Selon le milliardaire Thomas Kaplan, le marché haussier de l’or pourrait encore réserver une progression spectaculaire, au point d’atteindre, selon ses propres projections, 30 000, 40 000, voire 50 000 dollars l’once à long terme.

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Le milliardaire Thomas Kaplan lance un avertissement qui pourrait bouleverser la manière dont les investisseurs envisagent l’or et l’argent. Pour le président du groupe Electrum, spécialisé dans les métaux précieux et les ressources minières, le marché haussier de l’or pourrait encore réserver une progression spectaculaire, au point d’atteindre, selon ses propres projections, 30 000, 40 000, voire 50 000 dollars l’once à long terme. Mais derrière ces chiffres vertigineux se cache une question autrement plus préoccupante : que restera-t-il réellement aux investisseurs si les règles économiques et politiques changent au moment où leurs actifs deviennent stratégiques ? Kaplan insiste sur un risque souvent relégué au second plan : posséder un actif rentable ne garantit pas de pouvoir en conserver durablement les bénéfices. Pour les épargnants qui souhaitent étudier les différentes possibilités de diversification patrimoniale, l’achat de pièces d’or Napoléon de 20 francs constitue une piste à examiner en tenant compte du prix d’achat, de la prime, des conditions de conservation et des risques de revente.

Un milliardaire annonce un scénario spectaculaire pour le cours de l’or

Thomas Kaplan ne présente pas sa vision du marché comme une simple anticipation de quelques mois. Il défend l’idée d’un cycle haussier de longue durée pour les métaux précieux, alimenté, selon son analyse, par les déséquilibres économiques, les décisions prises après les crises financières et les tensions géopolitiques. Il estime que l’or et l’argent pourraient inscrire de nouveaux records et affirme pouvoir envisager un cours de l’or compris entre 30 000 et 50 000 dollars l’once. Une telle projection représente un changement d’échelle considérable par rapport aux niveaux observés sur le marché. Il faut toutefois préciser que Kaplan ne fournit pas de calendrier précis pour atteindre ces objectifs et qu’il s’agit de son scénario personnel, non d’une certitude de marché. Pour les investisseurs qui souhaitent examiner concrètement les possibilités d’acquisition de métal physique, les pièces d’or d’investissement disponibles à l’achat permettent de comparer différents formats et caractéristiques, sans dépendre directement de la réussite d’une entreprise minière.

Pourquoi Thomas Kaplan croit-il à un cycle haussier de longue durée ?

La conviction de Thomas Kaplan repose sur une lecture historique des cycles économiques. Titulaire d’un doctorat en histoire de l’université d’Oxford, consacré notamment à la contre-insurrection en Malaisie, il explique avoir développé une approche qui associe l’étude des ressources naturelles à la psychologie humaine et aux rapports de force entre États. Selon lui, les marchés ne se résument pas à des tableaux de chiffres : ils évoluent aussi sous l’effet des peurs, des espoirs, de l’euphorie et des réactions collectives face aux crises. Cette perspective l’a conduit à privilégier l’or et l’argent lorsqu’il a vendu ses actifs énergétiques en 2007, avant la crise financière mondiale. Son raisonnement consiste à identifier les grandes tendances suffisamment tôt, puis à conserver ses positions tant que les fondamentaux qui les justifient restent valables. Pour ceux qui souhaitent privilégier un investissement direct dans le métal plutôt qu’une participation dans une société minière, les lingots d’or proposés à l’achat constituent une autre solution à étudier, en comparant notamment les formats, les primes et les conditions de conservation.

La correction des métaux précieux ne signifie pas nécessairement la fin de la hausse

Thomas Kaplan compare les fluctuations des métaux précieux à un possible « moment 1987 », en référence au krach boursier d’octobre 1987. Son argument est simple : une correction violente peut faire disparaître temporairement les investisseurs les moins résistants sans nécessairement mettre fin à une tendance haussière de long terme. Il estime que les reculs des cours peuvent offrir des occasions d’achat lorsque les fondamentaux restent solides. Cette interprétation n’exclut cependant pas d’autres scénarios : une baisse peut également se prolonger si les taux d’intérêt, le dollar ou les anticipations économiques évoluent défavorablement. Pour les épargnants qui souhaitent comparer les solutions disponibles en période de volatilité, la pièce Napoléon de 20 francs en or constitue un produit à examiner en tenant compte de sa prime par rapport au métal, de son prix de revente et des éventuels frais associés à la transaction.

