Alors que l’or et l’argent viennent de subir une correction brutale, Ed Steer affirme avoir pris une décision qui retient l’attention des investisseurs : acheter de l’or physique dès le matin du 15 octobre 2026. Dans un entretien accordé à Danny, sur la chaîne Capital Cosm, l’analyste explique pourquoi il estime que la baisse pourrait avoir atteint un point bas et pourquoi il continue d’anticiper une progression importante des métaux précieux. Son raisonnement repose sur trois éléments majeurs : l’endettement croissant des États, les positions vendeuses sur les marchés à terme et la dépréciation monétaire qu’il redoute à long terme. Pour les épargnants qui souhaitent examiner les différentes façons de détenir du métal, l’achat d’une pièce d’or de 20 francs Napoléon à tête nue constitue une possibilité à comparer selon le budget disponible, les primes appliquées et les conditions de revente.
Pour Ed Steer, la violence de la correction observée sur les métaux précieux ne s’explique pas uniquement par les statistiques économiques américaines. Il estime que certains grands opérateurs ont pu profiter de la baisse pour racheter des contrats précédemment vendus et réduire leurs positions vendeuses. Cette interprétation est au cœur de sa théorie d’un marché dont les cours seraient fortement influencés par les grands intervenants financiers. Une baisse brutale ne suffit toutefois pas à prouver l’existence d’une manipulation coordonnée. Les anticipations de taux d’intérêt, les mouvements du dollar et les opérations de couverture peuvent également provoquer des variations importantes. Dans cette situation, les investisseurs qui souhaitent étudier l’achat de pièces d’or physiques doivent comparer les prix proposés, les frais et la liquidité des produits avant de prendre une décision.
Le 15 octobre 2026, les cours ont rebondi après plusieurs séances difficiles. Selon Reuters, l’or au comptant a progressé de plus de 1 % au cours de la séance, soutenu par le recul du dollar et la baisse des rendements des obligations américaines. L’argent a également progressé. Cette évolution concorde avec l’observation d’Ed Steer selon laquelle les métaux précieux peuvent rapidement se redresser après une correction importante. Elle ne garantit cependant pas que le point bas soit définitivement atteint. Les taux d’intérêt, les décisions de la Réserve fédérale américaine et les anticipations d’inflation restent déterminants. Pour ceux qui préfèrent détenir directement du métal, les lingots d’or physiques représentent une autre solution à examiner, notamment pour comparer les primes, les formats et les conditions de stockage.
Au cœur de l’analyse d’Ed Steer se trouve une opposition entre les actifs financiers et les métaux physiques. Selon lui, les investisseurs accordent trop de confiance aux instruments dont la valeur dépend des marchés, des intermédiaires et des mécanismes contractuels. La détention directe d’or répond à une logique différente : posséder un actif tangible susceptible de conserver une valeur dans un environnement monétaire instable. Cette distinction mérite d’être comprise, car une pièce d’or, un lingot, une action minière et un contrat à terme ne présentent ni les mêmes risques ni les mêmes caractéristiques. Les épargnants qui envisagent un investissement dans une pièce de 20 francs Napoléon à tête nue doivent notamment examiner la différence entre son prix d’achat et la valeur de l’or qu’elle contient.
Ed Steer relie également cette correction à la situation budgétaire des États-Unis. Il évoque une dette publique proche de 40 000 milliards de dollars et considère que les gouvernements fortement endettés auront des difficultés à supporter durablement des taux d’intérêt élevés. Selon son analyse, les autorités pourraient être incitées à limiter leurs coûts de financement, même si les tensions inflationnistes persistent. Il estime que cette situation pourrait favoriser les actifs tangibles sur le long terme. Pour les épargnants qui souhaitent diversifier leur patrimoine, l’achat d’or physique sous forme de pièces d’investissement peut être étudié dans cette perspective, sans oublier que le métal ne garantit ni un rendement positif ni une protection absolue contre les pertes.
La thèse la plus radicale de l’analyste concerne les positions vendeuses sur les marchés à terme. Il affirme que certains grands opérateurs sont fortement exposés à une hausse des métaux précieux et pourraient rencontrer des difficultés s’ils devaient racheter leurs contrats dans un marché moins liquide. Il estime également que la diminution de l’intérêt ouvert et des volumes de transactions complique le dénouement de ces positions. Cette interprétation constitue un élément central de son scénario haussier, mais elle doit être confrontée aux données détaillées du marché. Pour ceux qui souhaitent privilégier la détention directe plutôt que les contrats financiers, les lingots d’or d’investissement permettent de détenir du métal physique, tout en restant exposés aux fluctuations de son cours et aux contraintes de stockage et de revente.
