L’inflation américaine repart à la hausse, les prix de l’énergie flambent et les marchés financiers redécouvrent une menace qu’ils espéraient voir disparaître : celle d’une nouvelle accélération durable du coût de la vie. Le 14 octobre 2026, les chiffres publiés aux États-Unis ont confirmé cette dégradation. L’indice des prix à la consommation a progressé de 3,7 % sur un an en septembre, tandis que l’inflation sous-jacente a atteint 2,6 %. Dans son entretien consacré à la situation économique, Steve Hanke, professeur d’économie appliquée à l’université Johns-Hopkins, délivre un avertissement particulièrement sévère : selon lui, la dynamique inflationniste reste alimentée par une création monétaire trop importante et par des tensions énergétiques susceptibles de se transmettre progressivement à l’ensemble de l’économie. Pour les épargnants qui cherchent à protéger leur patrimoine face à l’érosion monétaire, cette situation remet également au premier plan la question de la diversification, notamment à travers l’achat de pièces d’or de 20 francs Napoléon, un actif tangible dont le comportement mérite d’être étudié dans une stratégie patrimoniale de long terme.
Une inflation américaine à 3,7 % : le signal que les marchés ne peuvent plus ignorer
Les chiffres publiés par le Bureau américain des statistiques du travail, le Bureau of Labor Statistics (BLS), sont sans ambiguïté sur un point : la progression des prix s’est accélérée en septembre 2026. L’indice général des prix à la consommation, ou CPI, a augmenté de 0,6 % sur un mois, après une hausse de 0,4 % en août. Sur douze mois, l’inflation atteint désormais 3,7 %, contre 3,4 % le mois précédent. L’indice sous-jacent, qui exclut l’alimentation et l’énergie afin de mieux observer les tendances hors de ces deux catégories volatiles, s’établit à 2,6 % sur un an. Ces résultats dépassent les attentes du marché et éloignent davantage la perspective d’un retour rapide à l’objectif de 2 % de la Réserve fédérale américaine. La réaction des investisseurs illustre la gravité de cette nouvelle publication : les perspectives de taux d’intérêt sont de nouveau scrutées, car une inflation persistante pourrait contraindre la banque centrale à maintenir une politique monétaire restrictive plus longtemps que prévu. Dans ce contexte, la détention d’actifs réels revient dans les discussions patrimoniales, avec les pièces d’or d’investissement comme l’une des possibilités à comparer aux placements financiers traditionnels.
Le pétrole et l’essence relancent la hausse des prix
Le principal facteur immédiat de cette accélération est énergétique. Selon le BLS, le prix de l’essence a augmenté de 9,1 % sur un mois en septembre et de 34,2 % sur un an. Cette progression explique plus de la moitié de la hausse mensuelle de l’indice général des prix. Le fioul domestique affiche une augmentation annuelle encore plus importante, à 74,2 %, tandis que l’indice global de l’énergie progresse de 20,4 % sur douze mois. Ces chiffres montrent pourquoi une inflation moyenne peut masquer une réalité beaucoup plus difficile pour les ménages exposés aux dépenses de carburant et de chauffage. Une famille qui utilise quotidiennement sa voiture, un agriculteur qui consomme du gazole ou une entreprise de transport qui doit renouveler ses stocks de carburant ne ressentent pas l’inflation de la même manière qu’un ménage dont les principales dépenses concernent des catégories de produits moins dynamiques. Pour les épargnants préoccupés par les conséquences de cette perte de pouvoir d’achat, la diversification vers des actifs physiques peut faire partie de la réflexion, notamment avec les lingots d’or d’investissement, dont les caractéristiques, les frais et les risques doivent être évalués avant toute décision.
