Peter Schiff l’affirme : la crise de la dette américaine est imminente — et l’or pourrait être l’unique refuge des épargnants

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Peter Schiff annonce une crise de la dette américaine imminente

Peter Schiff, fondateur et stratège en chef d’Euro Pacific Asset Management, lance un avertissement d’une brutalité rare : les États-Unis ne se dirigeraient pas simplement vers une période de taux élevés, mais vers une véritable crise de la dette souveraine. Selon lui, la hausse des rendements obligataires n’est pas un simple accident de marché : elle révèle une perte de confiance dans la capacité du gouvernement américain à financer durablement une dette colossale. Il estime que cette situation pourrait dégénérer en crise de la dette généralisée d’ici plusieurs années, voire dès l’année prochaine. Dans ce contexte, il considère que les investisseurs qui cherchent à se protéger devraient se tourner vers les métaux précieux, notamment via l’achat d’or physique comme les pièces d’or Napoléon, plutôt que de conserver une confiance aveugle dans les obligations d’État.

Le raisonnement de Peter Schiff repose sur une équation simple mais redoutable : les États-Unis disposent aujourd’hui d’une dette publique supérieure à 40 000 milliards de dollars, alors que les taux d’intérêt remontent fortement. Or, pour Schiff, la combinaison d’une dette très élevée et de taux élevés est économiquement insoutenable. Lorsque la dette était faible, le pays pouvait encore supporter des taux importants ; lorsque la dette a explosé après la pandémie, les taux étaient historiquement bas. Aujourd’hui, les deux phénomènes se rencontrent en même temps, ce qui crée selon lui une situation sans précédent. Face à ce risque, il considère que l’or reste l’actif de dernier recours, et que les investisseurs peuvent commencer à s’exposer progressivement avec des pièces d’or investissement plutôt qu’avec des actifs papier fragilisés par la hausse des taux.

Les chiffres récents donnent un poids considérable à son analyse. Le rendement du Treasury à 10 ans a atteint environ 5,24% à 5,31% début octobre 2026, tandis que celui du Treasury à 30 ans a frôlé 5,67%, des niveaux inédits depuis 2002. La dette publique américaine a quant à elle dépassé 40 000 milliards de dollars, et les charges d’intérêts deviennent un poste budgétaire de plus en plus écrasant. Peter Schiff estime que ce n’est pas la fin du mouvement, mais probablement son commencement. Pour lui, chaque nouvelle hausse des taux augmente le coût du refinancement de la dette, creuse le déficit, oblige l’État à emprunter davantage et renforce la pression sur les marchés obligataires. Dans un tel environnement, il voit dans les Napoléon or un moyen concret de détenir un actif tangible hors du système de dette souveraine.

Peter Schiff rejette l’idée selon laquelle l’économie américaine serait solide simplement parce que certains indices boursiers restent élevés ou parce que l’intelligence artificielle attire des capitaux massifs. Il s’appuie notamment sur l’indice du sentiment des consommateurs de l’université du Michigan, qui aurait atteint son plus bas niveau depuis le début des données en 1951. Pour lui, ce signal montre que les ménages sont plus inquiets pour leurs finances personnelles qu’au moment des récessions, des guerres, de la pandémie ou de la crise financière de 2008. L’IA et les grandes entreprises technologiques peuvent créer des poches de croissance, mais cela ne suffit pas, selon Schiff, à masquer la faiblesse de l’économie réelle. C’est précisément parce que la confiance dans le système financier peut se dégrader qu’il recommande de détenir une partie de son patrimoine en or, par exemple sous forme de pièces d’or à acheter.

Pourquoi la hausse des rendements est bullish pour l’or

L’argument central de Peter Schiff va à l’encontre de la lecture dominante des marchés. Beaucoup d’investisseurs considèrent qu’une hausse des taux obligataires est négative pour l’or, car l’or ne verse pas de coupon ni d’intérêt. Schiff affirme au contraire que la hausse des rendements est « la chose la plus bullish qui puisse arriver à l’or et à l’argent ». Sa logique est la suivante : lorsque les rendements montent, les prix des obligations chutent. Les détenteurs d’obligations perdent donc de l’argent. S’ils veulent éviter de nouvelles pertes, ils doivent vendre leurs obligations. La question devient alors de savoir vers quel actif transférer ces capitaux. Pour Schiff, la réponse est claire : l’or, puis l’argent.

