L’or est-il en train de redevenir une monnaie ? Selon Rick Rule, investisseur et spécialiste des ressources naturelles avec plus de cinquante ans d’expérience, la réponse est oui, à condition que les États-Unis poursuivent leur course à l’endettement, que les taux restent politiquement insoutenables et que le dollar continue de perdre de son pouvoir d’achat. Dans une interview accordée à The Auctus Edge, il explique pourquoi l’or pourrait connaître une correction à court terme avant une hausse beaucoup plus puissante, et pourquoi l’or tokenisé pourrait accélérer son retour dans la sphère monétaire. Pour les épargnants qui souhaitent comprendre ce basculement, l’or physique reste le point de départ : acheter des pièces d’or comme le Napoléon 20 francs permet d’accéder à un actif tangible, divisible et reconnu internationalement.
Le raisonnement de Rick Rule repose sur une équation simple : lorsque la monnaie de référence mondiale perd de la valeur, les actifs qui conservent leur pouvoir d’achat prennent de la valeur en termes nominaux. Il estime que, entre 2024 et 2034, le dollar américain pourrait perdre environ 75% de son pouvoir d’achat, un scénario qu’il compare à la décennie 1970. Si cela se produisait, il anticipe que l’or maintiendrait son pouvoir d’achat, ce qui impliquerait une hausse d’environ trois fois son prix nominal. Cette thèse ne repose pas sur une prophétie abstraite, mais sur la combinaison de déficits publics, de refinancements massifs de la dette et d’une pression politique croissante pour empêcher les taux d’atteindre leur niveau réel. Les investisseurs qui veulent se constituer une réserve progressive peuvent envisager l’achat de pièces d’or d’investissement, un format liquide et accessible.
Le contexte budgétaire américain donne un poids particulier à cet avertissement. Le Congressional Budget Office projette un déficit fédéral de 1 900 milliards de dollars en 2026, qui atteindrait 3 100 milliards de dollars en 2036, tandis que la dette fédérale détenue par le public passerait de 101% du PIB à 120% du PIB sur la même période. Les charges d’intérêts nettes devraient passer de 1 000 milliards de dollars en 2026 à 2 100 milliards de dollars en 2036, soit de 3,3% à 4,6% du PIB. Autrement dit, une part croissante du budget américain serait absorbée par le simple service de la dette, avant même de financer les dépenses publiques courantes. Face à cette trajectoire, l’or physique apparaît à certains investisseurs comme une assurance patrimoniale : acheter des lingots d’or certifiés permet de détenir directement le métal, sans dépendre d’un intermédiaire financier.
Rick Rule ne présente toutefois pas l’or comme un actif qui montera en ligne droite. Il anticipe au contraire une phase délicate : les taux d’intérêt pourraient d’abord dériver vers le haut, ce qui pèserait sur le cours de l’or à court terme. Selon lui, la Réserve fédérale contrôle encore relativement bien le court terme de la courbe des taux, mais aurait perdu une grande partie de son emprise sur le long terme. Les émissions et refinancements massifs du Trésor américain, combinés à une inflation réellement ressentie par les ménages supérieure aux statistiques officielles, pourraient empêcher les taux longs de retomber durablement. Dans ce scénario, l’or pourrait donc connaître une baisse avant la phase explosive. Ceux qui préfèrent un format plus compact, facile à revendre partiellement, peuvent consulter les pièces d’or disponibles à l’achat.
Le point central du scénario de Rick Rule est la « capitulation politique ». Il considère que les taux d’intérêt réels, s’ils reflétaient pleinement l’érosion du pouvoir d’achat du dollar, deviendraient insoutenables pour l’économie américaine : crédit à la consommation, financement des entreprises, immobilier, automobile et surtout les quelque 40 000 milliards de dollars d’obligations au bilan de l’État fédéral. Selon lui, les responsables politiques finiraient par céder, en abaissant artificiellement les taux ou en relançant des politiques d’assouplissement quantitatif. Ce basculement enverrait, à ses yeux, un message brutal aux épargnants du monde entier : la stabilité du dollar passerait après les priorités politiques américaines. Dans une telle configuration, il s’attend à ce que l’or explose, comme lors de la capitulation de la fin des années 1970. Pour se positionner sans dépendre d’un seul format, le Napoléon 20 francs tête nue constitue une pièce historique recherchée, à la fois investissement et objet patrimonial.