Pourquoi la hausse du gazole menace bien davantage que le budget automobile
Steve Hanke insiste particulièrement sur le gazole, car son importance économique dépasse largement le prix affiché à la pompe. Le carburant diesel est indispensable au transport routier, à une partie des activités agricoles, à la logistique industrielle et à de nombreux circuits d’approvisionnement. Lorsqu’il devient plus cher, le choc ne se limite donc pas aux transporteurs : il augmente les coûts de fonctionnement des entreprises qui acheminent les marchandises, approvisionnent les commerces ou distribuent les produits alimentaires. Ces entreprises peuvent absorber une partie de la hausse en réduisant leurs marges, mais elles peuvent aussi chercher à la répercuter sur leurs clients. Le résultat dépend de la concurrence, des contrats commerciaux, des stocks disponibles et de la capacité des consommateurs à accepter des prix plus élevés. Le mécanisme est particulièrement préoccupant lorsque les tensions énergétiques durent plusieurs mois, car les contrats sont renouvelés et les coûts supplémentaires se diffusent progressivement. Dans une période où le pouvoir d’achat est déjà fragilisé, certains investisseurs s’intéressent à l’or physique sous forme de pièces Napoléon de 20 francs comme à une éventuelle composante de diversification patrimoniale, sans oublier que son cours peut lui aussi connaître des variations importantes.
Des prix alimentaires en baisse sur un mois : pourquoi cela ne suffit pas à rassurer
Le rapport américain de septembre contient pourtant une donnée qui pourrait sembler rassurante : l’indice des prix alimentaires est resté globalement stable sur le mois, tandis que les prix des produits alimentaires achetés en magasin ont diminué de 0,1 %. Certaines catégories, notamment les produits laitiers, ont également enregistré des baisses. Mais cette évolution ponctuelle ne suffit pas à neutraliser la hausse de l’énergie. D’abord, les prix ne réagissent pas tous au même moment : les produits déjà présents dans les entrepôts, les contrats de transport signés précédemment et les stocks constitués avant le renchérissement des carburants peuvent retarder la transmission des nouveaux coûts. Ensuite, une baisse dans une catégorie ne signifie pas que l’ensemble des dépenses alimentaires diminue. Enfin, le budget des ménages dépend de la combinaison de toutes leurs dépenses, y compris le logement, l’assurance, les déplacements et les factures d’énergie. C’est précisément cette dispersion des hausses qui rend l’inflation difficile à supporter au quotidien. Pour les personnes qui s’interrogent sur les moyens de diversifier leur épargne face à une dégradation prolongée du pouvoir d’achat, les différentes pièces d’or d’investissement disponibles sur le marché constituent une piste à examiner en tenant compte de leur prix d’achat, de leur prime et de leur facilité de revente.
L’inflation sous-jacente reste supérieure à l’objectif de la Fed
L’un des arguments avancés dans le débat américain consiste à soutenir que la hausse des prix de l’énergie serait temporaire et ne se diffuserait pas au reste de l’économie. Steve Hanke rejette cette lecture trop rassurante. Pour comprendre sa position, il faut distinguer l’inflation générale de l’inflation sous-jacente, mais aussi examiner les mécanismes monétaires qui influencent l’évolution des prix à plus long terme. L’indice sous-jacent américain a augmenté de 2,6 % sur un an en septembre, après 2,4 % en août. Sa progression mensuelle atteint 0,3 %. Il reste donc au-dessus de la cible de 2 % de la Réserve fédérale, même si son évolution ne doit pas être confondue avec celle de l’indice général, davantage affecté par les variations de l’énergie et de l’alimentation. Pour Hanke, ces chiffres s’inscrivent dans une dynamique plus large : selon son analyse monétariste, la progression excessive de la masse monétaire entretient les pressions inflationnistes et empêche un retour durable à la stabilité des prix. Dans cette perspective, les lingots d’or physiques peuvent intéresser certains épargnants désireux de répartir leur patrimoine entre plusieurs catégories d’actifs, mais ils ne garantissent ni la préservation du capital ni une performance supérieure à celle des placements financiers.
