Les marchés actions sont-ils dangereusement surévalués ? C’est la question centrale soulevée par Clive Thompson, qui estime que le moment est particulièrement intéressant pour s’intéresser à l’or et, surtout, aux sociétés minières aurifères. Selon lui, les principaux indices boursiers se trouvent à des niveaux extrêmement élevés, portés par une poignée de grandes entreprises technologiques liées à l’intelligence artificielle, aux centres de données et aux semi-conducteurs. Dans ce contexte, il considère que le rapport entre le risque pris sur les actions et le potentiel offert par l’or est devenu suffisamment déséquilibré pour justifier une réallocation partielle vers les métaux précieux. Pour découvrir les possibilités d’achat d’or physique, les investisseurs peuvent également consulter les pièces disponibles sur le marché.
Les marchés actions atteignent des niveaux inquiétants
Clive Thompson commence par rappeler que les marchés actions mondiaux évoluent à des niveaux records ou proches de leurs records historiques. Cette progression ne repose pas uniquement sur l’augmentation des bénéfices des entreprises. Elle s’explique surtout par l’expansion des ratios cours/bénéfices, également appelés ratios P/E. Ce ratio mesure le prix que les investisseurs acceptent de payer pour chaque unité de bénéfice générée par une entreprise. Plus il est élevé, plus les actions sont chères par rapport aux bénéfices réalisés. Selon les chiffres cités dans son analyse, le ratio cours/bénéfice du S&P 500 se situe autour de 26 à 27 fois les bénéfices passés, alors que la moyenne historique de long terme se situe autour de 14 fois. Les données plus récentes disponibles en octobre 2026 montrent toutefois un ratio prévisionnel plus proche de 18,9 à 19,4 fois, ce qui illustre l’importance de distinguer les données historiques citées dans le discours et les données actuelles.
Pour Clive Thompson, cette différence signifie que les actions américaines sont extrêmement chères par rapport à leur moyenne historique. Il estime que les marchés pourraient être surévalués de manière considérable, car la hausse des cours a été beaucoup plus rapide que la progression des bénéfices. Les investisseurs paient donc aujourd’hui très cher des profits futurs qui dépendent largement de la poursuite d’une croissance exceptionnelle. Le marché ne valorise plus seulement les résultats actuels des entreprises : il anticipe déjà des années de croissance très forte, continue et presque ininterrompue. C’est précisément cette confiance absolue dans l’avenir qui rend la situation dangereuse selon l’auteur, car la moindre déception pourrait provoquer une réévaluation brutale des cours. Dans cette perspective, l’achat de pièces d’or apparaît comme une solution pour détenir un actif tangible en dehors des valorisations boursières.
Le précédent de la bulle technologique
Clive Thompson compare les niveaux actuels à ceux observés autour de l’année 2000, au moment où la bulle technologique avait atteint son sommet. À cette époque, le ratio cours/bénéfice du marché américain était monté jusqu’à environ 28 fois les bénéfices. Le ratio évoqué dans son analyse se rapproche donc des niveaux observés avant l’éclatement de la bulle internet. En mars 2000, le S&P 500 a atteint son sommet avant de subir une chute de 49,1% entre son point haut et son point bas. Le Nasdaq 100 a connu une baisse encore plus violente, avec un recul de 82,9%. Autrement dit, l’indice technologique avait perdu près de cinq fois sa valeur restante après son sommet. Les données historiques de marché permettent de retrouver les niveaux quotidiens atteints par le S&P 500 durant cette période.
L’auteur insiste sur la violence potentielle d’une telle correction. Une baisse de 50% sur un portefeuille investi en actions signifie qu’un investisseur doit ensuite réaliser une hausse de 100% pour retrouver son capital initial. Une baisse de 82% exige une progression beaucoup plus importante pour revenir au point de départ. Clive Thompson demande donc à son audience d’imaginer les conséquences d’une telle chute sur son patrimoine. Il ne présente pas cette comparaison comme la prévision certaine d’un nouveau krach, mais comme un avertissement direct concernant la fragilité d’un marché extrêmement valorisé. Selon lui, même en l’absence de krach immédiat, le risque d’une longue période de stagnation ou de baisse demeure élevé. Dans ce type de scénario, acheter de l’or physique grâce à l’pièce de 20 francs Napoléon permettrait de diversifier une partie du patrimoine hors des actions.
