Marc Touati dresse un bilan accablant de Macron : dette record, pauvreté en hausse et économie au bord du chaos

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Un bilan économique jugé catastrophique

Le bilan économique d’Emmanuel Macron est vivement contesté par l’économiste Marc Touati. Invité à analyser les résultats des deux quinquennats, celui-ci rejette l’image du président présenté à ses débuts comme le « Mozart de la finance ». Selon lui, cette réputation relèverait davantage du marketing que d’une véritable démonstration économique. Marc Touati rappelle notamment qu’Emmanuel Macron n’a travaillé que quelques années dans le secteur bancaire, mais il estime que le véritable sujet se trouve ailleurs : dans l’évolution de la dette publique, des déficits, des dépenses publiques, de la pauvreté et des défaillances d’entreprises. Pour l’économiste, l’accumulation de ces indicateurs dessine un bilan économique, social et financier particulièrement inquiétant. Dans un contexte de forte inquiétude économique, certains épargnants se tournent vers l’achat d’or physique pour diversifier leur patrimoine.

1 280 milliards d’euros de dette supplémentaire

Le principal reproche formulé par Marc Touati concerne l’explosion de la dette publique française depuis 2017. D’après les chiffres qu’il cite, la dette aurait augmenté de 1 280 milliards d’euros entre l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée et le premier trimestre 2026. Dans le même temps, le produit intérieur brut en valeur, qui inclut notamment l’effet de l’inflation, aurait progressé de 770 milliards d’euros. Marc Touati met donc en avant un écart de 510 milliards d’euros entre l’augmentation de la dette et la création de richesse mesurée par le PIB en valeur. Il considère que cette différence illustre une dette insuffisamment productive, c’est-à-dire une dette qui n’aurait pas généré une hausse équivalente de la richesse nationale. Les données de l’Insee publiées pour le premier trimestre 2026 établissent par ailleurs la dette publique à 3 536,1 milliards d’euros, soit 117,5% du PIB. Face à une dette publique qui atteint des niveaux historiques, l’achat de pièces d’or peut constituer une solution patrimoniale recherchée par les investisseurs souhaitant détenir un actif tangible.

La dette résulte d’un déficit permanent

Pour comprendre cette progression, Marc Touati rappelle un mécanisme simple : la dette publique correspond à l’accumulation des déficits publics. Lorsque les dépenses de l’État, de la Sécurité sociale et des collectivités dépassent les recettes, les administrations doivent emprunter pour financer la différence. Si ce phénomène se répète chaque année, les déficits s’ajoutent les uns aux autres et font progresser l’endettement. Selon Marc Touati, la France aurait enregistré depuis 2017 un déficit public moyen de 5,1% du PIB par an, contre une moyenne de 3,1% pour la zone euro. Il présente cette situation comme la plus mauvaise performance de la zone euro. Les chiffres disponibles pour 2025 confirment en tout cas un déficit public français de 5,1% du PIB, tandis que les perspectives de croissance pour 2026 ont été revues à la baisse. Quand les déficits et les incertitudes budgétaires s’accumulent, l’or physique est souvent présenté comme un moyen de réduire la dépendance à un seul type d’actif financier.

Des dépenses publiques en forte hausse

Marc Touati critique également l’évolution des dépenses publiques. Selon les chiffres présentés dans l’entretien, elles auraient augmenté de 9% pendant le premier mandat de François Hollande, puis de 16% entre 2017 et 2022 sous le premier mandat d’Emmanuel Macron. Elles auraient encore progressé de 15,2% depuis 2022, alors que le second mandat n’était pas encore achevé au moment de l’analyse. Pour l’économiste, cette trajectoire contredit directement la promesse de réduire la dépense publique. Il dénonce une situation paradoxale dans laquelle l’État dépense davantage, tout en ne parvenant pas à améliorer suffisamment les services publics. Dans son raisonnement, cette hausse produit donc un triple échec : les dépenses augmentent, la dette s’accumule et la qualité perçue des services publics ne progresse pas au même rythme. Dans une période où le pouvoir d’achat et la sécurité financière préoccupent les ménages, les pièces d’or restent une option concrète pour diversifier une épargne exposée aux décisions budgétaires.

