20 millions d’Américains se préparent à la prochaine crise : comment l’or et l’argent peuvent vous sauver !

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La prochaine crise ne prendra peut-être pas la forme d’un scénario apocalyptique. Elle pourrait commencer par une panne d’électricité, une rupture d’approvisionnement, une catastrophe naturelle, une cyberattaque ou une interruption temporaire des services bancaires. Pourtant, des millions d’Américains ont déjà décidé de ne plus dépendre entièrement des infrastructures publiques en cas de choc majeur. Longtemps caricaturés comme des survivalistes obsédés par la fin du monde, ces citoyens se définissent de plus en plus comme des personnes résilientes, capables de tenir plusieurs semaines sans assistance extérieure. Dans cette logique, certains s’intéressent également aux actifs tangibles, notamment à l’achat de pièces d’or de 20 francs Marianne-Coq, afin de diversifier une partie de leur patrimoine.

Les « preppers » ne sont pas ceux que l’on croit

Le terme « prepper » reste souvent associé à des images extrêmes : bunkers isolés, stocks de nourriture gigantesques, armes, méfiance envers les institutions et peur permanente d’un effondrement généralisé. L’entretien consacré au docteur Chris Ellis remet directement en cause cette représentation. Après plus de vingt-sept ans de carrière militaire, ce spécialiste de la préparation aux catastrophes explique que les personnes qui anticipent les crises forment un groupe beaucoup plus large, plus modéré et plus diversifié que ne le laissent penser les stéréotypes médiatiques. Elles vivent dans les grandes villes comme dans les zones rurales, appartiennent à toutes les catégories sociales et ne partagent pas nécessairement une idéologie politique ou religieuse commune. Cette démarche peut aussi conduire certains ménages à examiner les solutions d’détention d’or physique comme réserve patrimoniale, sans que cela signifie qu’ils prévoient une catastrophe imminente.

Pour éviter les confusions, Chris Ellis propose de définir précisément les personnes considérées comme « résilientes ». Dans son analyse, il s’appuie sur des données issues des enquêtes nationales de la FEMA menées entre 2017 et 2023. Il retient comme critère une capacité à vivre au moins trente et un jours à domicile sans dépendre de services publics essentiels comme l’électricité, l’eau, les transports ou une assistance extérieure. Cette définition ne décrit donc pas uniquement les individus qui accumulent du matériel. Elle concerne aussi les foyers qui possèdent des réserves, des compétences, une organisation familiale et une capacité financière suffisantes pour absorber une interruption prolongée des services. Dans ce cadre, les pièces d’or accessibles aux particuliers apparaissent comme l’un des nombreux outils étudiés par les ménages qui cherchent à renforcer leur autonomie financière.

Selon les chiffres présentés dans l’entretien, environ 9,6 millions de citoyens américains correspondaient à cette définition en 2017. Leur nombre aurait atteint environ 15 millions au début de la pandémie de Covid-19, avant de se situer autour de 20 à 23 millions selon les périodes et la méthode de calcul retenue. Ces données doivent être lues comme une estimation fondée sur une définition particulière de la résilience, et non comme un recensement officiel de tous les « preppers » américains. La FEMA indique toutefois que 51% des adultes américains se considéraient préparés à une catastrophe en 2023, tandis que 57% déclaraient avoir réalisé au moins trois actions de préparation. Cette évolution montre que la préparation n’est plus limitée à une minorité marginale : elle est devenue une préoccupation concrète pour une partie importante de la population.

La préparation dans une grande ville

La préparation ne se limite pas aux fermes isolées et aux maisons disposant d’un grand terrain. Dans les grandes métropoles, les contraintes sont différentes, mais les risques sont tout aussi réels. Un habitant d’un appartement situé au quinzième étage ne peut pas stocker plusieurs mois d’eau, de carburant et de nourriture dans les mêmes conditions qu’un propriétaire rural. Il doit donc privilégier une organisation plus compacte, un sac d’évacuation, des réserves adaptées à la taille du logement, des moyens de communication alternatifs et un itinéraire permettant de quitter rapidement la zone urbaine si la situation l’exige. Pour certains citadins, la réflexion patrimoniale inclut également une petite réserve de pièces d’or physiques, plus facile à conserver qu’un stock volumineux de biens matériels.