Steve Hanke : l’inflation est d’abord un phénomène monétaire
Le raisonnement de Steve Hanke repose sur une conviction centrale : l’inflation durable ne peut pas être comprise uniquement en examinant les variations isolées de certains prix. Pour lui, il faut étudier la progression globale de la quantité de monnaie disponible dans l’économie. Il se réfère notamment à une mesure large de la masse monétaire américaine, la Divisia M4, publiée par le Center for Financial Stability. Dans l’entretien, il estime que sa croissance avoisine 7,5 % par an, alors qu’il situe autour de 5 à 6 % le rythme compatible, selon ses calculs, avec une inflation proche de 2 %. Cette différence constitue l’un des fondements de son diagnostic. Son argument est le suivant : lorsque la masse monétaire progresse durablement plus vite que le rythme jugé compatible avec la stabilité des prix, la demande nominale peut rester suffisamment forte pour entretenir les hausses de prix. Il faut néanmoins distinguer cette interprétation de la mesure statistique elle-même : la relation entre monnaie et inflation dépend également de la demande de monnaie, de la vitesse de circulation, de la production et des délais de transmission. Le point central de son avertissement reste clair : il ne considère pas que les tensions inflationnistes soient définitivement résolues.
Les prix à la production envoient un nouveau signal d’alerte
Les données publiées le 15 octobre 2026 renforcent l’intérêt de cette analyse. Selon le BLS, l’indice des prix à la production américain, qui mesure l’évolution des prix reçus par les producteurs, a progressé de 1,3 % en septembre. Sur douze mois, sa hausse atteint 6,3 %, soit sa plus forte progression annuelle depuis décembre 2022. Les prix des biens destinés à la demande finale ont augmenté de 2,6 % sur le mois, tandis que la composante énergétique a bondi de 10,8 %. Les prix du gazole et de l’essence ont également enregistré de fortes augmentations dans les données détaillées. Ces chiffres méritent une attention particulière parce que les entreprises sont confrontées à des coûts d’approvisionnement qui peuvent ensuite affecter leurs prix de vente. Toutefois, l’indice des prix à la production ne prédit pas mécaniquement l’inflation à la consommation : les entreprises peuvent absorber une partie des hausses, améliorer leur productivité ou modifier leurs marges. Il indique néanmoins que les pressions sur les coûts restent importantes. Combinées à une inflation à la consommation de 3,7 %, ces données rendent plus difficile l’hypothèse d’un retour immédiat à une hausse des prix limitée à 2 %.
Pétrole physique et contrats à terme : une différence déterminante
Steve Hanke souligne également une distinction essentielle pour comprendre les marchés de l’énergie : le prix affiché sur les marchés à terme n’est pas toujours identique au coût auquel un acheteur peut obtenir du pétrole physique, livré à une destination précise. Les cours des contrats à terme reflètent les conditions de négociation d’instruments financiers standardisés, tandis que le prix du pétrole effectivement livré dépend aussi du transport maritime, de la disponibilité des navires, de l’assurance, des itinéraires empruntés, des capacités de stockage et des contraintes de raffinage. En période de perturbations géopolitiques, ces coûts logistiques peuvent devenir considérables. Dans l’entretien, Hanke avance que certains prix du pétrole physique seraient de 35 à 40 % supérieurs aux cours évoqués à l’écran. Cette estimation doit être considérée comme une affirmation de l’économiste dans le contexte précis de la discussion, et non comme une prime universelle applicable à toutes les qualités de pétrole et à toutes les destinations. Son raisonnement est néanmoins important : une amélioration des volumes exportés ne signifie pas nécessairement un retour immédiat à des conditions normales d’approvisionnement. Les infrastructures, les routes maritimes et les capacités de raffinage doivent également fonctionner correctement.
La backwardation ne garantit pas une baisse prochaine du pétrole
Un autre élément évoqué par Hanke concerne la structure de la courbe des contrats à terme. Lorsque les prix immédiats du pétrole sont supérieurs aux prix des contrats à échéance plus lointaine, le marché se trouve en situation de backwardation. Cette configuration peut notamment apparaître lorsque les acheteurs ont besoin de produits immédiatement disponibles et que les stocks sont relativement faibles. Dans ces circonstances, les opérateurs peuvent être disposés à payer une prime pour obtenir une livraison rapide plutôt que d’attendre plusieurs semaines ou plusieurs mois. Hanke insiste donc sur un point : une courbe en backwardation ne constitue pas, à elle seule, une prévision certaine de la baisse future du pétrole. Elle traduit les conditions relatives de l’offre, de la demande et du stockage à différents horizons. Si les stocks sont bas et que les contraintes d’approvisionnement persistent, les tensions peuvent rester importantes. À l’inverse, une amélioration de la production, des exportations ou des capacités logistiques peut modifier rapidement l’équilibre du marché. L’interprétation exige donc de combiner la courbe des contrats à terme avec les données de stocks, les flux physiques et les perspectives de raffinage.
