70 000 entreprises détruites : le silence assourdissant d’un pays en liquidation
Dans cet atelier, le silence a remplacé le fracas des machines. Les outils sont restés sur les établis, les lunettes de protection traînent encore, le maillet repose là où il a été posé. On croirait que les ouvriers sont partis en week-end. Sauf qu’ils ne reviendront pas. C’est la fin d’une histoire vieille de 26 ans pour Christophe Gastelet, salarié devenu PDG de cette entreprise de métallerie industrielle, aujourd’hui en liquidation judiciaire. Il y a un an, la société était déjà en redressement judiciaire, sous-traitante d’une industrie automobile en crise structurelle. Christophe travaillait alors près de 18 heures par jour pour tenter de sauver son outil de production, convaincu qu’avec trois ans d’efforts collectifs, la trésorerie pourrait être reconstituée et la dette remboursée. Mais il s’est battu seul. Les clients, effrayés par le placement en redressement, ont fui. À partir de ce moment, vous êtes blacklistés. Ils ne m’ont plus donné d’activité, parce qu’ils avaient peur, alors qu’au départ, il n’y avait pas de risque réel. Des clients qui se permettent de ne pas payer, même si ce sont de gros donneurs d’ordres, et ça prend du temps. Pendant ce temps, moi, dans ma situation, tout ce que j’achète, je dois le payer comptant, à la commande. Et donc j’avance la trésorerie. Un cercle vicieux implacable. Le patron s’est retrouvé avec de nombreux impayés sur les bras, aggravant un peu plus sa situation économique déjà critique. Les mises en demeure de payer se sont multipliées, notamment pour la TVA : sur ce courrier, j’ai 2 000 euros de pénalité. Donc déjà, je ne peux pas payer, mais en plus, on me demande de payer encore plus. Avec la faillite de son entreprise, Christophe Gastelet a perdu tout l’argent qu’il avait investi, plus de 370 000 euros. Pour traverser cette épreuve, il a eu droit à une prise en charge psychologique. Pour moi, c’est indispensable. Parce que pour une fois, en tant que chef d’entreprise, vous n’êtes pas tout seul. Vous avez le droit à quelque chose. Et je pense qu’il faut en profiter, parce qu’on ne sait jamais. On a beau être fort, je pense que je suis très fort moralement, mais on ne sait jamais. Il ne faut pas grand-chose pour basculer. Une bataille usante. Mais malgré l’arrêt définitif de son entreprise, Christophe a décidé d’aller jusqu’au bout, d’honorer la livraison de ses tout derniers clients. Des clients inquiets en voyant le maillon d’une chaîne se briser. C’est un fournisseur de confiance. On travaille ensemble, on perd quelqu’un, on perd un savoir-faire. Il faut le retrouver. C’est tellement lourd de créer une entreprise. Ce n’est pas simple. Et honnêtement, il faut beaucoup de courage. Depuis notre tournage, Christophe Gastelet a retrouvé un emploi. À 56 ans, fini la vie de patron. Il est salarié cette fois-ci. Une chute brutale pour un homme qui a tout donné. Et pendant ce temps, le compteur des défaillances a franchi le seuil de 71 000 entreprises sur douze mois glissants au premier trimestre 2026, un niveau jamais atteint dans l’histoire économique contemporaine de la France. L’année 2025 s’était déjà achevée sur un record historique de 69 957 défaillances, selon le recensement d’Altares, un chiffre qui n’avait été atteint ni lors de la crise financière de 2008, ni au moment de la crise des dettes souveraines de 2010 à 2012. Au premier semestre 2026, 37 700 entreprises ont fait l’objet d’une procédure collective, soit 1 500 de plus que sur la même période en 2025. La Banque de France elle-même le confirme : le niveau de défaillances atteint en 2025 « n’avait été atteint ni lors de la crise financière de 2008, ni au moment de la crise des dettes souveraines ». Et ce qui m’inquiète, c’est que nos gouvernements ne s’inquiètent pas. Mais qui c’est qui finance le système ? C’est ceux qui travaillent. Et là, on est de moins en moins nombreux à travailler. Donc à un moment donné, le système va exploser. Mais là, on a bientôt les élections, est-ce qu’on en parle ? Non. Ce n’est pas ça la priorité, parce que la priorité, c’est d’être élu. Donc on ne va pas parler des problèmes. Et tant qu’on va faire ça, on va à la catastrophe. Pour sécuriser votre avenir dans ce contexte de destruction massive d’emplois et d’entreprises, l’achat d’or physique reste la seule protection éprouvée contre l’effondrement monétaire.