Chris Ellis insiste sur le fait que chaque foyer doit construire une stratégie correspondant à sa réalité. L’âge des membres de la famille, la présence d’enfants, l’état de santé, les revenus, le logement et les risques locaux déterminent les priorités. Un ménage installé à New York ne se prépare pas comme une famille vivant dans une région exposée aux tornades ou aux ouragans. En ville, les premières priorités peuvent être l’eau potable, les médicaments, les batteries, les lampes, les aliments faciles à conserver, les moyens de paiement alternatifs et la connaissance des itinéraires de sortie. Dans ce type de scénario, l’or sous forme de pièces reconnues peut être envisagé comme un actif complémentaire, mais il ne remplace ni l’eau, ni les médicaments, ni une épargne disponible.

La préparation urbaine repose donc moins sur l’accumulation illimitée que sur la mobilité et l’anticipation. Il faut savoir quoi faire si l’eau est coupée pendant plusieurs jours, si les distributeurs automatiques deviennent temporairement inaccessibles, si les transports cessent de fonctionner ou si une tempête immobilise la population. La Croix-Rouge américaine recommande notamment de disposer d’un kit transportable contenant au moins trois jours de fournitures essentielles. Cette base peut ensuite être renforcée selon les risques de la région, la composition du foyer et la capacité de stockage disponible. L’objectif n’est pas de transformer chaque appartement en bunker, mais de réduire la dépendance immédiate aux services extérieurs.

Combien de temps faut-il pouvoir tenir ?

Les recommandations officielles commencent généralement par une préparation de courte durée. La FEMA met en avant l’importance de pouvoir subvenir à ses besoins pendant au moins trois jours, tandis que la Croix-Rouge recommande un sac d’urgence pouvant accompagner une évacuation et un kit domestique permettant de rester à domicile. Toutefois, l’entretien souligne qu’une crise réelle peut durer bien plus longtemps. Une panne locale peut être résolue en quelques heures, mais une catastrophe naturelle majeure, une inondation, un séisme ou une destruction des infrastructures peut perturber l’accès à l’eau, à l’électricité, aux soins et aux transports pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois.

Le plan de résilience de l’Oregon consacré à un éventuel séisme de la zone de subduction de Cascadia illustre cette difficulté. Il estime que la restauration de certains services essentiels pourrait prendre de plusieurs mois à plusieurs années selon les zones et les infrastructures concernées. Sur la côte, le rétablissement de l’eau potable et des réseaux d’assainissement pourrait notamment nécessiter entre un et trois ans dans les conditions analysées par le plan. Ces chiffres ne prédisent pas la date d’une catastrophe et ne signifient pas que tous les services seraient simultanément indisponibles pendant cette durée. Ils montrent simplement que les autorités étudient des scénarios dans lesquels les délais de retour à la normale dépassent largement la réserve minimale de trois jours.

La conclusion de Chris Ellis est cependant très claire : il ne faut pas passer directement d’une absence totale de préparation à un scénario de fin du monde. Une progression graduelle est plus efficace. Commencer par une sortie en camping, apprendre à cuisiner sans dépendre entièrement du réseau électrique, savoir purifier de l’eau, conserver des aliments, fabriquer du savon ou organiser un plan familial constitue déjà une amélioration concrète. La résilience se construit par étapes, tout comme une protection patrimoniale qui peut inclure l’acquisition progressive de pièces d’or lorsque le budget et les priorités du foyer le permettent.

L’épargne est le premier rempart financier

La préparation ne concerne pas uniquement les catastrophes naturelles. Une crise financière peut également prendre la forme d’une interruption des paiements électroniques, d’une fermeture temporaire d’agences bancaires, d’une panne informatique, d’un problème d’accès aux distributeurs ou d’une perte de revenus. Dans ces circonstances, disposer d’une épargne d’urgence est souvent plus immédiatement utile que posséder des actifs difficiles à vendre rapidement. L’entretien indique que les personnes classées comme résilientes présentaient en moyenne des revenus légèrement supérieurs à ceux des autres ménages, mais que la différence la plus importante concernait surtout l’existence et le niveau de leur épargne de précaution.