Un marché dominé par quelques entreprises
La concentration du marché constitue un autre élément central de l’analyse. Selon Clive Thompson, les dix plus grandes entreprises du S&P 500 représentent à elles seules environ 46,6% de l’indice. Cette concentration signifie que près de la moitié de la performance de l’indice dépend d’un nombre très limité de sociétés. Les entreprises citées sont Nvidia, Apple, Alphabet, Microsoft, Amazon, Meta, Broadcom, Micron Technology, Tesla et AMD. Leur poids considérable donne l’impression que l’ensemble du marché progresse de manière uniforme, alors qu’une grande partie des autres entreprises accuse un retard important par rapport à ces leaders. La progression des indices masque donc une concentration extrême de la hausse sur quelques valeurs dominantes.
La concentration est encore plus forte sur le Nasdaq 100. Clive Thompson affirme que les dix principales entreprises représentent environ 60,3% de l’indice. Celui-ci est largement dominé par les entreprises technologiques actives dans l’intelligence artificielle, les puces électroniques, les logiciels et les centres de données. Les investisseurs paient ces sociétés sur la base d’anticipations de croissance très importantes. Le marché suppose qu’elles vont toutes profiter simultanément du développement de l’intelligence artificielle, gagner des parts de marché et transformer leurs promesses technologiques en bénéfices considérables. Cette hypothèse ne peut pourtant pas se réaliser intégralement pour toutes les entreprises, car elles sont nombreuses à viser les mêmes clients et les mêmes marchés. Cette concentration explique pourquoi certains investisseurs recherchent une exposition différente grâce à l’diversification avec l’or.
Le pari gigantesque sur l’intelligence artificielle
Pour Clive Thompson, les valorisations élevées des grandes entreprises technologiques reposent principalement sur la promesse de l’intelligence artificielle. Les investisseurs anticipent une croissance presque illimitée des revenus et des bénéfices grâce aux logiciels, aux services automatisés, aux infrastructures numériques et aux centres de données. Les entreprises empruntent également des sommes importantes sur les marchés financiers afin de financer ces infrastructures. Si les taux d’intérêt augmentent, le coût de cette dette augmente lui aussi. Les dépenses financières deviennent alors plus lourdes, les bénéfices futurs diminuent et les plans d’expansion deviennent plus difficiles à financer.
Le problème principal vient du fait que toutes les entreprises ne pourront pas devenir les grandes gagnantes de l’intelligence artificielle. Chaque société espère conquérir une part majeure du marché, mais le marché total ne peut pas être capturé dans son intégralité par toutes les concurrentes. Certaines entreprises disposeront peut-être de la meilleure technologie, d’autres du plus grand nombre de clients, et d’autres encore d’un avantage financier ou industriel. Mais toutes ne pourront pas justifier simultanément les niveaux de valorisation actuellement accordés par les investisseurs. Si la croissance de l’intelligence artificielle ralentit ou si la concurrence fait baisser les prix, les ratios cours/bénéfice pourraient rapidement se contracter. Dans ce contexte, posséder de l’or d’investissement permet de ne pas dépendre exclusivement du succès futur des entreprises technologiques.
La hausse des rendements obligataires menace les actions
Clive Thompson considère que le marché obligataire pourrait devenir le déclencheur d’une baisse des actions. Les rendements des obligations à dix ans aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Japon, en Allemagne, en France et en Australie ont progressé vers des niveaux élevés. Lorsque les rendements obligataires augmentent, les taux d’intérêt montent généralement, ce qui renchérit le coût du crédit pour les entreprises. Les sociétés doivent alors payer davantage pour emprunter, financer leurs investissements et construire leurs infrastructures. Les entreprises technologiques qui consacrent des montants considérables aux centres de données sont particulièrement exposées à cette évolution.
La remontée des rendements obligataires exerce également une pression directe sur les valorisations boursières. Lorsque les obligations offrent un rendement plus élevé, les investisseurs peuvent exiger une rémunération supérieure pour détenir des actions risquées. Les bénéfices attendus dans plusieurs années valent alors moins aujourd’hui, car ils sont actualisés avec un taux plus important. Cette mécanique frappe particulièrement les entreprises dont la valorisation repose sur des profits très éloignés dans le temps. Si les coûts de financement augmentent en même temps que les prévisions de croissance diminuent, les actions technologiques peuvent subir une correction rapide et profonde. Face à cette fragilité, l’constitution d’une réserve en or peut offrir une protection patrimoniale indépendante du crédit accordé aux entreprises.