L’histoire évoquée par Rick Rule est volontairement anxiogène, car elle rappelle que les marchés peuvent punir sévèrement ceux qui entrent trop tard. Il rappelle que l’or est passé d’environ 200 dollars l’once à 100 dollars fin 1975, avant de rebondir jusqu’à 850 dollars l’once en cinq ans et demi, soit une multiplication par huit. Cette séquence n’est pas une promesse de rendement, mais une illustration de la violence possible des cycles monétaires lorsque les taux, l’inflation et la confiance dans la monnaie se désynchronisent. Rick Rule souligne que si le rendement du bon du Trésor à dix ans venait à dépasser durablement la dégradation réelle du pouvoir d’achat du dollar, la raison fondamentale de détenir de l’or disparaîtrait. Dans cette logique, l’or n’est pas un placement de spéculation, mais une réserve de valeur : les lingots d’or de 1 gramme à 1 kilogramme offrent plusieurs formats selon le budget et l’horizon de l’investisseur.
Pourquoi les taux peuvent d’abord peser sur l’or
Rick Rule estime que l’or pourrait encore souffrir si les taux continuaient de monter sans que l’inflation réelle augmente dans les mêmes proportions. Dans ce cas, le rendement offert par les obligations d’État redeviendrait plus compétitif face à un métal qui ne verse ni coupon ni dividende. Les investisseurs institutionnels, confrontés à une fragilité croissante des marchés du crédit, pourraient alors vendre des actifs liquides, dont les métaux précieux, afin de faire face à leurs besoins de trésorerie. C’est précisément ce mécanisme qui peut créer une correction de l’or, même lorsque les fondamentaux monétaires de long terme restent favorables au métal jaune.
Cette phase de faiblesse ne signifie pas, selon Rick Rule, que la thèse de fond est invalidée. Elle correspond plutôt à un décalage temporaire entre la réalité financière immédiate et la trajectoire budgétaire structurelle des États-Unis. Tant que le pays doit refinancer une dette colossale à des taux plus élevés, chaque point de pourcentage supplémentaire alourdit la facture future. Le Congressional Budget Office estime ainsi qu’une hausse des taux de 150 points de base par rapport à son scénario de base ajouterait 6 000 milliards de dollars de déficits cumulés entre 2026 et 2036, portant la dette publique à 133,1% du PIB en 2036.
La capitulation politique, déclencheur du scénario
Pour Rick Rule, la vraie rupture viendrait lorsque les décideurs politiques accepteraient de sacrifier la discipline monétaire afin de soulager les emprunteurs, les ménages et l’État. Il estime que les États-Unis sont devenus dépendants de taux d’intérêt artificiellement bas et que la pression électorale rendrait une remontée durable des taux politiquement insoutenable. Lorsque cette capitulation surviendrait, la Réserve fédérale chercherait à reprendre le contrôle de la courbe des taux, notamment par des achats massifs de titres ou par une politique monétaire plus accommodante.
Le parallèle avec les années 1970 est au cœur de son analyse. Après une remontée des taux destinée à combattre l’inflation, la douleur économique et sociale aurait poussé les autorités à relâcher la contrainte monétaire. Rick Rule considère que ce cycle pourrait se reproduire : d’abord une hausse des taux, puis une capitulation, puis une relance de la création monétaire. Dans ce dernier cas, l’or bénéficierait d’un choc de confiance majeur, car les épargnants comprendraient que la protection du pouvoir d’achat ne peut plus être assurée par les seuls instruments libellés en dollars.