Selon les chiffres cités par Chris Ellis, le revenu annuel moyen des personnes considérées comme non-préparées atteignait environ 50 000 dollars, contre environ 56 000 dollars pour les personnes résilientes. L’écart de revenu restait donc limité. En revanche, les ménages résilients possédaient plus souvent une épargne d’urgence et un solde supérieur, avec une différence pouvant atteindre entre 1 000 et 6 000 dollars selon les années étudiées. Ces montants ne constituent pas une règle universelle et ne permettent pas de déterminer la somme idéale pour chaque famille. Ils illustrent néanmoins une idée essentielle : la préparation commence par une trésorerie disponible, avant l’achat d’équipements spécialisés ou d’actifs à long terme.

L’or et l’argent peuvent occuper une place dans une stratégie de diversification, mais ils ne doivent pas être présentés comme un substitut à l’épargne liquide. Une pièce d’or peut être conservée physiquement et ne dépend pas directement du fonctionnement d’une application bancaire, mais sa valeur de revente évolue avec le cours du métal, la prime, la demande et les conditions du marché. Elle n’est pas toujours adaptée au règlement de petites dépenses et peut présenter une différence entre son prix d’achat et son prix de revente. C’est pourquoi les pièces de 20 francs Marianne-Coq doivent être considérées comme un élément complémentaire d’une organisation financière globale, et non comme une solution automatique à toutes les crises.

L’or et l’argent ne remplacent pas les compétences

Le message central de l’entretien est que la résilience ne se mesure pas au nombre d’objets stockés dans une maison. Les biens matériels peuvent aider, mais ils ne suffisent pas. Un ménage peut posséder de la nourriture, des batteries, des outils et des métaux précieux tout en restant vulnérable s’il ne sait pas utiliser son matériel, s’il ne connaît pas ses voisins ou s’il n’a aucun plan lorsque les circonstances changent. Les compétences pratiques, la capacité à prendre une décision sous pression et l’existence de relations de confiance jouent un rôle déterminant lorsqu’une crise se prolonge.

Chris Ellis décrit ainsi cinq dimensions de la résilience : la dimension sociale, physique, intellectuelle, émotionnelle et spirituelle. La dimension sociale concerne la famille, les voisins, les associations et les communautés locales. La dimension physique renvoie à la santé, à la mobilité et à la capacité de réaliser des tâches concrètes. La dimension intellectuelle implique l’apprentissage et l’adaptation. La dimension émotionnelle aide à conserver son calme lorsque les informations sont incomplètes ou anxiogènes. Enfin, la dimension spirituelle désigne les convictions et les repères qui permettent à certaines personnes de supporter une période difficile.

La dimension sociale est souvent sous-estimée. Lors d’une catastrophe, les voisins peuvent intervenir avant les services professionnels, simplement parce qu’ils se trouvent déjà sur place. Ils peuvent aider une personne âgée, partager une information, prêter un outil, organiser une évacuation ou identifier un besoin médical. Une pièce d’or conservée dans un coffre ne peut pas remplacer cette solidarité. Elle peut toutefois s’inscrire dans une stratégie patrimoniale plus large, au même titre que la détention prudente d’un actif tangible destinée à diversifier une partie de l’épargne.

La résilience ne consiste pas à tout prévoir

Chris Ellis reconnaît lui-même qu’aucune personne ne peut se préparer à absolument tout. Même un militaire expérimenté ne peut pas éliminer tous les risques liés à une guerre, à une catastrophe naturelle exceptionnelle ou à un effondrement de grande ampleur. Cette reconnaissance des limites est importante, car elle évite de transformer la préparation en obsession. L’objectif raisonnable consiste à augmenter ses chances face aux événements les plus plausibles : coupures de courant, tempêtes, incendies, inondations, difficultés d’approvisionnement, problèmes de transport, pertes de revenus ou interruptions temporaires des services.

Cette approche permet également de replacer les métaux précieux dans leur véritable fonction. L’or n’empêche pas une inondation, ne fournit pas d’eau potable et ne remplace pas une trousse de premiers soins. L’argent ne garantit pas non plus l’accès à un marché local en cas de rupture logistique. En revanche, certains épargnants peuvent rechercher dans les métaux précieux une forme de diversification, de conservation patrimoniale et de détention directe. Dans ce cas, l’achat de pièces d’or d’investissement doit être étudié avec attention, en tenant compte du budget, des frais, du stockage, de l’assurance et de la liquidité.