Pourquoi Ed Steer considère-t-il que la chute de l’or pourrait toucher à sa fin ?
Pour comprendre la position d’Ed Steer, il faut revenir à la séquence de marché qu’il commente. Après la publication de statistiques américaines d’inflation supérieures aux attentes, l’or et l’argent ont reculé. Cette réaction peut sembler paradoxale : l’or est souvent considéré comme une protection contre la perte de pouvoir d’achat, de sorte qu’une inflation élevée pourrait théoriquement soutenir la demande. Pourtant, les marchés ne réagissent pas seulement au niveau de l’inflation. Ils anticipent également ses conséquences possibles sur les taux d’intérêt, les rendements obligataires, le dollar et les décisions de la Réserve fédérale.
Lorsque les investisseurs pensent que l’inflation contraindra la banque centrale américaine à maintenir des taux élevés, l’or peut perdre de son attrait relatif. Contrairement à une obligation, le métal ne verse aucun intérêt. Si les placements obligataires deviennent plus rémunérateurs, certains investisseurs peuvent réduire leur exposition à l’or. À l’inverse, lorsque les rendements diminuent ou que le dollar s’affaiblit, le métal peut bénéficier d’un regain d’intérêt. Ces mécanismes permettent de comprendre pourquoi l’or peut reculer après une statistique d’inflation élevée, puis rebondir lorsque les anticipations de marché évoluent.
Ed Steer conteste néanmoins l’idée selon laquelle les variations observées seraient exclusivement le résultat d’une réaction spontanée des investisseurs. Il estime que les grands opérateurs des marchés de métaux précieux peuvent amplifier les mouvements de prix en intervenant sur les contrats à terme. Selon lui, la baisse du 14 octobre aurait notamment pu favoriser le rachat de positions vendeuses avant la publication de nouvelles données économiques. Cette hypothèse doit toutefois être distinguée d’un fait démontré : les variations de prix et de volume ne suffisent pas à établir l’existence d’une coordination illicite entre plusieurs acteurs.
Le rebond du 15 octobre 2026 constitue-t-il un véritable retournement ?
Le rebond du jeudi 15 octobre a apporté un élément favorable aux investisseurs qui anticipaient une stabilisation des cours. Reuters a rapporté une progression de l’or au comptant au-dessus de 4 150 dollars l’once au cours de la séance, tandis que l’argent remontait autour de 57 dollars. Le dollar s’affaiblissait et les rendements des obligations américaines reculaient. Cette évolution montre que les métaux précieux restent sensibles aux variations simultanées des devises, des taux et des anticipations monétaires. Lire le compte rendu de Reuters sur le rebond de l’or.
Ed Steer va plus loin dans son interprétation. Il estime que le point bas de la correction a probablement été atteint la veille et déclare avoir acheté de l’or physique le matin du 15 octobre. Cette déclaration est importante parce qu’elle montre qu’il applique personnellement sa lecture du marché. Elle ne signifie cependant pas qu’une reprise durable est acquise. Un rebond après une forte baisse peut correspondre à un retournement de tendance, mais aussi à une correction technique avant une nouvelle phase de recul.
Pour évaluer la solidité d’un éventuel retournement, les investisseurs doivent examiner plusieurs éléments : la capacité du cours à se maintenir au-dessus de ses récents points bas, l’évolution du dollar, les rendements obligataires, les volumes échangés et les données relatives aux positions des opérateurs. Il faut également observer si la hausse concerne uniquement les métaux physiques ou si elle s’étend aux actions des sociétés minières. Une progression simultanée de plusieurs segments du marché peut signaler un regain d’intérêt, sans garantir une hausse future.
Manipulation du cours de l’or : les faits établis et les accusations d’Ed Steer
Les accusations de manipulation des métaux précieux ne sont pas entièrement dénuées de fondement historique. Des autorités américaines ont effectivement sanctionné des pratiques illégales sur les marchés à terme de l’or et de l’argent. En 2018, la Commodity Futures Trading Commission, ou CFTC, a annoncé une sanction financière de 15 millions de dollars contre UBS concernant des pratiques de manipulation et de tentative de manipulation liées notamment au spoofing. Cette technique consiste à placer des ordres destinés à donner une impression trompeuse de l’offre et de la demande, avant de les annuler. Consulter le communiqué officiel de la CFTC.