Il ne s’agit donc pas, selon lui, d’un simple arbitrage entre un actif rémunéré et un actif non rémunéré. Il s’agit d’une fuite devant un actif souverain qui perd de la valeur. Quand les investisseurs vendent des Treasuries américaines, ils cherchent une valeur refuge. Mais Schiff estime qu’il ne reste plus de refuge fiable dans le système fiduciaire : le dollar a ses propres problèmes, l’Europe traverse des tensions budgétaires, et les dettes publiques se multiplient partout. L’or devient alors, dans son analyse, « le dernier refuge sûr ». Il recommande donc de ne pas considérer la hausse des taux comme une raison de vendre l’or, mais comme le signal d’une crise de confiance qui peut précisément justifier l’achat de pièces d’or Napoléon et d’autres métaux précieux physiques.

Peter Schiff rappelle également que les années 1970 offrent un précédent historique. À cette époque, les taux d’intérêt ont augmenté, mais l’or a lui aussi fortement progressé. La seule période où des taux élevés sont devenus réellement négatifs pour l’or, selon lui, fut le début des années 1980, lorsque la Réserve fédérale a porté ses taux à environ 20% pour combattre l’inflation. Or, il estime que les États-Unis ne peuvent plus se permettre une telle politique aujourd’hui. Avec plus de 40 000 milliards de dollars de dette nationale, le gouvernement ne pourrait pas supporter des taux à 10%, et encore moins à 20%. Cette contrainte budgétaire signifie, pour Schiff, que la Fed sera finalement poussée à créer de la monnaie plutôt qu’à laisser les taux exploser jusqu’à étouffer l’économie.

Cette création monétaire est au cœur de sa thèse. Si les taux deviennent trop élevés pour l’État et pour l’économie, la Réserve fédérale devra selon lui racheter les obligations que plus personne ne veut acheter. Cela reviendrait à imprimer massivement de la monnaie afin d’éviter un défaut officiel du gouvernement américain. Mais Schiff précise que ce choix ne supprime pas le problème : il le transforme. Au lieu d’un défaut explicite, les détenteurs de bons du Trésor, les retraités et les bénéficiaires de prestations sociales verraient le pouvoir d’achat de leurs revenus s’effondrer. Pour lui, l’inflation massive constitue une forme de « défaut furtif ». Dans ce scénario, l’or est bénéficiaire, car il prospère historiquement lorsque la monnaie perd de la valeur. Les investisseurs qui souhaitent se prémunir peuvent donc envisager les pièces d’or investissement comme une protection contre cette érosion monétaire.

Une dette américaine de plus de 40 000 milliards de dollars

Le point le plus inquiétant de l’analyse de Peter Schiff concerne le poids de la dette américaine. La dette publique totale a franchi la barre des 40 000 milliards de dollars en août 2026, selon les données du Trésor américain citées par plusieurs sources de marché. Ce niveau était impensable il y a encore quelques années, mais il devient particulièrement dangereux maintenant que les taux longs dépassent durablement 5%. Chaque émission nouvelle ou chaque refinancement se fait à un coût supérieur, ce qui alourdit mécaniquement les charges d’intérêts. Peter Schiff estime que les intérêts de la dette pourraient atteindre plusieurs milliers de milliards de dollars par an dans les années à venir si les taux restent élevés.

Pour Schiff, les États-Unis sont enfermés dans un cercle vicieux. Des déficits élevés obligent l’État à émettre davantage de dettes. Cette augmentation de l’offre de bons du Trésor pèse sur les prix des obligations et fait monter les rendements. Les rendements plus élevés augmentent ensuite le coût du service de la dette, ce qui creuse encore le déficit. Le gouvernement doit alors emprunter davantage, et le cycle recommence. Schiff considère que ce mécanisme ne peut pas se poursuivre indéfiniment sans provoquer soit des défauts et des faillites massives, soit une inflation hors de contrôle. Il ne voit pas de troisième issue.

