« Ils vont imprimer sans limite » : Alasdair Macleod annonce le choc fatal de la dette et l’effondrement des monnaies

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Les marchés obligataires sont en train de basculer dans une zone de danger extrême, et selon l’analyste Alasdair Macleod, les gouvernements n’auront d’autre choix que de relancer massivement la création monétaire pour éviter un effondrement financier généralisé. Dans une analyse publiée le 6 octobre 2026, il décrit un enchaînement où la hausse des rendements obligataires, la détérioration des finances publiques et les tensions géopolitiques sur l’énergie conduisent inévitablement à une nouvelle phase d’impression monétaire, au détriment du pouvoir d’achat des devises. Pour Macleod, cette dynamique marque la phase terminale du système monétaire fondé sur la monnaie fiduciaire, où la seule protection crédible reste l’or, considéré comme la seule forme de monnaie dépourvue de risque de crédit.

Les marchés obligataires au bord de la rupture

Le point de départ de l’analyse de Macleod est la trajectoire des rendements obligataires dans les principales économies développées, en particulier aux États-Unis, au Japon, en France et dans plusieurs pays européens. Il souligne que le rendement de l’emprunt américain à dix ans, après quarante années de tendance baissière depuis le début des années 1980, a rompu cette tendance de long terme et semble désormais engagé dans une nouvelle phase haussière structurelle. Les données récentes confirment cette dynamique : le 5 octobre 2026, le rendement à dix ans s’établissait autour de 5,31%, après une forte progression au cours des derniers mois, tandis que la série FRED indiquait 5,28% le 2 octobre. Pour Macleod, cette rupture technique n’est pas anodine : elle signale que les investisseurs commencent à exiger une prime de risque plus élevée pour détenir de la dette souveraine, ce qui, dans un contexte de dettes publiques déjà très élevées, crée une pression insoutenable sur les budgets des États.

Il insiste sur le fait que cette hausse des rendements n’est pas propre aux États-Unis, mais concerne l’ensemble du G7 et, plus largement, la quasi-totalité des marchés obligataires, à l’exception peut-être de la Chine. En Europe, la situation est particulièrement tendue en France, où les taux de crédit default swaps (CDS), qui fonctionnent comme une prime d’assurance contre un défaut souverain, ont fortement augmenté au cours des dernières semaines. Selon les données disponibles début octobre 2026, le CDS français à cinq ans a atteint environ 81 points de base, tandis que le rendement de l’obligation française à dix ans s’est approché de 4,99%, avec un écart de rendement vis-à-vis de l’Allemagne de 152 points de base, reflétant une défiance croissante des investisseurs internationaux. Macleod interprète ces mouvements comme le signe que les marchés anticipent une détérioration de la solvabilité des États, en particulier lorsque la dette croît plus vite que le PIB, ce qui est précisément le cas en France et dans plusieurs autres pays développés.

La France devient le maillon faible de l’Europe

Dans l’entretien, Macleod accorde une attention particulière à la France, qu’il présente comme un cas d’école de piège de la dette. Il rappelle que, ces dernières années, des institutions japonaises avaient massivement investi dans la dette souveraine française, puis ont commencé à réduire leurs positions, affaiblissant ainsi la demande structurelle pour les obligations françaises. Surtout, il met en avant le rythme de croissance de la dette publique française, qu’il estime à environ deux fois celui de la croissance du PIB, ce qui signifie que le ratio dette sur PIB augmente mécaniquement, même en l’absence de récession. Or, selon lui, c’est le PIB qui, en théorie, sert de « garantie » à la dette : si l’économie se contracte, la capacité de l’État à financer sa dette diminue, tandis que le ratio dette sur PIB s’aggrave automatiquement, car le dénominateur (le PIB) rétrécit.

Cette dynamique, explique Macleod, envoie un signal d’alarme aux investisseurs domestiques et internationaux : plus le risque perçu augmente, plus les rendements obligataires doivent monter pour compenser ce risque, ce qui, à son tour, alourdit la charge de la dette et détériore encore les perspectives budgétaires. Il décrit ainsi un cercle vicieux où la hausse des taux rend la dette moins soutenable, ce qui pousse les rendements encore plus haut, dans une boucle de rétroaction négative typique des pièges de la dette. Dans ce contexte, la France apparaît comme un maillon faible au sein de la zone euro, d’autant plus que son endettement public dépasse largement les 100% du PIB, un niveau partagé par plusieurs autres membres du G7, mais dans un environnement où les marges de manœuvre budgétaires sont de plus en plus réduites. Pour Macleod, la montée des CDS français n’est donc pas un accident de parcours, mais le symptôme d’un problème structurel de solvabilité qui risque de s’aggraver si la croissance ralentit ou si l’inflation reste élevée.