La France paie sa dette à 4,5% : la prime de risque d’un État en déclin
On a commencé en parlant des taux au monde. Et puis on arrive à l’histoire. C’est la vraie vie. Un chef d’entreprise qui, lui, doit rembourser sa dette. La question de Philippe est cruciale : comment est-il possible d’avoir en France des taux d’intérêt supérieurs à ceux de l’Espagne, de l’Italie et de la Grèce ? La réponse est brutale : la qualité de la dette française s’est dégradée par rapport à ces trois pays qui, eux, depuis la crise grecque de 2012, ont fait véritablement des efforts. C’est-à-dire qu’ils ont des budgets en dessous, enfin pas à l’équilibre, mais avec un déficit autour de 3%. Et ils ont une croissance pour l’Espagne qui est une des plus fortes croissances de la zone euro. Donc les efforts chez eux ont été faits. Et nous, en fait, nous, on n’a pas fait d’effort. Donc on est en train de payer ce manque de rigueur budgétaire. Est-ce parce qu’un État est considéré comme moins solvable que les taux d’intérêt des emprunts augmentent ? Oui, en partie. C’est ce qu’on appelle la prime de risque. Ce n’est pas qu’il est moins solvable, c’est qu’il est plus risqué. C’est-à-dire que si la France aujourd’hui s’endette à un peu plus de 4% et que l’Allemagne est à 3,3, 3,4%, c’est qu’on considère que la France a plus de risque de ne pas rembourser sa dette que l’Allemagne. Ça ne veut pas dire qu’elle ne va pas rembourser, mais en fait vous avez une corrélation entre le taux d’intérêt et le risque, a priori, le rendement et le risque. Sur l’histoire de la France qui s’est déclassée, et c’est vrai qu’on l’a dit, Dominique le disait en début d’émission, c’est un coup dur pour la France parce que l’Italie était vue comme vraiment le mauvais élève budgétaire. Je ne parle même pas de la Grèce, du mauvais élève budgétaire, c’est-à-dire croissance faible, fort vieillissement, une dette très élevée. La France est passée devant. Et si vous regardez les graphiques, le point de rupture, c’est la dissolution. La dissolution crée une rupture, on n’a pas accéléré, mais on est passé de 0,5 points d’écart de primes de risques, et depuis, en fait, on navigue avec cette nouveauté. Et c’est pour ça que j’ai dit, en fait, la question, elle est aussi politique. On a ouvert la boîte de Pandore. Ce n’est pas que l’économie a basculé du jour au lendemain. En 2024, on avait déjà des problèmes de dette, de déficit, on connaissait nos difficultés. La vraie différence, c’est la stabilité politique. Ce n’est pas la dissolution, c’est le résultat sorti des urnes. Oui, c’est l’instabilité politique. Le taux à 10 ans de la France tourne autour de 4,00% dans notre base de travail récente, avec un spread d’environ +82 points de base face au Bund allemand. Lors de la rédaction du rapport du Sénat sur le projet de loi de finances pour 2026, le spread italien vis-à-vis de l’Allemagne (75 points de base) est même légèrement inférieur à celui de la France (79 points de base). Les intérêts de la dette coûtent environ 64,7 milliards d’euros par an à l’ensemble des administrations publiques, selon l’INSEE 2025. Dans un contexte de resserrement quantitatif, les taux à 10 ans continueraient à croître, pour s’élever à 3,7% fin 2025 et à 3,8% fin 2026, selon les hypothèses du Sénat. Derrière tout cela, il y a la richesse par habitant. Et là aussi, les derniers indicateurs sont inquiétants pour les Français, puisque vous parlez de déclassement concernant les finances publiques, etc. Mais sur le PIB par habitant, la France est passée en dessous de la moyenne européenne. On l’est pour la quatrième année consécutive. Alors, à la fois parce qu’il y a des pays comme la Pologne, la République tchèque, qui rattrapent la moyenne européenne, et tant mieux, bravo pour eux, mais aussi parce que relativement, on se déclasse pour deux raisons connues. La première, c’est qu’on travaille moins que les autres collectivement. Et la deuxième, c’est les questions politiques. Face à un État qui emprunte à 4% et dont la charge d’intérêts explose, l’or physique constitue la seule réserve de valeur indépendante de la solvabilité des États.