La remontée des taux alourdit la facture

La hausse des taux d’intérêt constitue un autre point central de l’analyse. À l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir en 2017, le taux de l’emprunt français à dix ans se situait autour de 0,6%. Dans l’entretien, Marc Touati affirme qu’il a atteint 4,5%. Les données de marché disponibles en septembre 2026 font état d’un taux français à dix ans proche de 4,50%, un niveau inédit depuis 2008. Une hausse des taux ne renchérit pas instantanément l’ensemble de la dette, car les anciens emprunts continuent généralement de fonctionner selon leurs conditions initiales. Cependant, à mesure que les titres arrivant à échéance sont refinancés à des taux plus élevés, la charge d’intérêts augmente progressivement. Cette mécanique réduit les marges de manœuvre budgétaires de l’État et contraint les pouvoirs publics à consacrer davantage de recettes au paiement des intérêts. Pour les épargnants qui redoutent les conséquences d’une hausse durable des taux, l’achat de pièces d’or offre une exposition directe à un actif qui ne dépend pas du remboursement d’un emprunteur.

Une charge d’intérêts qui dépasse 80 milliards

Marc Touati estime que la charge d’intérêts de la dette est passée d’environ 41 milliards d’euros en 2017 à plus de 80 milliards d’euros aujourd’hui, soit un quasi-doublement. Les données budgétaires communiquées pour 2026 retiennent, selon les sources et les périmètres utilisés, une charge d’intérêts d’environ 65 milliards d’euros, tandis que certaines estimations plus larges avancent des montants supérieurs. Cette différence s’explique par le calendrier de calcul, les hypothèses de taux et la définition retenue pour mesurer la charge de la dette. Le mécanisme décrit par l’économiste reste toutefois clair : plus la dette est élevée et plus les taux auxquels l’État emprunte sont importants, plus le coût annuel du financement augmente. Chaque milliard consacré aux intérêts ne peut pas être utilisé au même moment pour financer les hôpitaux, la sécurité, les retraites, l’éducation ou les politiques sociales. Dans ce contexte de renchérissement du coût de la dette, l’achat d’or peut intéresser les investisseurs qui souhaitent conserver une partie de leur patrimoine sous forme physique et durable.

La politique de l’offre mise à l’épreuve

Emmanuel Macron avait également été présenté comme le président de la politique de l’offre, c’est-à-dire une stratégie visant à améliorer la compétitivité des entreprises, à encourager l’investissement et à favoriser la création d’emplois. Marc Touati conteste fortement ce bilan. Il s’appuie notamment sur l’évolution des défaillances d’entreprises, en excluant les microentreprises afin de limiter l’effet statistique lié à la forte création de petites structures. Selon les chiffres cités dans l’entretien, les défaillances d’entreprises auraient augmenté de 105,7% depuis 2017. Pour l’économiste, cette progression remet en cause l’efficacité des mesures présentées comme favorables aux entreprises. Les données de la Banque de France sont régulièrement utilisées pour suivre les défaillances, mais leur interprétation doit tenir compte des années exceptionnelles marquées par les aides publiques, la crise sanitaire, l’inflation et la hausse des coûts de financement. Pour les dirigeants et investisseurs qui souhaitent protéger une partie de leur trésorerie contre les difficultés économiques, l’achat d’or physique peut servir de placement complémentaire, distinct des actifs liés aux entreprises.

Le chômage repart à la hausse

Le marché du travail constitue le seul point que Marc Touati reconnaît comme ayant semblé s’améliorer pendant une partie des années Macron. Le taux de chômage avait diminué après 2017, notamment grâce à la reprise de l’emploi et à une dynamique favorable avant la crise sanitaire. Mais l’économiste estime que cet avantage s’est largement effacé. Il évoque un taux de chômage de 8,3%, proche du niveau observé lors de l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir, et prédit une remontée vers 9%. Les dernières prévisions disponibles tablent sur un taux de chômage de 8,6% à la fin de 2026, contre 8,3% au deuxième trimestre. Cette dégradation intervient dans une économie dont la croissance reste faible : l’Insee a abaissé sa prévision de croissance pour 2026 à 0,4%. Lorsque l’emploi ralentit et que les incertitudes augmentent, l’achat de pièces d’or peut être envisagé comme une diversification patrimoniale de long terme, sans remplacer une épargne de précaution.