Il va même plus loin en évoquant la possibilité d’une restructuration de la dette américaine. Selon lui, Washington pourrait un jour dire aux créanciers qu’ils ne récupéreront pas 100 cents sur le dollar, mais environ 50 cents. Il appelle cela un défaut ou une restructuration. Il préfère cette solution explicite à une inflation qui détruirait silencieusement la valeur réelle des remboursements. Dans les deux cas, cependant, il estime que les détenteurs d’obligations seraient les grands perdants. C’est pourquoi il considère que l’or physique, notamment les Napoléon or, constitue une alternative plus robuste que les promesses de remboursement d’un État surendetté.

L’immobilier américain au bord de l’effondrement

Peter Schiff consacre une part importante de son analyse au marché immobilier américain, qu’il décrit comme « mort ». Son argument est simple : les prix des maisons sont encore élevés, mais les taux hypothécaires ont explosé. Il indique que les taux fixes à 30 ans avoisinent 7,5%, alors qu’ils étaient proches de 3% il y a quelques années. Selon lui, les prix immobiliers actuels ont été fixés pour un monde de crédits à 3%, pas pour un monde de crédits à 7,5%, et encore moins pour des taux qui pourraient atteindre 9% au premier trimestre de l’année suivante.

Il explique que, pour maintenir une mensualité identique alors que le taux hypothécaire triple, le prix des maisons devrait baisser d’environ 50%. Il ajoute que le problème ne se limite pas au crédit : les assurances, les taxes foncières, les factures d’énergie, les coûts d’entretien et les coûts de construction ont également augmenté. Résultat, selon lui, les ménages ne peuvent plus acheter, les promoteurs ne peuvent plus construire des logements abordables, et l’industrie immobilière entre dans une phase de dépression.

Schiff insiste aussi sur la disparition de ce qu’il appelle le « lifeline » du consommateur américain : le refinancement hypothécaire avec extraction de cash. Pendant des décennies, la baisse des taux et la hausse des prix de l’immobilier ont permis aux propriétaires de refinancer leur crédit, de réduire leur mensualité et de retirer parfois 25 000 ou 50 000 dollars de la valeur de leur maison. Cet argent alimentait la consommation. Aujourd’hui, avec des taux en hausse, ce mécanisme est mort selon lui. Un propriétaire bénéficiant d’un crédit à 3% ou 4% ne refinancera pas à 7,5%, car sa mensualité exploserait. Cela prive l’économie américaine d’un moteur majeur de consommation et augmente, selon Schiff, le risque d’une nouvelle crise des crédits hypothécaires.

Les banques, les retraites et le risque de sauvetage monétaire

Peter Schiff estime que les banques sont elles aussi en danger. Elles détiennent d’importantes quantités de bons du Trésor achetés lorsque les rendements étaient bas, autour de 2% ou 3%. Avec la chute des prix obligataires provoquée par la hausse des rendements, la valeur de ces titres a fortement diminué. Elles détiennent également des créances immobilières résidentielles et commerciales qui pourraient se dégrader si les prix de l’immobilier baissent et si les emprunteurs rencontrent des difficultés. Pour Schiff, la hausse des taux agit comme une marée descendante : elle révèle les fragilités cachées par des années de taux bas.

Les fonds de pension ne seraient pas épargnés. Ils ont subi des pertes importantes sur leurs portefeuilles obligataires au cours de la dernière décennie, tandis que leurs engagements futurs continuent d’augmenter. Leur exposition aux actions peut avoir compensé une partie des pertes, mais Schiff estime qu’une baisse majeure du marché boursier ferait exploser le problème. Comme le gouvernement garantit les retraites de la même manière qu’il garantit les banques, une crise des pensions deviendrait une crise budgétaire. La solution la plus probable, selon lui, serait encore une fois la création monétaire, avec pour conséquence une inflation supplémentaire.