PIB par habitant : la France sous la moyenne européenne pour la quatrième année consécutive
Selon les derniers chiffres d’Eurostat, la France serait, pour la quatrième année d’affilée, sous la moyenne européenne en termes de PIB par habitant. Selon les chiffres diffusés mercredi 25 mars par Eurostat, l’organisme statistique de l’Union européenne, le produit intérieur brut (PIB) par tête de la France se situerait en 2025 sous la moyenne européenne pour la quatrième année consécutive. Pour la troisième année consécutive, le PIB par habitant français est inférieur à celui de la moyenne de l’Union européenne. En mai 2025, la France a été dépassée par l’Italie pour la première fois. L’écart avec l’Espagne n’est plus que de 16%. Selon l’Office statistique de l’Union européenne Eurostat, en 2024, le produit intérieur brut (PIB) par habitant de la France est passé en dessous de la moyenne des 27 pays de l’Union européenne. Pour en revenir aux chiffres d’Eurostat, le PIB par habitant en France, exprimé en parité de pouvoir d’achat (PPA), représente un indice de 98,2 (base 100 pour la moyenne de l’UE). Autrement dit, en tenant compte des différences de prix, le niveau de vie réel moyen d’un Français est désormais inférieur à celui du citoyen européen moyen. Par comparaison, l’Allemagne affiche un indice de 116,1 (soit 16% au-dessus de la moyenne), les Pays-Bas 133,9, ou encore la Belgique 116,8. La France y apparaît sous la moyenne européenne, avec un PIB par habitant de 40 768 euros, contre 41 600 euros pour l’Union européenne. Les données d’Eurostat montrent alors qu’au cours des trois dernières années, le PIB par habitant de la France est passé sous la moyenne européenne. Il se situe, en 2024, à 39 100 euros contre 39 700 euros pour les 27 pays de l’Union européenne. Longtemps au-dessus de 15% de la moyenne européenne, le PIB par habitant français est passé en dessous en 2022. En 2025, il égale presque celui de Chypre, selon les données d’Eurostat. En 2025, l’indice français atteint 98 (base 100 pour l’UE), soit un niveau comparable à celui de Chypre. Les chiffres d’Eurostat et de l’Insee confirment ce décrochage relatif : en 2025, le PIB par habitant français s’établit autour de 40 700 SPA, contre 41 600 pour la moyenne de l’UE à 27 et 43 300 pour la zone euro. Le PIB par habitant en France plafonne à 40 700 euros en 2025. La moyenne de l’Union européenne à 27 pays grimpe à 41 600 euros. La moyenne de la Zone euro s’établit quant à elle à 43 300 euros. L’Insee enfonce le clou avec une comparaison qui fait grincer des dents : avec un indice de 98 (la moyenne européenne étant fixée à 100), la France affiche désormais un niveau de richesse par habitant rigoureusement identique à celui de Chypre. Avec un indice de 98, la France est sous la moyenne européenne (-2%). Dans ce contexte d’appauvrissement relatif et de perte de compétitivité structurelle, l’acquisition de pièces d’or comme le 20 francs Marianne Coq représente un ancrage patrimonial hors système bancaire.
Assurance-vie : la loi Sapin 2, une menace réelle de blocage en 2026
L’assurance-vie peut-elle être confisquée ? Comme Dominique Seux l’avait dit tout à l’heure, sur cette loi Sapin II, manifestement, elle ouvrait peut-être une petite piste pour ça. Mais dans les faits, franchement, je ne pense pas. En revanche, ce qui est vrai, c’est que l’assurance-vie a aujourd’hui un régime fiscal vraiment avantageux. Et ça, peut-être que ça pourrait être remis en cause par certains candidats lors de l’élection présidentielle. Mais ça ne concernera pas ceux qui ont ouvert… Ça veut dire qu’il faut que ce soit moins intéressant de placer son argent dans une assurance-vie ? Dans l’avenir, voilà. En tout cas, il y aura peut-être une remise en cause du cadre fiscal de l’assurance-vie. Assurance-vie Sapin 2 : 2 020 milliards d’euros d’encours et 54 millions de contrats. Le HCSF peut-il vraiment bloquer vos retraits en 2026, et dans quels cas ? Le blocage ne concerne pas l’intégralité de votre contrat : il cible spécifiquement la part investie en fonds euros. La loi Sapin 2 (article 49, codifié à l’article L. 631-2-1 du Code monétaire et financier) donne au HCSF le pouvoir de bloquer temporairement les rachats et les arbitrages sortants sur la part en fonds euros de votre contrat. La part investie en unités de compte n’est pas concernée. En mars 2026, votre assurance-vie reste pleinement liquide. Le blocage prévu par Sapin 2 est une mesure d’exception, limitée à la part en fonds euros, et qui ne peut intervenir que si le HCSF constate une menace grave et caractérisée pour la stabilité du système financier français. La durée maximale est de 6 mois au total : 3 mois initiaux, renouvelables une seule fois pour 3 mois supplémentiers. La loi est précise : durée initiale maximale : 3 mois ; renouvellement possible : une fois ; durée totale maximale : 6 mois. Oui. L’article L.631-2-1 du Code monétaire et financier autorise le Haut Conseil de Stabilité Financière à suspendre temporairement les rachats, à reporter les arbitrages et à bloquer les versements sur les contrats d’assurance vie des assureurs établis en France, en cas de menace grave pour la stabilité financière. La loi Sapin 2 n’est ni une nationalisation, ni une confiscation, ni une saisie. C’est un coupe-circuit macroprudentiel de 6 mois maximum, jamais activé depuis 2016, qui peut suspendre temporairement la liquidité de votre fonds en euros sans toucher à la propriété, aux intérêts servis, à la garantie décès ou à la fiscalité. Non, aucun contrat français n’est aujourd’hui bloqué au titre de Sapin 2. La mesure n’a jamais été activée depuis 2016. Si elle l’était, le blocage serait collectif, pas individuel : il s’appliquerait à tous les contrats français de fonds en euros visés par la décision du HCSF, et serait plafonné à 6 mois cumulés (3 mois renouvelables une seule fois). Au-delà, la mesure tombe automatiquement. Vos fonds restent les vôtres et le contrat continue d’évoluer pendant la période de blocage. Pendant cette période, les intérêts continuent à courir sur le fonds euros, et les versements restent possibles. En théorie, un transfert interne (Fourgous / PACTE) reste possible pendant un blocage puisqu’il ne constitue pas un rachat. En pratique, l’ensemble des opérations est figé. Face à ce risque de gel temporaire de vos liquidités en cas de crise systémique, détenir de l’or physique en dehors du circuit bancaire garantit un accès permanent à votre richesse.