Comment la dette crée un cercle vicieux

Au cœur du raisonnement de Macleod se trouve l’idée d’un « piège de la dette » qui se referme lorsque la croissance économique faiblit ou se contracte. Il explique que, dans une telle situation, deux mécanismes se combinent pour aggraver la position des États endettés. D’une part, le ratio dette sur PIB augmente automatiquement, car le dénominateur (le PIB) diminue, même si le niveau nominal de la dette reste stable. D’autre part, la capacité de l’État à générer des recettes fiscales pour financer le service de la dette se réduit, car l’activité économique ralentit, les profits des entreprises baissent et le chômage augmente, ce qui pèse sur les recettes tout en augmentant les dépenses sociales. Cette double pression rend la dette encore moins soutenable et oblige les marchés à exiger des rendements plus élevés pour prêter aux États, ce qui alourdit davantage la charge de la dette et renforce la spirale négative.

Macleod insiste sur le fait que ce mécanisme n’est pas théorique, mais déjà observable à travers la hausse généralisée des rendements obligataires et des primes de risque souverain dans le G7. Il note que, dans un tel environnement, les investisseurs internationaux commencent à se demander si certains États pourront réellement honorer leurs engagements sans recourir à une création monétaire massive, ce qui, in fine, revient à diluer la valeur de la monnaie pour réduire le poids réel de la dette. Selon lui, c’est exactement ce qui s’est produit lors des grandes crises de la dette du passé, et c’est ce qui se profile à nouveau aujourd’hui, à une échelle encore plus grande en raison du niveau record d’endettement public et privé. Pour Macleod, le piège de la dette est désormais refermé : les gouvernements ne peuvent plus se permettre une hausse durable des taux sans risquer un effondrement de leur économie, mais ils ne peuvent pas non plus laisser les taux monter librement sans mettre en péril la soutenabilité de leur dette.

Pourquoi les taux élevés menacent les marchés actions

Un autre aspect central de l’analyse de Macleod concerne l’impact d’une poursuite de la hausse des taux sur les marchés actions. Il explique que, si les rendements obligataires continuent de monter, par exemple vers 5,5% ou 6%, cela exercera une pression insoutenable sur les valorisations boursières, car les investisseurs exigeront une prime de risque plus élevée pour détenir des actions par rapport à des obligations considérées comme « sans risque ». Dans ce scénario, un krach boursier deviendrait presque inévitable, avec des conséquences dramatiques sur la confiance des ménages et des entreprises, ainsi que sur la valeur des garanties détenues par les banques. Macleod estime que les banques détiennent entre 4 et 5 billions de dollars de garanties sous forme de titres de capital, et qu’un effondrement des cours boursiers les contraindrait à liquider massivement ces actifs, amplifiant ainsi la baisse des marchés et provoquant une crise de liquidité systémique.

Il ajoute que les investisseurs étrangers, qui détiennent près de 25 billions de dollars d’actions sur les marchés développés, ne resteraient pas passifs face à une telle détérioration. Selon lui, ils « courraient vers la sortie », vendant massivement leurs positions pour limiter leurs pertes, ce qui aggraverait encore la chute des cours et accentuerait la perte de confiance dans l’ensemble du système financier. Pour Macleod, cette dynamique est d’autant plus dangereuse que l’économie réelle est déjà fragilisée par la hausse des coûts énergétiques, le ralentissement de la demande et les tensions géopolitiques, en particulier au Moyen-Orient. Dans ce contexte, un krach boursier déclenché par la hausse des taux obligataires ne serait pas un simple ajustement de marché, mais le point de départ d’une crise financière et économique majeure, contraignant les autorités à intervenir de manière massive pour éviter un effondrement total.

La fin du système monétaire fondé sur la monnaie fiduciaire

C’est à ce stade que Macleod introduit sa thèse la plus radicale : selon lui, nous assistons à la phase terminale du système monétaire fondé sur la monnaie fiduciaire, c’est-à-dire des devises non adossées à un actif réel et dont la valeur repose uniquement sur la confiance dans les États et les banques centrales. Il explique que, face à la montée des rendements obligataires et au risque de krach boursier, les autorités n’auront d’autre choix que de « couper » les taux, de supprimer artificiellement la hausse des rendements et de sauver le secteur privé et le système financier, même si cela signifie sacrifier la valeur de la monnaie. Pour lui, il n’y a « plus d’échappatoire » : les gouvernements et les banques centrales sont totalement piégés entre la nécessité de maintenir la stabilité financière et l’impossibilité de supporter des taux d’intérêt élevés dans un environnement de dette record.