C’est précisément ce scénario qui renforce, dans son analyse, la pertinence de l’or et de l’argent. Si les banques sont sauvées, si les pensions sont soutenues et si l’État évite un défaut officiel en imprimant de la monnaie, la valeur réelle du dollar se dégrade. Les épargnants détenant des actifs libellés en dollars ou en euros voient leur pouvoir d’achat diminuer, tandis que les détenteurs de métaux précieux conservent un actif qui ne dépend pas de la solvabilité d’une banque ou d’un gouvernement. C’est la raison pour laquelle Peter Schiff considère que les pièces d’or à acheter ne sont pas un placement spéculatif isolé, mais une réponse directe à une crise systémique.

L’or, dernier refuge face à la crise de la dette souveraine

Pour Peter Schiff, l’or n’est pas simplement un actif alternatif : c’est le dernier refuge disponible lorsque la dette souveraine elle-même devient le risque principal. Si les investisseurs se débarrassent des Treasuries américaines, ils ne peuvent pas se réfugier dans le dollar, car le dollar repose sur la même dette et sur la même politique monétaire. S’ils sont européens et s’inquiètent de la France ou de la zone euro, ils ne peuvent pas non plus se réfugier dans une monnaie ou une dette publique considérée comme sûre sans rencontrer des problèmes comparables. L’or, en revanche, n’est la promesse de remboursement de personne.

Cette caractéristique explique pourquoi Schiff considère l’or comme la seule véritable couverture contre les Treasuries. Une obligation d’État est une créance sur un gouvernement. Une pièce d’or est un actif tangible, universellement reconnu, qui ne peut pas être imprimé, annulé ou restructuré par un Parlement. Dans un monde où les États sont contraints de choisir entre défaut, restructuration ou inflation, Schiff estime que l’or redevient ce qu’il a toujours été : une réserve de valeur ultime. Les investisseurs qui veulent traduire cette analyse en pratique peuvent se tourner vers des formats historiques et liquides comme les pièces d’or Napoléon.

Les banques centrales themselves renforcent ce diagnostic. Selon les données citées par Kitco, la banque centrale chinoise aurait ajouté environ 23 tonnes d’or en septembre, pour un vingt-troisième mois consécutif d’achats, tandis que les banques centrales du monde entier auraient acheté nettement 39 tonnes en août. Peter Schiff en tire une conclusion simple : les États savent que le système monétaire fiduciaire est fragile, et ils accumulent de l’or pour cette raison. Même les ventes ponctuelles, comme celles attribuées à la Russie pour financer des besoins de liquidité, ne remettent pas en cause, selon lui, la fonction de l’or comme réserve ultime.

L’argent métal pourrait surperformer l’or

Peter Schiff ne se limite pas à l’or : il est également très bullish sur l’argent métal. Il rappelle que l’or et l’argent sont tous deux des métaux monétaires, avec une longue histoire d’utilisation comme réserve de valeur. L’argent possède en outre une dimension industrielle plus importante que l’or, ce qui peut amplifier sa demande lorsque l’économie réelle et les secteurs technologiques ont besoin de matières premières. Pour Schiff, cette double nature fait de l’argent un actif particulièrement intéressant dans un environnement de crise monétaire et de boom potentiel des matières premières.

Il souligne également un élément technique majeur. L’argent avait formé un double sommet historique autour de 50 dollars l’once, d’abord en 1981, puis en 2011, sans parvenir à le franchir durablement. Selon Schiff, ce niveau a enfin cédé, et l’argent a ensuite atteint environ 125 dollars l’once avant de revenir se stabiliser autour de 60 dollars. Pour lui, l’ancienne résistance à 50 dollars est devenue un support. Il estime donc que le risque de baisse est limité, tandis que le potentiel de hausse reste très important.