Pourquoi les « preppers » restent mal compris

Le docteur Chris Ellis affirme que les personnes engagées dans cette démarche ne correspondent pas aux caricatures souvent véhiculées depuis plusieurs décennies. Selon lui, beaucoup cherchent simplement à rendre leur famille plus autonome, à développer des compétences et à améliorer leur environnement local. Elles ne vivent pas nécessairement dans la peur. Au contraire, la préparation peut apporter un sentiment de contrôle, parce qu’elle transforme une inquiétude vague en actions concrètes : constituer une réserve, apprendre une compétence, vérifier les risques locaux, rencontrer ses voisins et organiser un plan familial.

La pandémie de Covid-19 a contribué à modifier la perception de la préparation. Des personnes qui ne se considéraient pas comme des « preppers » ont découvert les conséquences d’une rupture d’approvisionnement, d’une fermeture administrative, d’une difficulté d’accès aux produits essentiels ou d’une incertitude économique prolongée. Cette expérience a montré qu’il ne fallait pas forcément croire à un effondrement total pour justifier une préparation raisonnable. Elle a aussi poussé certains ménages à examiner leurs liquidités, leurs dettes, leur dépendance aux services numériques et la répartition de leur patrimoine, notamment à travers des pièces d’or physiques détenues à titre de diversification.

Les premières étapes à mettre en place

La méthode proposée dans l’entretien repose sur une progression locale et réaliste. La première étape consiste à identifier les risques propres à son lieu de résidence : inondation, incendie, tempête, séisme, canicule, coupure d’électricité ou difficulté d’évacuation. La deuxième consiste à préparer un minimum de fournitures : eau, nourriture, médicaments, éclairage, batteries, chargeurs, radio, produits d’hygiène, documents importants et moyens de paiement de secours. La troisième consiste à établir un plan familial indiquant les points de rendez-vous, les personnes à contacter et les itinéraires à emprunter.

La préparation doit ensuite devenir une pratique régulière. Il faut vérifier les dates de péremption, renouveler les médicaments, tester les lampes, recharger les batteries, mettre à jour les coordonnées et revoir le plan en fonction des changements familiaux. Les habitants des zones exposées peuvent également participer à une association locale, aux services de secours volontaires, à une organisation humanitaire ou à un réseau de voisinage. L’objectif n’est pas de résoudre tous les problèmes du monde, mais de renforcer la capacité d’un foyer et de son quartier à faire face aux premières difficultés.

Sur le plan financier, l’ordre des priorités doit rester simple : réduire les dépenses inutiles, disposer d’une épargne de précaution, éviter une concentration excessive du patrimoine et comprendre les risques propres à chaque placement. Les métaux précieux peuvent venir ensuite, lorsque les besoins fondamentaux sont couverts. Pour les personnes qui souhaitent approfondir cette piste, les pièces d’or Marianne-Coq disponibles à l’achat constituent un exemple d’actif tangible à comparer avec d’autres formes d’investissement, sans oublier que tout placement comporte des risques.

La prochaine crise commence par une question

La question essentielle n’est pas de savoir si une catastrophe mondiale est imminente. Elle consiste plutôt à déterminer combien de temps un foyer pourrait fonctionner si les services habituels devenaient indisponibles pendant quelques jours ou quelques semaines. Qui peut fournir de l’eau ? Où sont les médicaments ? Comment communiquer avec ses proches ? Que faire si les cartes bancaires ne fonctionnent plus ? Où se trouve le kit d’urgence ? Quelles sont les routes permettant de quitter la zone ? Ces interrogations sont concrètes, vérifiables et utiles, quelle que soit l’ampleur de la crise.

L’entretien avec Chris Ellis défend finalement une conception mesurée de la résilience. Il ne s’agit pas de vivre dans la peur, de tout acheter sans méthode ou de croire qu’un métal précieux pourrait résoudre chaque problème. Il s’agit de renforcer progressivement sa capacité à absorber les chocs, en combinant des réserves matérielles, une épargne disponible, des compétences pratiques, des relations solides et une réflexion patrimoniale raisonnable. Dans cette stratégie, l’or physique peut trouver une place limitée et réfléchie, aux côtés des liquidités et des autres actifs.

La préparation la plus efficace ne commence donc pas par un bunker. Elle commence par une liste, une réserve adaptée, une compétence nouvelle et une conversation avec ses proches ou ses voisins. Les millions d’Américains considérés comme résilients ne se préparent pas tous à la même menace et ne disposent pas tous des mêmes moyens. Leur point commun est plus simple : ils ont décidé de réduire leur vulnérabilité avant que la crise ne les y oblige.

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