Le véritable danger selon Kaplan : avoir raison sur l’or et perdre son investissement

Le passage le plus frappant de l’entretien concerne moins le prix futur du métal que la capacité des investisseurs à conserver leurs actifs. Thomas Kaplan explique qu’un investisseur peut anticiper correctement une hausse de l’or, sélectionner une mine disposant d’un excellent gisement et malgré tout perdre une partie, voire la totalité, de son investissement si le cadre politique se retourne contre lui. Dans certains pays, une mine devenue extrêmement rentable peut susciter des pressions fiscales, réglementaires ou politiques, voire une expropriation. Kaplan résume cette crainte par une formule particulièrement directe : « Ils vous le prendront ». Cette déclaration décrit un risque lié à la propriété des entreprises minières et aux juridictions dans lesquelles elles opèrent ; elle ne signifie pas que tous les investisseurs en or seront dépossédés. Elle invite néanmoins à distinguer les actions de sociétés minières de la détention directe de métal. Dans cette perspective, l’achat de pièces d’or physiques permet d’étudier une catégorie d’actifs différente des titres miniers, sans supprimer les risques liés au vol, à la conservation, à la fiscalité, à la liquidité ou aux fluctuations des cours.

Pourquoi l’or physique attire l’attention des investisseurs inquiets

La réflexion de Kaplan met en lumière une distinction essentielle : détenir une participation dans une entreprise qui exploite de l’or n’est pas la même chose que posséder directement des pièces ou des lingots. Une société minière dépend de ses coûts d’exploitation, de son financement, de ses réserves, de sa direction, des permis administratifs et de la stabilité du pays dans lequel elle travaille. Même lorsque le cours du métal progresse, son action peut reculer si l’entreprise rencontre des difficultés opérationnelles ou politiques. L’or physique présente d’autres contraintes, mais son détenteur n’est pas actionnaire d’une mine et ne dépend donc pas directement de la rentabilité d’une exploitation particulière. Pour ceux qui souhaitent comparer les différentes solutions de détention du métal, les lingots d’or disponibles à l’achat offrent une possibilité à examiner en fonction du budget, du format recherché, des conditions de stockage et de la facilité de revente. Aucun de ces supports ne garantit un bénéfice, et la pertinence d’un achat dépend notamment de l’horizon de placement et de la situation financière de l’épargnant.

Thomas Kaplan, un investisseur qui a attendu des décennies pour obtenir le résultat recherché

Le parcours de Thomas Kaplan explique en partie la force de ses convictions. En 1993, il investit environ 10 000 dollars dans une option portant sur un projet argentifère dans l’Idaho. Lors d’une visite, il désigne à sa fiancée une autre mine, Sunshine, qu’il espère un jour acquérir. Sa société finit par acheter cette mine en 2010, et Sunshine Silver commence à être cotée à la Bourse de New York le 4 juin 2026. Entre la première ambition et cette étape boursière, plusieurs décennies se sont écoulées. Kaplan utilise cet exemple pour défendre une méthode fondée sur la patience, la sélection d’actifs qu’il estime exceptionnels et la capacité à résister aux périodes pendant lesquelles les marchés ne reconnaissent pas leur valeur. Son expérience ne prouve pas que toute position conservée longtemps finira par devenir gagnante : elle illustre surtout l’importance de la qualité de l’actif, du financement et de la possibilité de supporter les pertes ou les années d’attente.

La règle du sommeil : ne jamais négliger le pays dans lequel se trouve un actif

Au fil de sa carrière, Thomas Kaplan explique avoir progressivement accordé davantage d’importance à la juridiction dans laquelle se trouve une mine. Il a étudié ou détenu des intérêts dans différents territoires d’Afrique et d’Asie avant de concentrer une partie de ses activités sur des régions qu’il juge plus sûres, notamment l’Alaska et l’Idaho, aux États-Unis. Il ne suffit donc pas, selon lui, qu’un gisement soit riche, prometteur ou exploitable à un coût compétitif : encore faut-il que le cadre juridique permette à l’entreprise de produire, de vendre son métal et de conserver les revenus générés. Une hausse spectaculaire de la rentabilité peut modifier la manière dont les autorités considèrent une ressource stratégique. Les règles fiscales, les permis, les relations avec les communautés locales, les risques de nationalisation et la sécurité des infrastructures peuvent alors peser lourdement sur la valeur d’un investissement. Kaplan appelle sa règle le « sleeping well rule », autrement dit la règle qui consiste à pouvoir se coucher le soir en ayant confiance dans le fait que l’on possède toujours le lendemain ce que l’on possédait la veille.