Macleod anticipe donc une nouvelle vague massive de création monétaire, qu’il assimile à une forme de quantitative easing (QE), destinée à fournir la liquidité nécessaire pour éviter que les emprunteurs, y compris les États, ne fassent défaut en masse. Il précise que, dans un système « normal », une hausse des taux se traduirait simplement par un transfert de crédit d’un point A à un point B, sans création nette de monnaie, mais que, dans la situation actuelle, les autorités interviendront pour « garder le spectacle en route », c’est-à-dire pour éviter que l’ensemble du système ne s’effondre. Cela impliquerait, selon ses termes, de « imprimer, imprimer, imprimer », quelle que soit la méthode comptable utilisée, ce qui, in fine, détruirait le pouvoir d’achat des devises et confirmerait la fin de fait du régime de monnaie fiduciaire. Pour Macleod, cette dynamique est inéluctable : dès lors que les taux atteignent un niveau où l’ensemble des acteurs économiques sont « en faillite technique », la seule issue pour les autorités est de monétiser la dette, même au prix d’une dépréciation majeure des monnaies.

L’or présenté comme une protection contre le risque de crédit

Dans ce contexte, Macleod présente l’or comme la seule protection crédible contre le risque de crédit et la dépréciation monétaire. Il rappelle que, historiquement, les portefeuilles bien diversifiés allouaient entre 10% et 15% de leurs actifs à l’or, afin de se prémunir contre les risques liés aux devises et aux systèmes financiers. Or, selon les estimations qu’il cite, notamment celles de Goldman Sachs, l’exposition des investisseurs privés à l’or via les ETF ne représenterait plus que 0,13% des portefeuilles, voire 0,3% en incluant les grands fonds d’investissement, un niveau qu’il juge « anormalement bas » et révélateur d’une perte totale de repères en matière de gestion du risque. Pour lui, cette sous-exposition à l’or signifie que les marchés ont complètement oublié que les devises sont des engagements de crédit, dont la valeur peut être diluée à tout moment par une création monétaire massive, tandis que l’or, en tant que monnaie réelle, ne comporte aucun risque de contrepartie.

Macleod insiste sur le fait que ce n’est pas la valeur de l’or qui change, mais celle des monnaies papier, qui perdent progressivement leur pouvoir d’achat face à la création monétaire et à l’inflation réelle, qu’il estime bien supérieure aux chiffres officiels. Il cite notamment John Williams de ShadowStats, qui évaluerait l’inflation réelle aux États-Unis autour de 7%, contre environ 3% selon les chiffres officiels, ce qui, selon lui, illustre le caractère « irréaliste » des statistiques macroéconomiques actuelles. Dans un tel environnement, détenir de l’or revient, pour Macleod, à sortir du système de crédit pour entrer dans la seule forme de monnaie dont la valeur ne dépend pas de la solvabilité d’un État ou d’une banque. C’est pourquoi il recommande vivement aux investisseurs de réduire leur exposition aux actifs financiers traditionnels et d’augmenter leur allocation en métaux précieux, en particulier en or physique, afin de se protéger contre la dépréciation inévitable des devises. découvrir les pièces d’or disponibles

Énergie, diesel et risque de crise alimentaire

Au-delà des aspects purement financiers, Macleod accorde une grande importance aux tensions sur l’énergie et leurs conséquences sur l’économie réelle, en particulier en Europe. Il évoque la crise du diesel, aggravée par les conflits au Moyen-Orient et les perturbations des chaînes logistiques, qui pèsent déjà sur les coûts de transport et de production. Selon lui, les réserves stratégiques de diesel ont été massivement réduites ces dernières années, et chaque pays tend désormais à conserver ses propres stocks, ce qui crée une situation de pénurie structurelle pour les pays importateurs. Il mentionne également les attaques contre les infrastructures pétrolières, notamment par les Houthis au Yémen, qui ciblent les pipelines et les raffineries, accentuant encore la pression sur les approvisionnements. Pour Macleod, cette situation est d’autant plus préoccupante que le diesel est essentiel à l’agriculture moderne, tant pour les tracteurs et les machines de récolte que pour le transport des denrées alimentaires.