Pourquoi Rick Rule a vendu son argent
Rick Rule a également expliqué pourquoi il a vendu environ 80% de son argent physique après une forte hausse. Il avait acheté cet argent lorsqu’il était détesté, à moins de 20 dollars l’once, parce qu’il considérait que le simple fait que le métal cesse d’être rejeté par le marché pouvait suffire à déclencher une hausse. Son raisonnement était que les marchés haussiers des métaux précieux sont généralement menés par l’or, avant que l’argent ne prenne le relais lorsque les investisseurs généralistes entrent massivement dans la catégorie.
Il estime que ce changement de leadership s’est produit en octobre 2025 et a atteint son paroxysme en janvier 2026. Lorsque l’argent est devenu « aimé », avec une hausse qu’il qualifie d’hyperbolique, il a décidé de vendre, même si le prix a continué de monter ensuite. Il ne prétend pas avoir vendu au sommet ni acheté au plus bas, mais il considère avoir capturé l’essentiel du mouvement entre 20 et 65 dollars l’once. Cette approche illustre sa discipline : acheter lorsque l’actif est détesté et vendre lorsqu’il devient excessivement populaire.
L’or comme collatéral : Battle Bank
Rick Rule évoque également Battle Bank, une banque qui prête contre de l’or et de l’argent physiques. Selon lui, la banque établit une ligne de crédit représentant jusqu’à 50% de la valeur des métaux déposés, mais les clients n’utilisent en moyenne qu’une fraction de cette capacité. Cette structure permettrait à des entrepreneurs, agriculteurs ou détenteurs de métaux précieux d’accéder à des liquidités sans vendre leur or, tout en conservant l’exposition au métal.
Il précise que Battle Bank ne cherche pas à pousser ses clients à s’endetter au maximum pour acheter davantage de métaux. À ses yeux, la différence est essentielle : certains vendeurs de métaux précieux utilisent le crédit comme levier commercial pour maximiser les commissions et les frais de stockage, tandis que Battle Bank se positionne comme prêteur auprès d’emprunteurs prudents. Rick Rule affirme n’avoir connu aucun défaut de consommateur en vingt-cinq ans de prêts garantis par des métaux précieux, ce qu’il attribue au profil des emprunteurs qui détiennent déjà une partie de leur patrimoine en or ou en argent.
Pourquoi l’or a baissé malgré ses fondamentaux
Les baisses récentes de l’or et de l’argent s’expliquent, selon Rick Rule, par plusieurs forces simultanées. Certaines banques centrales ayant besoin de liquidités, notamment la Russie et la Turquie, auraient vendu une partie de leurs réserves d’or. Parallèlement, des inquiétudes sur la fragilité du crédit, en partie liées à l’intelligence artificielle et au financement des entreprises, auraient poussé certains investisseurs institutionnels à réduire leur exposition aux métaux précieux. Une détérioration du crédit peut entraîner une hausse des primes de risque, donc des taux, ce qui pèse mécaniquement sur l’or à court terme.
Rick Rule souligne toutefois que ces ventes ne signifient pas un abandon global de l’or par les banques centrales. Les pays générant des excédents, comme la Chine, ou ceux qui cherchent à se protéger de risques souverains, comme l’Ukraine, continueraient selon lui d’accumuler de l’or. Il observe également que de nouveaux investisseurs particuliers semblent davantage motivés par la dynamique des prix que par les fondamentaux, achetant parfois plus facilement l’or lorsqu’il est déjà élevé. Pour lui, cette psychologie crée des opportunités : elle permet de vendre lorsque l’euphorie domine et d’acheter lorsque la peur ou l’indifférence revient.
Le dollar pourrait perdre 75% de pouvoir d’achat
La thèse la plus radicale de Rick Rule concerne le dollar américain. Il anticipe que, entre 2024 et 2034, le dollar pourrait perdre 75% de son pouvoir d’achat, un scénario comparable à celui des années 1970. Si cela se produisait, il considère que l’or conserverait son pouvoir d’achat, ce qui impliquerait une hausse nominale d’environ 300% du prix du métal. Il précise qu’à 5 500 dollars l’once, il n’était pas vendeur, car il anticipait une poursuite de la hausse à plus long terme.