Le risque de confiscation : une mise en garde visant d’abord les sociétés minières

L’avertissement de Kaplan doit être compris dans son contexte. Il parle de sociétés minières qui exploitent des ressources naturelles dans des pays où les institutions, les rapports de force politiques ou la protection des droits de propriété peuvent être fragiles. Lorsqu’une mine devient une source majeure de revenus, les gouvernements peuvent être tentés de renégocier les conditions d’exploitation, d’augmenter les prélèvements, de modifier les autorisations ou, dans les cas les plus graves, de prendre le contrôle de l’actif. Les investisseurs peuvent alors se retrouver face à des décisions qu’ils ne maîtrisent pas. Il serait toutefois inexact d’affirmer que toute mine rentable sera nécessairement confisquée ou que toute juridiction présente le même niveau de risque. Les conséquences dépendent du droit applicable, des contrats, des accords internationaux, de la stabilité politique et des circonstances. Le message de Kaplan est plus précis : le potentiel géologique ne suffit pas à lui seul pour déterminer la qualité d’un investissement minier. La sécurité juridique constitue un élément à part entière de sa valeur.

La Chine, l’argent et le contrôle stratégique des chaînes de raffinage

L’entretien aborde également le rôle stratégique de l’argent dans les chaînes d’approvisionnement industrielles. Thomas Kaplan souligne que l’exploitation minière ne représente qu’une partie de la chaîne de valeur : la capacité à raffiner, transformer et fournir un métal utilisable peut également constituer un levier économique et géopolitique. Il évoque notamment la place de la Chine dans le raffinage de l’argent et de l’antimoine, ainsi que l’intérêt de disposer de capacités de production et de transformation indépendantes. L’argent possède en effet une double fonction : il est un métal précieux recherché par les investisseurs et une matière première utilisée dans plusieurs applications industrielles, notamment l’électronique et le photovoltaïque. Cette double demande peut soutenir le marché, mais elle peut aussi évoluer avec les prix, les progrès technologiques et les substitutions industrielles. Selon les prévisions publiées par le Silver Institute en février 2026, le marché mondial de l’argent devait enregistrer une sixième année consécutive de déficit, tandis que la demande industrielle liée au photovoltaïque devait diminuer sous l’effet d’économies de matière et de substitutions. Ces éléments montrent que la dynamique de l’argent ne dépend pas d’un seul facteur.

L’argent peut-il surperformer l’or ? Le scénario défendu par Kaplan

Thomas Kaplan considère que l’argent peut offrir un potentiel de progression supérieur à celui de l’or pendant certaines phases d’un marché haussier des métaux précieux. Il s’appuie sur le rôle historique de l’argent comme métal monétaire, mais aussi sur ses usages industriels. Il le décrit comme une sorte de « Bitcoin pour les personnes réfléchies », une formule destinée à souligner son caractère tangible et sa double fonction patrimoniale et industrielle. Cette comparaison reste une opinion : l’argent physique et les cryptomonnaies présentent des caractéristiques, des risques et des mécanismes de valorisation très différents. L’argent est par ailleurs connu pour sa volatilité, et une demande industrielle importante ne garantit pas une hausse continue de son prix. Le 12 octobre 2026, Reuters rapportait un cours au comptant de l’argent de 60,51 dollars l’once, tandis que l’or évoluait autour de 4 172 dollars. Ces niveaux illustrent la nécessité de distinguer les perspectives de long terme des fluctuations à court terme.

Des banques centrales toujours intéressées par l’or, mais un marché loin d’être sans risque

La demande des banques centrales constitue un autre élément important du débat sur l’or. Le World Gold Council indiquait, dans son bilan publié le 30 juillet 2026, que les achats nets des banques centrales avaient rebondi au deuxième trimestre, à environ 289 tonnes, après un premier trimestre beaucoup plus faible. Sur le premier semestre, les achats nets atteignaient 345 tonnes, soit leur niveau le plus bas pour un premier semestre depuis 2022. Ces chiffres montrent que l’intérêt des institutions monétaires pour l’or demeure significatif, mais qu’il varie selon les périodes. La diversification des réserves, les tensions géopolitiques et la volonté de détenir des actifs qui ne correspondent pas à une dette émise par un autre État figurent parmi les facteurs susceptibles d’influencer ces décisions. Pour autant, les achats des banques centrales ne permettent pas de déduire mécaniquement le futur cours du métal. Les taux d’intérêt, le dollar, les flux d’investissement, les ventes de réserves et les conditions économiques continuent également de jouer un rôle déterminant.