Ces affaires démontrent que des manipulations de certains marchés de métaux précieux ont existé et ont fait l’objet de procédures officielles. Elles ne permettent cependant pas de conclure que chaque baisse importante de l’or est orchestrée par les grandes banques. Une accusation portant sur une opération particulière doit être étayée par des éléments spécifiques. Il faut distinguer les pratiques illégales, les stratégies vendeuses autorisées, les activités de couverture et les mouvements provoqués par une évolution des anticipations économiques.
La thèse d’Ed Steer doit donc être comprise comme son interprétation du fonctionnement actuel des marchés. Il estime que certains grands intervenants exercent une influence excessive sur les cours et que leurs positions vendeuses pourraient freiner la progression des métaux. Pour établir si une opération donnée constitue une manipulation, il faut toutefois s’appuyer sur des données vérifiables, des enquêtes et, le cas échéant, des décisions des autorités compétentes.
Les positions vendeuses : le mécanisme qui pourrait amplifier une hausse de l’or
Une position vendeuse consiste à s’exposer à une baisse du prix d’un actif. Sur les marchés à terme, un opérateur peut vendre un contrat sans détenir physiquement le métal correspondant, dans l’espoir de le racheter ultérieurement à un prix inférieur. Cette stratégie peut être légitime, notamment lorsqu’elle sert à couvrir les risques d’une entreprise ou d’un portefeuille. Elle peut également être utilisée à des fins spéculatives.
Le risque apparaît lorsque le prix évolue dans le sens opposé à celui anticipé. Un opérateur vendeur doit alors supporter des pertes potentielles et peut être contraint de déposer des garanties supplémentaires. Si les pertes deviennent trop importantes, il peut devoir racheter ses contrats pour clôturer sa position. Lorsque de nombreux vendeurs cherchent à sortir simultanément, leurs rachats peuvent accentuer la hausse du prix : c’est le mécanisme souvent appelé « short squeeze ».
Ed Steer estime que certains grands intervenants sont particulièrement vulnérables à ce scénario sur l’or et l’argent. Pendant l’entretien, il évoque un intérêt ouvert sur l’or passé d’environ 600 000 contrats au début de 2025 à moins de 400 000 au moment de l’interview. Pour l’argent, il cite une baisse d’environ 120 000 contrats à la fin du mois d’août à près de 105 000 après l’approche de l’échéance de septembre. Ces chiffres correspondent aux données qu’il présente et doivent être vérifiés à partir des publications de marché concernées.
L’intérêt ouvert mesure le nombre de contrats qui restent ouverts sur un marché donné. Il ne permet pas, à lui seul, de déterminer combien correspondent à des positions vendeuses spéculatives, à des couvertures commerciales ou à des stratégies neutres. Une baisse de l’intérêt ouvert peut résulter de la fermeture de positions, du transfert d’échéances ou d’autres changements dans l’activité des participants. Pour évaluer précisément le risque évoqué par Ed Steer, il faudrait analyser les données détaillées sur les positions nettes, leur concentration et leur évolution dans le temps.
Pourquoi les actions minières peuvent chuter davantage que l’or
Ed Steer attire également l’attention sur les actions des sociétés minières. Il cite notamment Hecla Mining et Core Mining, dont les titres auraient enregistré des baisses proches de 8 % lors de la séance qu’il commente. Il estime que ces reculs illustrent la manière dont les mouvements des métaux précieux peuvent se répercuter sur les entreprises du secteur.
Les actions minières ne reproduisent pas mécaniquement les variations du cours de l’or ou de l’argent. Elles représentent des entreprises qui supportent des coûts d’extraction, des dépenses d’investissement, des contraintes opérationnelles, des risques géologiques et des obligations financières. Une hausse du métal peut améliorer leurs marges si les coûts restent maîtrisés. À l’inverse, une baisse des cours peut réduire leurs bénéfices anticipés et provoquer des ventes importantes sur leurs actions.
L’effet de levier financier peut également amplifier les mouvements. Certains investisseurs achètent des actions minières avec de l’argent emprunté ou utilisent des produits financiers à effet de levier. Lorsque les cours baissent rapidement, les appels de marge et les réductions forcées de positions peuvent accentuer la pression vendeuse. Toutefois, les variations des actions minières dépendent aussi de facteurs propres à chaque entreprise, notamment sa production, son endettement, ses coûts et ses perspectives de développement.