Son message est sans ambiguïté : il ne considère pas 125 dollars comme le sommet du marché de l’argent, mais comme un premier palier de cassure. Il pense que l’argent pourrait dépasser largement ce niveau lors de la prochaine phase haussière, surtout si l’or poursuit sa progression et si la crise de la dette s’intensifie. L’argent suit historiquement l’or, mais avec des mouvements plus amples. Si la thèse de Schiff se vérifie, l’argent pourrait donc offrir une performance supérieure à celle de l’or, tout en restant un métal monétaire et industriel.

L’or à 4 000 dollars est-il encore attractif ?

Peter Schiff répond directement à ceux qui trouvent l’or trop cher après sa forte hausse. Il rappelle que l’or était à 20 dollars l’once jusqu’en 1934, puis à 35 dollars l’once jusqu’aux environs de 1970. Aujourd’hui, il évolue autour de 4 100 à 4 200 dollars l’once, après avoir atteint environ 5 600 dollars plus tôt dans l’année. Pour Schiff, acheter autour de 4 000 dollars revient donc à acheter après une correction d’environ 20%, et non à acheter un sommet absolu.

Il considère que cette correction n’est pas la fin du marché haussier, mais une pause qui consolide le marché avant une nouvelle progression. Il estime que l’or pourrait facilement établir un nouveau record dès l’année prochaine, surtout si la crise de la dette souveraine se développe. Son raisonnement est historique : l’or monte depuis un siècle, parce que les monnaies fiduciaires perdent continuellement de la valeur. Il ne voit aucune raison structurelle pour que cette tendance s’arrête.

Pour les investisseurs, la question n’est donc pas seulement de savoir si l’or peut encore monter, mais de savoir quel actif protégera réellement le pouvoir d’achat en cas de crise. Peter Schiff estime que les obligations deviennent dangereuses, que les actions sont fragiles et que l’immobilier est menacé par les taux. Dans ce cadre, les métaux précieux physiques reprennent leur rôle historique. Les pièces d’or investissement permettent ainsi de détenir un actif tangible, reconnaissable et non reproductible à volonté.

Les actions minières aurifères, le levier de Peter Schiff

Peter Schiff est particulièrement attiré par les actions des sociétés minières aurifères. Il explique qu’il investit dans ce secteur depuis des décennies et qu’il les juge très bon marché au regard des bénéfices générés avec un prix de l’or proche de 4 000 dollars l’once. Si le prix de l’or continue de progresser, les marges des producteurs peuvent augmenter de manière disproportionnée, car une grande partie de leurs coûts est déjà fixe ou relativement stable. Cela crée, selon lui, un effet de levier naturel sur le prix du métal.

Il précise toutefois que sa préférence va aux sociétés juniors et aux sociétés de royalties. Les juniors offrent selon lui la meilleure valorisation et le plus fort potentiel de hausse, tandis que les royalties permettent de réduire une partie du risque opérationnel. Entre les deux, il conserve une exposition aux grands producteurs et aux sociétés de taille intermédiaire. Il estime que la prochaine phase du marché pourrait être portée par les petites valeurs, comme cela s’est produit lors de certaines phases antérieures des marchés haussiers de l’or.

Schiff constate que la majorité des investisseurs n’a aucune exposition aux mines d’or et d’argent, ce qu’il considère comme une erreur majeure. Pour lui, la correction récente doit être utilisée pour augmenter l’allocation aux métaux précieux, que ce soit par l’or physique ou par les actions minières. Il rappelle que les mineurs permettent de s’exposer à l’or encore présent dans le sous-sol, et donc à la hausse future du métal.

Pétrole, dollar et matières premières : le choc inflationniste à venir

Peter Schiff élargit son analyse aux matières premières, et notamment au pétrole. Il estime que les prix de l’énergie sont artificiellement contenus par les libérations des réserves stratégiques américaines et européennes. Lorsque ces réserves cesseront d’alimenter le marché, il attend une hausse significative des prix. Il ajoute que la situation dans le Golfe et autour du détroit d’Ormuz reste une source de tension durable, susceptible d’alourdir les coûts de transport et d’approvisionnement.