Quand l’or progresse pendant la baisse des actions
L’histoire récente fournit, selon Clive Thompson, un exemple particulièrement convaincant. Après le sommet des marchés actions atteint en 2000, le S&P 500 a connu une longue période de faiblesse. Dix ans après son sommet de mars 2000, l’indice se trouvait encore en territoire négatif selon la période précise retenue. Pendant ce temps, le prix de l’or avait fortement progressé. L’auteur évoque une hausse d’environ 400% sur cette période, ce qui signifie que le métal précieux avait multiplié sa valeur par cinq. D’autres comparaisons historiques mentionnées dans son discours indiquent une progression de l’or proche de 375%, tandis que le S&P 500 reculait sur la décennie. Les données historiques des indices confirment l’ampleur des mouvements observés autour de la crise technologique.
La conclusion de Clive Thompson est directe : dans le passé, un marché actions en baisse a été favorable au prix de l’or. Lorsque les investisseurs perdent confiance dans les entreprises cotées, les bénéfices futurs et les valorisations technologiques, ils cherchent des actifs différents. L’or ne dépend pas des bénéfices d’une société, de la réussite d’un logiciel, du financement d’un centre de données ou de la capacité d’une entreprise à conserver ses clients. Il est utilisé depuis des siècles comme réserve de valeur et comme actif de diversification. Pour les épargnants qui souhaitent détenir du métal hors du système financier, l’pièce d’or Napoléon constitue l’une des solutions évoquées par le marché de l’or physique.
L’écart récent entre les actions et l’or
Clive Thompson met ensuite en avant l’écart de performance observé entre le S&P 500 et le prix de l’or sur une période de six mois. Dans les données présentées dans son intervention, le S&P 500 progressait de 20,44%, tandis que l’or en dollars reculait de 8,7%. L’écart entre les deux actifs atteignait donc environ 28%. Pour l’auteur, cette divergence est essentielle : les actions ont fortement augmenté alors que l’or a nettement reculé. Un investisseur qui vendrait aujourd’hui des actions ayant suivi la performance du S&P 500 pourrait acheter davantage d’or avec le même capital qu’auparavant.
Le raisonnement de Clive Thompson repose sur une règle simple : il vaut mieux acheter un actif après une forte baisse qu’après une forte hausse. Si les actions ont progressé de 20% et que l’or a reculé de près de 9%, la quantité d’or accessible en échange d’un portefeuille d’actions a augmenté. L’auteur considère donc que le rapport entre le prix des actions et le prix de l’or est devenu plus favorable à l’or. Cette comparaison ne repose pas uniquement sur la direction future des marchés, mais sur la quantité de métal précieux qu’un portefeuille donné permet d’acquérir. Dans cette logique, l’conversion d’une partie de son épargne en or devient une opération particulièrement intéressante pour l’investisseur qui juge les actions trop chères.
Une allocation 60/20/20 avec 20% d’or
Clive Thompson cite également une proposition attribuée à Morgan Stanley : une allocation composée de 60% d’actions, 20% d’obligations et 20% d’or. Cette structure se distingue du traditionnel portefeuille 60/40, qui répartit généralement l’épargne entre 60% d’actions et 40% d’obligations. Dans la nouvelle approche, une partie des obligations est remplacée par de l’or. Morgan Stanley a effectivement présenté en septembre 2025 une structure 60/20/20 intégrant 20% d’or comme couverture contre l’inflation et les risques liés aux actifs financiers.
Dans le raisonnement présenté par Clive Thompson, vendre une partie des actions après leur progression et acheter de l’or après sa baisse permettrait d’obtenir davantage de métal précieux. Si les actions détenues ont suivi la performance du S&P 500, l’investisseur pourrait acheter environ 28% d’or supplémentaire par rapport à six mois auparavant. Cette stratégie ne consiste pas à vendre toutes les actions ni à placer l’intégralité d’un patrimoine dans le métal précieux. Elle consiste à déplacer une partie du portefeuille vers un actif qui a évolué dans une direction différente. Les investisseurs qui souhaitent détenir directement le métal peuvent examiner les possibilités d’achat d’or physique en pièces.
Pourquoi les mines d’or attirent l’attention
Clive Thompson ne s’intéresse pas uniquement au métal précieux. Il considère également les actions des sociétés minières aurifères comme une manière de se positionner sur le marché de l’or. Une société minière produit de l’or et ses résultats dépendent notamment du prix du métal, des coûts d’extraction, de la production, de l’énergie, de la fiscalité et de la situation politique des pays où elle exploite ses mines. Lorsque le prix de l’or augmente plus vite que les coûts de production, les marges des producteurs peuvent progresser fortement. Cette sensibilité donne aux actions minières un potentiel de hausse supérieur à celui du métal lui-même, mais elle augmente également leur risque.