Il convient donc de distinguer trois expositions différentes : l’or physique, les instruments financiers adossés à l’or et les actions des sociétés minières. Ces trois catégories peuvent réagir différemment à un même événement économique. La détention de métal physique répond principalement à une logique de possession d’un actif tangible, tandis que l’achat d’actions minières suppose également d’évaluer la situation financière et les risques opérationnels d’une entreprise.
Dette américaine : pourquoi Ed Steer redoute une dépréciation monétaire
La dette publique américaine constitue un autre pilier de l’analyse d’Ed Steer. Il estime que les niveaux d’endettement atteints par les États occidentaux rendent difficile le maintien durable de taux d’intérêt élevés. Lorsque la dette est importante, une hausse des taux peut augmenter progressivement le coût de refinancement de l’État, à mesure que les anciennes obligations arrivent à échéance et sont remplacées par de nouveaux emprunts.
Dans cette configuration, les gouvernements doivent arbitrer entre plusieurs objectifs : financer leurs dépenses, assurer le service de la dette, préserver la stabilité des prix et soutenir l’activité économique. Une politique monétaire accommodante peut réduire certains coûts de financement, mais elle ne résout pas automatiquement le problème de la dette. Son effet dépend notamment de la croissance économique, de l’inflation, des taux réels, de la structure de la dette et de la crédibilité des institutions monétaires.
Ed Steer estime que les autorités finiront par privilégier la dépréciation monétaire plutôt qu’un défaut de paiement. Dans son scénario, l’augmentation de la masse monétaire et le maintien de politiques accommodantes réduiraient progressivement le pouvoir d’achat des monnaies, renforçant l’intérêt de l’or et de l’argent. Cette anticipation s’inscrit dans une vision de long terme, mais elle ne constitue pas une certitude : les gouvernements peuvent également augmenter leurs recettes fiscales, modifier leurs dépenses ou adopter d’autres politiques budgétaires et monétaires.
Pour un épargnant, la question centrale est celle de la diversification. La détention d’or physique peut répondre à une volonté de ne pas dépendre exclusivement des actifs financiers libellés dans une monnaie donnée. Elle ne supprime toutefois ni le risque de baisse du cours, ni les frais de transaction, ni les coûts de stockage. L’or ne produit pas de revenus et son rendement dépend principalement de l’évolution de son prix de revente.
Le grand reset monétaire : l’hypothèse d’une réévaluation spectaculaire de l’or
Ed Steer évoque ensuite un scénario beaucoup plus radical : une transformation du système monétaire mondial qui pourrait s’accompagner d’une réévaluation majeure de l’or. Il mentionne des prix hypothétiques de 10 000, 20 000 ou 30 000 dollars l’once, tout en reconnaissant que les conséquences d’un tel changement sont difficiles à anticiper. Il s’agit de scénarios spéculatifs, et non de prévisions officielles ou de niveaux de prix dont la réalisation serait démontrée.
Une réévaluation officielle de l’or pourrait théoriquement modifier la valeur comptable des réserves d’un État qui détient du métal. Les effets dépendraient cependant du cadre juridique, de la méthode de valorisation, des règles comptables et des décisions prises par les autorités. Une hausse du prix de l’or ne réduirait pas automatiquement la dette publique et ne garantirait pas, à elle seule, la stabilité d’un système monétaire.
L’analyste évoque également la nomination de personnalités favorables à l’or et les volumes importants de contrats d’options correspondant à des prix d’exercice très élevés. Il reconnaît toutefois ne pas savoir si ces éléments annoncent une réforme monétaire ou s’ils relèvent de simples anticipations de marché. La présence d’options à des prix d’exercice éloignés du cours actuel ne prouve pas que les opérateurs s’attendent à ce que ces niveaux soient atteints : ces contrats peuvent répondre à différentes stratégies et présenter des probabilités d’exercice très faibles.
Le terme « grand reset » recouvre plusieurs interprétations et ne désigne pas nécessairement un programme monétaire unique. Pour qu’une réforme de cette ampleur devienne réalité, il faudrait des décisions institutionnelles et politiques concrètes, ainsi que des mécanismes opérationnels clairement définis. Les hypothèses d’Ed Steer doivent donc être considérées comme une vision prospective du système financier, et non comme l’annonce d’une réforme officiellement décidée.
Or et argent : pourquoi les deux métaux pourraient évoluer ensemble
Selon Ed Steer, une réévaluation majeure de l’or ne pourrait pas rester isolée. Il estime que les matières premières dans leur ensemble seraient concernées par un changement de régime monétaire et par une remontée des prix. Il relie cette hypothèse à la dette publique, aux politiques monétaires et aux déséquilibres qu’il identifie dans les marchés des ressources naturelles.