Si le dollar venait à se déprécier fortement face aux autres monnaies, comme il l’anticipe, la pression haussière sur les prix deviendrait encore plus forte. Schiff n’exclut pas un baril de pétrole plus proche de 150 dollars que de 100 dollars. Pour lui, ce choc énergétique ne serait pas un événement isolé : il alimenterait l’inflation, fragiliserait les ménages, augmenterait les coûts de production et renforcerait la pression sur les banques centrales.

Dans cette vision, l’or et l’argent ne sont pas des actifs isolés, mais les pièces centrales d’un scénario de boom des matières premières. Schiff estime que toutes les matières premières pourraient progresser, car une économie reposant davantage sur l’IA, les machines et les infrastructures nécessite davantage de ressources, de métaux, d’énergie et de capital. Les métaux monétaires restent toutefois, selon lui, les plus protecteurs en cas de crise de la dette et de perte de confiance dans les monnaies.

Bitcoin, actions et bulle de l’intelligence artificielle

Peter Schiff reste très prudent sur le Bitcoin. Il rappelle que la cryptomonnaie est passée d’environ 126 000 dollars à moins de 60 000 dollars, soit une baisse de plus de 50%, avant de rebondir vers 80 000 dollars. Il estime que le rebond a perdu de sa force avant de retrouver ses anciens sommets. Selon lui, le risque est davantage orienté vers un nouveau plus bas annuel, sous 60 000 dollars, que vers un retour immédiat au-dessus de 100 000 dollars.

Il identifie également un catalyseur politique potentiel : une victoire démocrate à la Chambre des représentants, voire au Sénat, pourrait créer un environnement beaucoup plus hostile pour les cryptomonnaies et pour le Bitcoin en particulier. Même si le président soutient le secteur, le Congrès conserve selon lui un pouvoir important pour durcir la réglementation. Cette incertitude politique pourrait donc déclencher une nouvelle vente massive.

Concernant les actions, Schiff estime que la faiblesse du marché est déjà réelle, mais masquée par quelques valeurs technologiques liées à l’intelligence artificielle. Il indique qu’environ 60% des actions du S&P 500 seraient en marché baissier, avec des baisses supérieures à 20% depuis leurs sommets. Les indices pondérés par la capitalisation donnent une image trompeuse, car quelques géants technologiques pèsent énormément dans le calcul. Pour lui, le marché est dominé par la cupidité plutôt que par la peur, et il est préparé à une déception majeure.

Ce que les investisseurs doivent retenir de Peter Schiff

Le message de Peter Schiff peut se résumer en une phrase : les États-Unis sont entrés dans une zone où la dette est trop élevée pour supporter des taux élevés, et où les taux ne peuvent plus rester bas sans provoquer une inflation destructrice. Il ne voit que deux issues : un défaut ou une restructuration explicite, ou bien une inflation massive qui détruit la valeur réelle de la dette. Dans les deux cas, les détenteurs d’obligations, d’épargne monétaire et d’actifs dépendant de la solvabilité publique sont exposés.

C’est pourquoi il considère que la hausse des rendements obligataires, loin d’être négative pour l’or, est le signal le plus bullish possible pour les métaux précieux. Elle traduit l’effondrement des prix des obligations, la perte de confiance dans les gouvernements et la perspective d’une intervention monétaire massive. L’or devient alors, selon lui, le dernier refuge sûr, tandis que l’argent peut offrir un potentiel de hausse encore plus important grâce à son profil monétaire et industriel.

Pour Schiff, la stratégie consiste donc à ne pas attendre que la crise soit officiellement reconnue. Il estime que les investisseurs doivent se protéger avant que les taux, l’inflation, l’immobilier et les banques ne révèlent l’ampleur du problème. Les métaux précieux physiques, notamment les pièces d’or Napoléon, occupent dans cette stratégie une place centrale, car ils représentent un actif tangible qui ne dépend ni d’une banque centrale, ni d’un gouvernement, ni d’une promesse de remboursement.

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