L’auteur explique qu’il privilégierait le VanEck Gold Miners ETF, connu sous le symbole GDX. Cet ETF permet d’acheter en une seule transaction un panier de sociétés minières aurifères. La diversification évite de dépendre d’une seule entreprise ou d’une seule mine. Les principales positions comprennent notamment Newmont, Agnico Eagle Mines, Barrick Mining, Wheaton Precious Metals, AngloGold Ashanti, Franco-Nevada, Kinross Gold et Gold Fields. Les données disponibles indiquent que les dix premières positions représentent une part importante du portefeuille, tandis que le fonds détient plusieurs dizaines de sociétés minières. Pour les épargnants qui souhaitent parallèlement posséder du métal tangible, l’achat de pièces d’or diversifiées constitue une autre manière d’accéder au marché.
Le GDX contre le S&P 500
Dans la comparaison présentée par Clive Thompson, le S&P 500 avait progressé d’environ 20,4% sur six mois, tandis que le GDX n’avait augmenté que d’environ 1,45%. La différence atteignait ainsi près de 19%. En vendant des actions ayant suivi la performance du S&P 500 pour acheter le GDX, un investisseur aurait pu obtenir environ 19% de parts supplémentaires dans l’ETF par rapport à six mois auparavant. Cette différence est encore plus importante avec le Nasdaq. L’indice technologique avait progressé d’environ 33,38%, alors que le GDX n’avait avancé que d’environ 2%, ce qui représentait une différence proche de 30%.
Le prix du GDX évolue cependant comme celui d’un portefeuille d’actions, et non comme celui d’une pièce d’or conservée directement. Le fonds reste exposé aux résultats des entreprises minières, aux coûts d’exploitation, aux décisions des directions, aux tensions sociales, aux risques réglementaires et aux variations des marchés actions. Le cours peut donc baisser même lorsque le prix de l’or augmente. Clive Thompson estime malgré tout que le décalage entre les actions technologiques et les mines d’or rend le GDX intéressant à étudier. La fiche officielle de VanEck présente le GDX comme un ETF donnant une exposition à des entreprises mondiales impliquées dans l’exploitation de l’or. Un investisseur peut également renforcer cette diversification avec l’achat d’une pièce d’or Napoléon.
Les principales sociétés minières à étudier
Clive Thompson examine plusieurs grandes entreprises présentes dans le GDX. Il cite Newmont, Agnico Eagle Mines, Barrick Mining, Wheaton Precious Metals, Franco-Nevada, AngloGold Ashanti, Kinross Gold et Gold Fields. Ces sociétés ne présentent pas toutes le même profil. Certaines disposent d’une production importante, d’autres affichent une situation financière plus solide, tandis que certaines bénéficient d’un modèle fondé sur les redevances ou le financement de projets miniers. Leur exposition géographique, leurs coûts de production, leurs réserves et leur politique de dividendes peuvent également varier fortement.
Dans son analyse réalisée à l’aide de Simply Wall Street, Clive Thompson relève différentes notes concernant la santé financière, les dividendes, la valorisation, la croissance future et les performances passées. Newmont obtient notamment une note élevée sur sa santé financière, mais des perspectives de croissance plus faibles. Agnico Eagle affiche une situation solide, mais une croissance future limitée dans la grille consultée. Barrick Mining présente une valorisation jugée raisonnable et une bonne performance passée. Franco-Nevada obtient une très bonne note de santé, mais semble trop chère sur le critère de valorisation. AngloGold Ashanti se distingue par de bons scores de santé, de valorisation et de performance passée, malgré une croissance future moyenne.
Kinross Gold et Gold Fields disposent également de bons indicateurs de santé et de performance passée, mais leurs perspectives de croissance future apparaissent médiocres dans l’analyse présentée. Clive Thompson retient finalement AngloGold Ashanti et Barrick Mining comme deux sociétés méritant une étude plus approfondie. Il indique toutefois que les investisseurs ne doivent pas baser leur décision sur une seule note ou sur un seul graphique. Les comptes annuels, la dette, les coûts de production, les réserves, les projets en développement et les risques géopolitiques doivent être examinés avant toute décision. Pour compléter une exposition aux sociétés minières par un actif physique, l’achat d’or d’investissement reste une possibilité distincte.
L’ETF ou les actions individuelles ?