L’argent possède toutefois des caractéristiques différentes de celles de l’or. Il est utilisé à la fois comme métal précieux et comme matière première industrielle. Sa demande dépend donc des achats d’investissement, mais également de secteurs tels que l’électronique, l’énergie solaire et certaines applications industrielles. Cette double fonction peut provoquer des variations plus importantes que celles de l’or, notamment lorsque les perspectives de croissance économique évoluent.
Ed Steer estime que les deux métaux pourraient bénéficier d’une défiance accrue envers les monnaies fiduciaires. Néanmoins, leur évolution ne sera pas nécessairement identique à court terme. L’or peut bénéficier d’une demande de protection financière, tandis que l’argent peut être davantage affecté par les cycles industriels, les niveaux de stocks et les conditions d’approvisionnement. Une hausse simultanée reste possible, mais elle ne peut pas être considérée comme automatique.
Comment interpréter les propos d’Ed Steer avant d’acheter de l’or physique
Le message essentiel de l’entretien est clair : Ed Steer considère la récente correction comme une occasion d’achat plutôt que comme le début d’un retournement durable à la baisse. Il fonde cette conviction sur sa lecture des positions vendeuses, sur les niveaux d’endettement public et sur sa défiance envers les actifs financiers traditionnels. Son achat personnel du 15 octobre donne une dimension concrète à cette analyse, mais ne constitue pas une preuve que sa stratégie sera gagnante.
Avant d’acheter de l’or physique, il est important de déterminer l’objectif poursuivi. Un investisseur qui souhaite diversifier son patrimoine à long terme ne prendra pas nécessairement les mêmes décisions qu’un opérateur cherchant à profiter d’un mouvement de prix à court terme. La durée de détention envisagée, le montant disponible, le besoin de liquidité et la capacité à supporter une baisse temporaire doivent être examinés avant toute opération.
Le choix entre pièces et lingots mérite également une attention particulière. Les pièces peuvent présenter une prime liée à leur format, à leur demande et à leur liquidité sur le marché de détail. Les lingots permettent d’acquérir des quantités plus importantes, mais les conditions de revente, les frais et les modalités de stockage restent déterminants. Dans les deux cas, il convient de comparer le prix total payé à la valeur du métal contenu et de vérifier le prix auquel le produit pourrait être racheté.
Il faut enfin garder à l’esprit que le cours de l’or peut baisser même lorsque l’inflation reste élevée. Une remontée des taux réels, un dollar plus fort ou une réduction de la demande d’investissement peuvent peser sur les prix. À l’inverse, une baisse des rendements, des tensions financières ou une augmentation de la demande de valeurs refuges peuvent soutenir le métal. La décision d’investir doit donc reposer sur une analyse de plusieurs scénarios, et non sur une seule anticipation.
Conclusion : Ed Steer achète de l’or, mais le marché reste imprévisible
Le 15 octobre 2026, Ed Steer a déclaré avoir acheté de l’or physique après une forte correction des métaux précieux. Il estime que les positions vendeuses sur les marchés à terme, l’endettement des États et la fragilité du système monétaire pourraient favoriser une nouvelle progression de l’or et de l’argent. Il envisage également, à plus long terme, une transformation profonde du système financier mondial susceptible, selon lui, de modifier la valorisation des matières premières.
Son analyse s’appuie sur des mécanismes financiers réels, notamment les positions vendeuses, les appels de marge et l’influence des taux d’intérêt sur les métaux précieux. Des manipulations de marchés ont également été documentées et sanctionnées dans certaines affaires. Toutefois, les éléments présentés dans l’entretien ne suffisent pas à démontrer que la baisse récente a été orchestrée par un groupe coordonné d’opérateurs, ni que les cours atteindront les niveaux spectaculaires évoqués.
Le point à retenir est donc le suivant : Ed Steer considère la correction comme une opportunité d’achat parce qu’il anticipe une évolution monétaire favorable aux actifs tangibles. Cette conviction mérite d’être étudiée, confrontée aux données disponibles et comparée à d’autres scénarios économiques. Elle ne dispense pas les investisseurs d’évaluer les risques, les frais et leur horizon de placement. L’or physique peut jouer un rôle dans une stratégie de diversification patrimoniale, mais aucune hausse future n’est garantie et aucune décision d’achat ne devrait reposer uniquement sur les déclarations d’un analyste.