Pourquoi la crise du gazole pourrait se prolonger jusqu’en 2027
Les perspectives du marché du gazole constituent l’un des aspects les plus préoccupants de l’entretien. Dans son rapport d’octobre 2026, l’Agence internationale de l’énergie estime que les tensions sur le marché mondial du gazole et du diesel pourraient persister bien au-delà de la fin de l’année. Selon l’AIE, les perturbations prolongées des exportations en provenance du Moyen-Orient et de la Russie ont entraîné une diminution des stocks, tandis que les marchés ont abordé la période précédant l’hiver avec des réserves moins confortables qu’à l’accoutumée. L’agence indique que le rééquilibrage du marché pourrait nécessiter une partie de l’année 2027, notamment pour reconstituer les stocks perdus. Elle souligne également que l’assouplissement annoncé de certaines restrictions sur les exportations russes ne devrait pas, à lui seul, modifier sensiblement l’équilibre mondial, en raison des contraintes affectant les capacités opérationnelles de raffinage. Cette analyse rejoint l’inquiétude exprimée par Hanke concernant la durée potentielle du choc énergétique. Elle ne signifie toutefois pas que les prix resteront nécessairement à leur niveau actuel pendant toute cette période : les cours dépendront de l’évolution des conflits, des flux commerciaux, de la demande et des décisions des producteurs.
Le pouvoir d’achat des ménages est pris entre les prix et les salaires
Pour les ménages, le véritable problème ne se limite pas au taux d’inflation publié chaque mois. Il réside dans l’écart entre l’évolution des prix et celle des revenus. Lorsque les dépenses courantes augmentent plus vite que les salaires, le pouvoir d’achat réel recule, même si l’activité économique continue de progresser. Un automobiliste qui consacre davantage d’argent à l’essence dispose de moins de ressources pour d’autres achats. Un transporteur confronté à des dépenses de carburant plus élevées doit réduire ses coûts, augmenter ses tarifs ou accepter une baisse de rentabilité. Un agriculteur qui utilise des machines fonctionnant au diesel peut subir une hausse des dépenses au moment même où il doit récolter et acheminer sa production. À l’échelle de l’économie, ces arbitrages peuvent peser sur la consommation, les marges des entreprises et les décisions d’investissement. Hanke estime que l’érosion des salaires réels constitue une source supplémentaire d’inquiétude. Le risque n’est donc pas uniquement celui d’une hausse ponctuelle des factures, mais celui d’une dégradation persistante de la capacité des ménages à financer leur niveau de vie.
La Réserve fédérale face à un choix difficile
La Réserve fédérale se trouve confrontée à un dilemme classique, mais particulièrement délicat lorsque le choc initial vient de l’énergie. Une politique monétaire plus restrictive peut freiner la demande, limiter certaines pressions sur les prix et contribuer à stabiliser les anticipations d’inflation. En revanche, elle ne peut pas produire directement davantage de pétrole, rétablir une route maritime perturbée ou augmenter instantanément les capacités de raffinage. Une hausse des taux peut donc peser sur les ménages endettés, les entreprises et l’investissement sans supprimer immédiatement la cause énergétique du problème. À l’inverse, laisser les tensions inflationnistes s’installer durablement pourrait rendre plus difficile le retour à l’objectif de 2 %. Hanke considère que le ralentissement de la croissance monétaire est indispensable pour rétablir une stabilité durable des prix. Le calendrier des décisions de la Fed dépendra néanmoins des données disponibles, de la diffusion de l’inflation sous-jacente, de la situation de l’emploi et de l’évolution des anticipations. Il serait donc prématuré de présenter une hausse des taux comme certaine ou d’affirmer que la banque centrale restera nécessairement immobile.