Le choix entre le GDX et les actions individuelles dépend du niveau de risque accepté par l’investisseur. Acheter le GDX revient à acquérir immédiatement un portefeuille diversifié de sociétés minières. La transaction est simple et l’investisseur n’a pas besoin de sélectionner une entreprise particulière. Si une société du portefeuille rencontre un problème opérationnel, une difficulté politique ou une baisse de production, son poids limité réduit l’impact sur l’ensemble de l’investissement. Les données disponibles montrent que le GDX regroupe plusieurs dizaines de positions, avec Newmont et Agnico Eagle parmi les principales participations.
Acheter une action individuelle offre en revanche une exposition plus directe à la réussite ou à l’échec d’une société. Une entreprise dont les coûts diminuent fortement ou dont la production augmente peut surperformer l’ensemble du secteur. À l’inverse, un accident minier, une hausse des coûts énergétiques, une décision réglementaire ou une baisse de production peut provoquer une chute importante du cours. Clive Thompson explique que choisir une action individuelle revient à accepter davantage de risque. Pour un investisseur qui souhaite réduire le risque spécifique, le GDX offre une approche plus diversifiée. Pour celui qui accepte une volatilité supérieure, la sélection de plusieurs sociétés peut sembler plus attractive. Dans les deux cas, l’détention d’or physique permet de ne pas limiter toute l’exposition aux entreprises minières.
Le message central de Clive Thompson
Le message de Clive Thompson est sans ambiguïté : les actions américaines sont chères, les marchés sont fortement concentrés sur quelques entreprises technologiques et les investisseurs paient des prix élevés pour une croissance future qui dépend largement de l’intelligence artificielle. Si cette croissance ralentit, si la concurrence s’intensifie ou si les taux d’intérêt augmentent, les valorisations peuvent subir une correction importante. L’auteur considère que l’or est plus attractif après sa baisse récente, tandis que les actions sont moins intéressantes après leur forte progression. Il estime donc qu’il est possible de vendre une partie des actions pour acheter davantage d’or ou de sociétés minières avec le même capital.
Son approche repose sur une comparaison directe entre deux actifs : d’un côté, des indices boursiers dominés par des entreprises technologiques extrêmement valorisées ; de l’autre, un métal précieux dont le prix a reculé par rapport à son sommet et des sociétés minières dont la performance a été nettement inférieure à celle du S&P 500 et du Nasdaq sur la période observée. Pour Clive Thompson, cet écart constitue une opportunité. Il ne prétend pas connaître la direction future du prix de l’or, du GDX ou du S&P 500. Il affirme seulement qu’un investisseur qui échange aujourd’hui une partie de ses actions contre de l’or ou des mines d’or obtient davantage de métal ou davantage de parts minières qu’après la forte hausse des marchés actions. L’achat d’or physique s’inscrit ainsi dans une stratégie de diversification face à la concentration des marchés financiers.
Conclusion : l’or face à la fragilité des marchés
Pour Clive Thompson, le contexte actuel rappelle dangereusement la période qui a précédé l’éclatement de la bulle technologique. Les ratios de valorisation sont élevés, les indices dépendent d’un nombre réduit de sociétés et les anticipations concernant l’intelligence artificielle sont gigantesques. Les rendements obligataires exercent une pression supplémentaire sur les entreprises qui doivent emprunter pour financer leur croissance. Si les bénéfices futurs ne correspondent pas aux attentes, les marchés pourraient connaître une baisse rapide et rester déprimés pendant plusieurs années.
Dans ce scénario, l’or pourrait jouer un rôle majeur. L’histoire récente montre qu’il a fortement progressé pendant la longue période de faiblesse des actions qui a suivi le sommet de 2000. Les sociétés minières pourraient également bénéficier d’une hausse du prix du métal, même si leurs actions restent exposées à des risques spécifiques. Le GDX offre une solution diversifiée pour accéder à plusieurs producteurs, tandis que les actions individuelles permettent de sélectionner directement les sociétés jugées les plus intéressantes. Pour les investisseurs qui veulent détenir un actif tangible indépendamment des marchés actions, l’achat de pièces d’or représente une option directe et concrète.
Clive Thompson rappelle enfin que son intervention correspond à son opinion personnelle et ne constitue pas un conseil en investissement. Le prix de l’or, des actions minières et des indices boursiers peut monter ou baisser. Un investisseur peut perdre une partie ou la totalité de son capital. Son message principal reste néanmoins clair : lorsque les actions sont fortement valorisées et que l’or a corrigé, le moment peut être considéré comme favorable pour réexaminer la répartition de son patrimoine et renforcer son exposition aux métaux précieux.