenir un cycle haussier structurel des matières premières, même si les tensions géopolitiques du moment venaient à se calmer.
Le cuivre, l’aluminium et les métaux de l’électrification
Le prochain grand cycle des matières premières ne concernera pas uniquement les hydrocarbures et l’agriculture. L’électrification de l’économie, les centres de données et les investissements massifs dans l’intelligence artificielle augmentent la demande de cuivre, d’aluminium, de nickel, de lithium, de cobalt et d’argent. Jeff Currie considère notamment le cuivre comme un métal stratégique appelé à jouer un rôle comparable à celui du pétrole dans une économie davantage dépendante de l’électricité. Découvrir l’or et l’argent pour diversifier son exposition aux métaux Le cuivre est utilisé dans les transformateurs, les réseaux électriques, les câbles, les batteries et les infrastructures nécessaires à l’alimentation des centres de données. Explorer les possibilités d’achat d’argent métal L’aluminium peut parfois remplacer le cuivre dans certaines applications, mais cette substitution dépend de la configuration des réseaux, de la densité urbaine, de la nécessité d’enterrer les câbles et des contraintes techniques propres à chaque projet. Renforcer son patrimoine avec des métaux précieux physiques La transition énergétique ne supprime donc pas la dépendance aux matières premières : elle la déplace vers de nouveaux métaux et de nouvelles infrastructures, tout en augmentant la pression sur les réseaux électriques et les capacités minières.
Pourquoi l’or ne réagit pas comme les autres matières premières
L’or occupe une place particulière dans ce cycle, car il combine une dimension de métal physique, d’actif monétaire et de réserve de valeur. Contrairement au cuivre ou au diesel, il n’est pas principalement consommé par l’industrie dans le fonctionnement quotidien de l’économie. Son prix dépend davantage des taux d’intérêt réels, de la confiance dans les monnaies, des achats des banques centrales, des risques géopolitiques et de la perception de la stabilité du système financier. Investir dans l’or physique comme réserve de valeur Jeff Currie relie notamment la progression de l’or à la dépréciation monétaire et au changement de comportement des banques centrales depuis le gel des réserves russes en 2022, événement qui a renforcé l’intérêt de certains pays pour les actifs ne dépendant pas directement du système obligataire américain. Choisir l’or et l’argent pour diversifier son patrimoine L’or peut donc bénéficier simultanément de deux dynamiques : la crainte d’une inflation persistante liée à la rareté physique et la crainte d’une dilution de la valeur des monnaies liée aux politiques budgétaires et monétaires. Accéder au catalogue de produits d’investissement en or Cela ne signifie pas que le cours du métal jaune progresse en ligne droite ni qu’il soit sans risque, mais plutôt qu’il répond à des moteurs différents de ceux qui déterminent le prix du pétrole ou du cuivre.
Le retour de l’inflation par les coûts pourrait surprendre les marchés
Le scénario le plus préoccupant serait celui d’une inflation par les coûts qui se propage progressivement dans l’économie. Dans un premier temps, les entreprises absorbent une partie de la hausse du diesel, du transport et des intrants afin de préserver leurs parts de marché. Ensuite, lorsque leurs marges deviennent trop faibles, elles augmentent leurs prix, réduisent leurs investissements ou ralentissent leurs embauches. Préserver son patrimoine face à l’inflation avec l’or Les consommateurs finissent alors par payer plus cher les aliments, les déplacements, les biens de consommation et les services dépendants de la logistique. Diversifier son épargne grâce aux métaux précieux Reuters indique que les données d’inflation publiées en 2026 ont déjà montré une accélération des coûts de l’énergie dans plusieurs grandes économies, avec une progression notable des prix de l’essence et du diesel. Investir dans des actifs physiques face aux tensions sur les prix Si cette pression persiste, les banques centrales pourraient être confrontées à une situation particulièrement inconfortable : une inflation trop élevée pour justifier une politique très accommodante, mais une économie trop fragile pour supporter durablement des taux nettement supérieurs.
Quelles conséquences pour les investisseurs en 2026 ?
Pour les investisseurs, l’analyse de Jeff Currie ne constitue pas une invitation à acheter mécaniquement toutes les matières premières, mais plutôt un appel à revoir les indicateurs suivis. Le prix du brut reste important, mais il doit être observé avec les marges de raffinage, les stocks de diesel, les niveaux de fret, les récoltes, les primes régionales et la structure des contrats à terme. Élargir sa diversification avec l’or et l’argent Les marchés de matières premières sont également très différents des actions ou des obligations, car ils sont directement soumis à la rareté physique, aux coûts de stockage et à la difficulté de transférer une production future vers le présent. Découvrir des actifs tangibles pour une stratégie patrimoniale Dans un environnement marqué par les tensions géopolitiques, le sous-investissement et la dépréciation monétaire, certains investisseurs peuvent chercher à répartir leur exposition entre énergie, agriculture, métaux industriels et or, tout en gardant à l’esprit que chaque marché comporte une volatilité et des risques spécifiques. Construire une allocation diversifiée avec les métaux précieux L’or peut jouer un rôle défensif dans une stratégie globale, mais il ne remplace ni une réserve de liquidités, ni une analyse du risque, ni une diversification entre plusieurs classes d’actifs.
Conclusion : le véritable signal se trouve dans les produits finis
Le message central de Jeff Currie est simple, mais il pourrait avoir des conséquences importantes : pour mesurer le risque inflationniste, il ne faut pas seulement regarder le pétrole brut, mais surtout les produits que l’économie consomme réellement. Le diesel, l’essence, le carburant aérien, les céréales et les métaux industriels sont reliés par les mêmes contraintes : dépendance au transport, disponibilité limitée des infrastructures, sous-investissement et vulnérabilité des routes commerciales. Protéger son patrimoine avec l’or et l’argent Si les capacités de raffinage restent insuffisantes, si les corridors maritimes demeurent perturbés et si les stocks continuent de diminuer, l’inflation pourrait rester plus persistante que ne le suggère le seul cours du Brent. Accéder au catalogue d’or et d’argent physique Le scénario d’un « choc et stupeur » en septembre ne doit pas être interprété comme une certitude, mais comme une hypothèse de marché fondée sur une série de déséquilibres visibles dans l’énergie, l’alimentation et la logistique mondiale. Diversifier son épargne avec des actifs tangibles Dans ce contexte, l’or, l’argent, les matières premières et les infrastructures peuvent attirer l’attention des investisseurs qui cherchent des actifs exposés à la rareté physique ou capables de résister partiellement à la dépréciation monétaire. Toute décision doit toutefois tenir compte de la volatilité, de l’horizon d’investissement, des frais, de la liquidité et du risque de perte en capital.