Un système au bord de l’explosion : quand les entrepreneurs sont abandonnés
On sait qu’en France se créent et se détruisent chaque jour 10 000 emplois. Mais ce qu’on sait moins, c’est qu’il y a quelques centaines de créateurs d’entreprises, d’entrepreneurs qui perdent leur emploi. Alors il y en a autant, à peu près, qui recréent des entreprises. Mais ce qui est très frappant dans ce reportage, c’est qu’en fait, ce que dit le chef d’entreprise, je suis seul. Si on ne m’aide pas, s’il n’y a pas des réseaux, il y a des associations qui font du très bon boulot d’accompagnement des chefs d’entreprise. Le chef d’entreprise, il n’a pas les indemnités chômage. S’il n’a pas pris une assurance personnelle. Donc la société, il peut se dire, d’une certaine manière, j’ai créé des emplois, j’ai payé des cotisations, mais quand ça va mal, on me laisse collectivement tomber. Alors quand ça marche, bravo. Mais il faut effectivement écouter. Et donc ce reportage conclut, pas tout à fait, mais conclut cette émission de manière extrêmement concrète. Les secteurs du Bâtiment/construction, commerce de détail et de la restauration demeurent en forte difficulté. Après 3 années de rattrapage post-Covid, l’année 2025 a vu les faillites d’entreprises en France augmenter de 4% sur 12 mois glissants, avec 68 574 procédures collectives ouvertes, niveau le plus élevé depuis 35 ans, alors que la moyenne historique avant Covid était de 55 000. Même s’il est toujours difficile de projeter les défaillances d’entreprise tant leurs causes peuvent être multifactorielles, 2026 devrait voir leur nombre se stabiliser aux environs de 65 000, selon EY. Les tensions restent cependant très fortes pour les organisations d’au moins 100 salariés. Le nombre d’ouvertures est au plus haut (236 sur l’année) et continue d’accélérer très fortement (+ 18,6%). Parmi ces « grandes » défaillances, l’industrie manufacturière et le secteur social sont surreprésentés, concentrant respectivement 21% et 12% des ouvertures. Au premier trimestre 2026, 75 000 emplois ont été menacés par les difficultés d’entreprise, dépassant le précédent record enregistré pendant la crise de 2009. Le nombre d’emplois menacés par ces difficultés d’entreprise atteint plus de 75 000, dépassant le niveau le plus haut enregistré dans le pays au premier trimestre 2009 (73 000). 69 392 entreprises ont fait l’objet d’une procédure collective sur les douze mois achevés en février 2026, soit une progression de 4,6% par rapport à la même période un an plus tôt. Ce total dépasse le précédent record de 68 574 procédures enregistré en 2025, lui-même le plus élevé depuis 35 ans. La moyenne historique 2010 à 2019 se situait autour de 59 300 procédures annuelles. Le niveau actuel la dépasse donc de 17%. Agriculture, transport, restauration en première ligne. Soixante-dix mille entreprises englouties. Le compteur des défaillances a franchi le seuil de 71 000 sur douze mois glissants – jamais atteint dans l’histoire économique contemporaine. Sur les douze mois précédant la fin du premier trimestre 2026, plus de 71 000 entreprises françaises ont fait l’objet d’une procédure collective. Dans ce climat de destruction massive du tissu productif et d’abandon des entrepreneurs, l’or reste l’ultime refuge pour préserver son capital quand tout s’effondre autour.
L’état ferme les yeux ! il paie les conneries accumulé par lui depuis 10 ans et ce qui l’inquiète le plus n’est pas la faillite du pays ni la misère de ses citoyens , c’est surtout qu’il prend conscience que son train de vie va chutter et ça ça le terrifie plus que tout !