L’intelligence artificielle ajoute une nouvelle pression sur le crédit
L’entretien aborde également un facteur moins évident : l’essor massif des investissements dans l’intelligence artificielle. La construction de centres de données, l’achat de serveurs, le développement des infrastructures électriques et les besoins de financement des grandes entreprises technologiques représentent des investissements considérables. Hanke estime que cette dynamique soutient la demande de crédit aux États-Unis. Dans le système bancaire, l’octroi d’un prêt peut créer un dépôt et augmenter certains agrégats monétaires, sous réserve des mécanismes de financement, de réglementation et de gestion des bilans. L’économiste distingue ce processus du financement d’un investissement à partir d’une épargne préexistante : les deux mécanismes ne produisent pas les mêmes effets sur la monnaie bancaire. Il considère que la vigueur de la demande de crédit liée à l’intelligence artificielle contribue à maintenir une croissance monétaire élevée, ce qui complique la lutte contre l’inflation. Cette analyse ne signifie pas que tout investissement technologique provoque automatiquement une hausse des prix. Les gains de productivité futurs peuvent également avoir des effets désinflationnistes. Mais à court terme, l’ampleur des investissements, les besoins en financement et les contraintes sur certaines ressources constituent des éléments importants pour comprendre la situation économique américaine.
L’or comme réserve de valeur : une piste à examiner, pas une garantie
Lorsque l’inflation menace le pouvoir d’achat, la question de la protection de l’épargne devient centrale. Steve Hanke évoque le rôle que peuvent jouer les actifs réels lorsque les ménages perdent confiance dans la capacité de leur monnaie à préserver leur valeur. Dans certaines économies confrontées à une inflation extrême, les habitants cherchent à conserver une partie de leur patrimoine dans des devises étrangères ou des biens tangibles. L’or possède une longue histoire monétaire et peut constituer un instrument de diversification pour certains investisseurs. Il reste cependant soumis aux fluctuations de son cours, aux variations des taux d’intérêt réels, aux mouvements du dollar et aux conditions propres au marché des métaux précieux. Son prix peut baisser même lorsque l’inflation reste élevée. L’achat physique implique également des frais, des écarts entre prix d’achat et de revente, des contraintes de conservation et des risques de liquidité. Il convient donc de considérer l’or comme une composante éventuelle d’une allocation diversifiée, et non comme une protection automatique contre toutes les crises. Avant d’investir, il est indispensable d’examiner son horizon de placement, sa capacité à supporter une perte et la part du patrimoine qu’il est raisonnable d’y consacrer.
Conclusion : l’avertissement de Steve Hanke ne doit pas être ignoré
Les dernières données américaines montrent une accélération réelle de l’inflation : les prix à la consommation ont progressé de 3,7 % sur un an en septembre 2026, l’essence a augmenté de 9,1 % sur le mois et les prix à la production ont enregistré une hausse annuelle de 6,3 %. À ces chiffres s’ajoutent les tensions sur le marché du gazole, les perturbations logistiques et les interrogations sur la politique monétaire américaine. Steve Hanke considère que ces éléments s’inscrivent dans une dynamique inflationniste plus profonde, liée selon lui à une croissance monétaire excessive et à des contraintes énergétiques qui ne disparaîtront pas instantanément. L’AIE estime elle aussi que le rééquilibrage du marché mondial du diesel pourrait se prolonger en 2027. Ces constats justifient une vigilance accrue, mais ils ne permettent pas d’affirmer avec certitude que l’inflation va nécessairement accélérer davantage ou que les prix de l’énergie resteront durablement à leurs niveaux actuels. Pour les ménages comme pour les investisseurs, l’enjeu est de suivre les données, de mesurer leur exposition aux risques et d’éviter les décisions précipitées. Dans un environnement incertain, la diversification patrimoniale peut être pertinente, à condition de reposer sur une compréhension claire des risques, des coûts et de l’horizon de placement.