Le scénario des 50 000 dollars : quelles implications pour les épargnants ?

La perspective d’un or à 50 000 dollars l’once est suffisamment spectaculaire pour attirer l’attention, mais elle nécessite une mise en perspective. Un tel niveau représenterait une multiplication considérable du prix observé en octobre 2026. Pour évaluer ce scénario, il faudrait notamment préciser l’horizon temporel, les hypothèses d’inflation, l’évolution des monnaies, la demande d’investissement et les transformations du système financier mondial. Kaplan n’a pas fourni de calendrier précis permettant de transformer sa projection en objectif de cours daté. Il faut également distinguer une hausse du prix nominal de l’or d’un gain de pouvoir d’achat réel : si le métal progresse dans un contexte de forte dépréciation monétaire, l’augmentation affichée en dollars ne traduit pas nécessairement un enrichissement équivalent en termes réels. Enfin, le rendement d’un placement dépend du prix payé à l’achat, des frais, de la fiscalité applicable et du prix de revente. La prudence consiste donc à examiner les hypothèses de Kaplan sans confondre sa conviction personnelle avec une promesse de performance.

Faut-il acheter de l’or après une correction des cours ?

Thomas Kaplan estime qu’un investisseur convaincu par les fondamentaux des métaux précieux peut envisager de renforcer progressivement sa position lorsque les prix reculent. Il évoque notamment la possibilité de répartir les achats dans le temps, plutôt que de chercher à identifier le point bas exact du marché. Cette approche peut réduire le risque de concentrer tout son investissement sur un seul niveau de prix, mais elle ne supprime ni le risque de baisse ni celui d’une immobilisation prolongée du capital. Acheter davantage un actif qui perd de la valeur peut également augmenter les pertes si les raisons initiales de l’investissement ne sont plus valables. Avant de prendre une décision, il est donc nécessaire d’évaluer son horizon de placement, ses besoins de liquidité, son niveau d’endettement et la place des métaux précieux dans l’ensemble de son patrimoine. Kaplan reconnaît lui-même que son portefeuille personnel est peu diversifié et recommande aux autres investisseurs de conserver une approche plus équilibrée. Son parcours ne doit pas être interprété comme une invitation à reproduire mécaniquement sa stratégie.

Or physique, lingots ou actions minières : trois expositions différentes

L’or physique, les lingots et les actions de sociétés minières ne répondent pas exactement aux mêmes objectifs. Les pièces et les lingots permettent de détenir directement du métal, mais imposent de considérer la sécurité du stockage, l’assurance éventuelle, les primes à l’achat et les conditions de revente. Les actions minières donnent accès aux résultats d’entreprises dont la valorisation dépend à la fois du prix des métaux, des coûts de production, des investissements nécessaires, de la gestion et des risques politiques. Une société peut ainsi sous-performer l’or même lorsque le cours du métal augmente. À l’inverse, une entreprise bien gérée peut bénéficier d’une amélioration de ses marges ou de nouvelles découvertes, sans que cette progression soit garantie. Le choix entre ces supports doit donc découler de l’objectif recherché, et non de la seule anticipation d’une hausse du marché. Une diversification adaptée et une compréhension des risques sont particulièrement importantes lorsque les prix sont volatils et que les prévisions suscitent de fortes attentes.

La véritable leçon de Thomas Kaplan : la conviction ne remplace pas la gestion du risque

L’entretien de Thomas Kaplan dépasse finalement la seule question du prix futur de l’or. Son message central repose sur trois idées : identifier les tendances de long terme, sélectionner des actifs dont les caractéristiques justifient une détention prolongée et ne jamais sous-estimer les conditions juridiques et politiques dans lesquelles ils se trouvent. Sa trajectoire, marquée par la vente de son entreprise énergétique en 2007 puis par des investissements dans l’or et l’argent, illustre la cohérence de sa méthode personnelle. Elle ne garantit cependant pas que ses anticipations futures se réaliseront. Les objectifs de 30 000 à 50 000 dollars l’once restent spéculatifs, tandis que les corrections, les variations de taux, les changements de politique économique et les risques propres à chaque investissement demeurent bien réels. L’avertissement le plus utile n’est donc pas qu’il faudrait acheter de l’or à tout prix, mais qu’un placement doit être évalué dans son ensemble : rendement potentiel, liquidité, sécurité juridique, conservation et capacité à supporter une perte. Dans un marché où les prévisions les plus ambitieuses peuvent rapidement dominer le débat, cette distinction est essentielle.

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