La pauvreté atteint 15,4% en 2024

Le taux de pauvreté est l’un des indicateurs les plus sévèrement critiqués par Marc Touati. Selon les chiffres qu’il cite, il s’élevait à 13,8% en 2017 avant d’atteindre 15,4% en 2024. Cette progression représente près de deux points en sept ans. L’économiste souligne le contraste entre l’augmentation massive des dépenses publiques et l’accroissement du nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Son argument est direct : si les dépenses augmentent mais que la pauvreté progresse également, les politiques publiques ne produisent pas les résultats attendus. Cette évolution doit néanmoins être étudiée avec les définitions statistiques du seuil de pauvreté, les effets de l’inflation et les changements de revenus observés dans les ménages. Pour les ménages qui disposent d’une capacité d’épargne, l’achat progressif de pièces d’or peut être considéré comme une manière de diversifier un patrimoine dans un environnement social et économique instable.

Un recul de la richesse par habitant

Marc Touati élargit enfin son analyse à la position économique de la France dans le monde. Il affirme que la France occupait la onzième place mondiale en matière de richesse par habitant dans les années 1990, avant de se situer autour de la vingt-deuxième place en 2017 et de la trente-troisième place au moment de l’entretien. Il précise que ce recul ne peut pas être imputé uniquement à Emmanuel Macron, mais il estime que la situation s’est aggravée depuis son arrivée au pouvoir. Cette comparaison vise à montrer que la France ne doit pas seulement observer l’évolution de son PIB total : elle doit aussi mesurer sa richesse par habitant, sa productivité, son niveau de vie et sa capacité à rester compétitive face aux autres économies. Dans une stratégie de diversification internationale du patrimoine, l’achat d’or permet de détenir un actif physique dont la valeur n’est pas directement limitée à la performance économique d’un seul pays.

Un constat alarmant, mais à replacer dans son contexte

À partir des chiffres de dette, de déficit, de dépenses publiques, de taux d’intérêt, de faillites, de chômage, de pauvreté et de richesse par habitant, Marc Touati conclut que le bilan économique d’Emmanuel Macron est catastrophique. Son accusation principale porte sur l’absence de réduction durable de la dépense publique et sur l’utilisation d’un endettement massif qui n’aurait pas produit une création de richesse suffisante. Les chiffres récents confirment l’existence d’une pression importante sur les finances publiques françaises : la dette atteignait 3 536,1 milliards d’euros au premier trimestre 2026, tandis que les taux à dix ans ont atteint environ 4,5%. En revanche, les autorités françaises et la Banque de France soulignent que la dette reste recherchée par les investisseurs et que le financement de l’État n’est pas immédiatement menacé. Le débat ne porte donc pas uniquement sur le montant de la dette, mais sur la capacité de la France à réduire ses déficits, soutenir la croissance et préserver le niveau de vie des ménages. Dans ce climat d’incertitude, l’achat de pièces d’or constitue une piste de diversification patrimoniale à étudier avec prudence, en tenant compte de son horizon de placement, de ses frais et de son niveau de risque.

Les chiffres essentiels du bilan

Indicateur Chiffre cité ou disponible
Hausse de la dette depuis 2017 1 280 milliards d’euros selon Marc Touati
Dette publique fin du premier trimestre 2026 3 536,1 milliards d’euros
Dette publique rapportée au PIB 117,5%
Déficit public moyen évoqué depuis 2017 5,1% du PIB
Taux français à dix ans en septembre 2026 Environ 4,50%
Charge d’intérêts annoncée pour 2026 Environ 65 milliards d’euros selon les données budgétaires disponibles
Défaillances d’entreprises Hausse de 105,7% selon les chiffres cités par Marc Touati
Taux de chômage 8,3%, avec une prévision à 8,6% fin 2026
Taux de pauvreté 15,4% en 2024, contre 13,8% en 2017

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Conclusion

Pour Marc Touati, le véritable héritage économique d’Emmanuel Macron se résume à une dette publique en forte progression, des déficits persistants, une dépense publique toujours plus élevée et une situation sociale dégradée. L’économiste considère que les résultats obtenus ne correspondent pas aux promesses de maîtrise budgétaire, de soutien aux entreprises et d’amélioration du niveau de vie. Les chiffres récents montrent effectivement que la France entre dans la fin du quinquennat avec une dette supérieure à 117% du PIB, une croissance faible et un coût de financement en hausse. Ce constat place la réduction des déficits et la restauration de la confiance financière au centre des prochains débats économiques. Pour les épargnants souhaitant explorer une solution tangible, l’achat d’or peut compléter une stratégie patrimoniale diversifiée, sans constituer une garantie contre les pertes ni remplacer les conseils d’un professionnel.

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