Il met en garde contre un risque de crise alimentaire majeure, en particulier en Europe et en Afrique, en raison de la combinaison de plusieurs facteurs : une sécheresse exceptionnelle qui a réduit les rendements agricoles, la guerre en Ukraine qui a perturbé les exportations de céréales de la mer Noire, et la hausse des coûts logistiques liée au prix du carburant. Il note que, dans certains pays comme le Royaume-Uni, les agriculteurs ont déjà entamé leurs stocks de fourrage hivernal en raison du manque de pâturages, ce qui laisse présager des difficultés importantes pour l’élevage au cours de l’hiver. Pour Macleod, ces tensions sur l’offre alimentaire, combinées à la hausse des prix de l’énergie, pourraient pousser les gouvernements à instaurer des contrôles de prix, comme cela a déjà été le cas dans le secteur de l’énergie, ce qui, historiquement, aggrave les pénuries plutôt que de les résoudre. Dans ce contexte, il estime que les gouvernements finiront par créer du crédit pour permettre aux populations de se nourrir, mais que cela se fera, là encore, au détriment de la valeur des monnaies, confirmant une fois de plus la dynamique inflationniste et la dépréciation des devises. acheter des pièces d’or Napoléon

Pourquoi les gouvernements pourraient relancer la création monétaire

Enfin, Macleod aborde la question des réponses politiques à cette crise multidimensionnelle. Il cite notamment les déclarations récentes de Jamie Dimon, PDG de JPMorgan, qui a affirmé que « les gouvernements ne peuvent pas emprunter et dépenser indéfiniment », une position qu’il juge lucide mais politiquement intenable. Selon lui, la réalité politique est que les gouvernements ne procéderont pas à des coupes massives dans les dépenses publiques, d’autant plus que le ralentissement économique réduira les recettes fiscales et augmentera les dépenses sociales, aggravant ainsi les déficits budgétaires. Dans ce scénario, un krach boursier déclenché par la hausse des taux obligataires ne ferait qu’accélérer la détérioration des finances publiques, contraignant les banques centrales et les ministères des Finances à intervenir massivement pour sauver le système financier et l’économie réelle. Pour Macleod, cette intervention prendra inévitablement la forme d’une création monétaire massive, destinée à fournir la liquidité nécessaire pour éviter les défauts en chaîne et maintenir la cohésion sociale, même si cela signifie sacrifier la valeur de la monnaie.

Il conclut que, dans un tel environnement, les statistiques officielles sur l’inflation, le chômage ou la croissance perdront toute crédibilité, car elles ne refléteront plus la réalité vécue par les ménages et les entreprises. Selon lui, les marchés finiront par « percer à jour » cette macroéconomie « trompeuse », et les investisseurs se tourneront massivement vers des actifs réels, en particulier l’or, pour se protéger contre la dépréciation des devises et le risque de défaut souverain. Pour Macleod, nous sommes donc à un point de bascule historique : soit les autorités acceptent un effondrement financier et économique majeur, soit elles choisissent de préserver le système au prix d’une dévaluation massive des monnaies, ce qui, selon lui, est l’issue la plus probable. Dans cette perspective, détenir de l’or physique n’est pas une simple stratégie d’investissement, mais une assurance contre la faillite du système monétaire actuel. sécuriser son épargne avec de l’or physique

Une alerte à ne pas ignorer

L’analyse d’Alasdair Macleod, bien que radicale, s’inscrit dans une longue tradition de penseurs qui ont mis en garde contre les excès de la dette et de la création monétaire. Elle repose sur des observations concrètes : la hausse des rendements obligataires, la détérioration des finances publiques, les tensions sur l’énergie et les risques de crise alimentaire. Que l’on adhère ou non à ses conclusions les plus extrêmes, notamment sur la « fin inévitable » des monnaies fiduciaires, son avertissement mérite d’être pris au sérieux : nous vivons dans un environnement de dette record, de taux en hausse et de fragilités géopolitiques croissantes, où le moindre choc pourrait déclencher une réaction en chaîne difficile à maîtriser. Dans ce contexte, diversifier son patrimoine avec des actifs réels, en particulier de l’or, apparaît comme une mesure de prudence élémentaire, et non comme une spéculation hasardeuse. profiter des pièces d’or 20 francs Napoléon

En définitive, le message de Macleod est clair : les gouvernements sont sur le point d’« inonder le marché » de liquidités pour éviter un effondrement systémique, et cette réponse, bien que compréhensible d’un point de vue politique, scellera le sort des monnaies fiduciaires. Face à cette perspective, l’or reste, selon lui, la seule monnaie qui ne dépend d’aucun État, d’aucune banque et d’aucune promesse de remboursement, et donc la seule protection fiable contre la dépréciation monétaire et le risque de défaut souverain. investir dans l’or dès aujourd’hui acheter de l’or en toute sécurité

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