Cette position ne signifie pas qu’il considère toute baisse comme une menace. Au contraire, Rick Rule se décrit comme un acheteur systématique d’or : une baisse du prix lui permettrait d’acquérir davantage de métal avec le même capital. Il indique qu’il envisagerait de réinvestir une grande partie des bénéfices nets d’une conférence dans l’or et qu’il ne se verrait pas vendre avant environ 7 000 dollars l’once, sauf si d’autres classes d’actifs offraient une opportunité exceptionnelle. Cette logique repose sur une vision patrimoniale : l’or sert de réserve de valeur, de source de liquidité et de protection contre la dévaluation monétaire.
L’or tokenisé pourrait changer la donne
Rick Rule voit dans l’or tokenisé un développement majeur, susceptible de devenir réalité dans les vingt-quatre mois. Il ne se limite pas au projet annoncé à Hong Kong, qui envisagerait un token représentant un lingot de 400 onces. Selon lui, plusieurs tokens concurrents verront le jour, mais ils devront respecter des conditions strictes pour être crédibles : être adossés gramme pour gramme à de l’or physique, conservé dans des installations de stockage séparées et fiables, avec une transparence totale sur les réserves et la possibilité d’un rachat intégral en métal physique.
Il considère que le protocole avancé par la London Bullion Market Association et le World Gold Council pourrait devenir une référence pour les tokens concurrents. Pour qu’un token d’or soit réellement fiable, il ne doit pas être une simple créance non garantie sur l’émetteur, mais un reçu de dépôt adossé à du métal réellement détenu. Rick Rule insiste également sur la juridiction : Hong Kong et les Émirats arabes unis pourraient prendre l’avantage, car leurs gouvernements auraient intérêt à devenir des places reconnues pour l’or et les actifs numériques.
Hong Kong avance déjà dans cette direction. À la fin septembre 2026, la Securities and Futures Commission avait autorisé 17 produits d’investissement tokenisés destinés aux particuliers, dont un produit d’or tokenisé, deux ETF or avec actions tokenisées et 13 fonds monétaires tokenisés, pour un encours total d’environ 10,3 milliards de dollars de Hong Kong. L’autorité a également accordé deux licences d’émetteur de stablecoin en avril 2026, dans le cadre d’une réglementation entrée en vigueur en août 2025.
Les risques de cybersécurité ne disparaissent pas
Rick Rule ne minimise pas les risques liés à la numérisation de l’or. Il rappelle que Battle Bank elle-même a été victime d’une fraude impliquant des transferts de fonds volés, ce qui l’a contrainte à renforcer ses contrôles lors de l’ouverture des comptes et de l’accès aux fonds durant les dix premiers jours suivant un dépôt. Selon lui, ces incidents montrent que la technologie financière peut être efficace, mais aussi vulnérable lorsque son adoption dépasse la maturité de ses protections.
Il estime néanmoins que ces problèmes seront progressivement résolus, même si certains dégâts surviendront avant que les solutions soient parfaitement au point. Pour lui, la cybersécurité n’est pas une objection spécifique à l’or tokenisé : les comptes bancaires, les administrations et de nombreux services numériques sont également exposés aux fraudes et aux piratages. La vraie question est donc de savoir si un token d’or repose sur un dépôt réel, une garde sécurisée, une transparence vérifiable, une juridiction claire et une possibilité effective de rachat physique.
Pourquoi l’or pourrait redevenir monnaie
Pour Rick Rule, l’or redeviendrait une monnaie lorsque les tokens permettront de le diviser, de l’échanger et de le racheter facilement, tout en garantissant une backing physique intégrale. Il imagine un système où de petites fractions d’or tokenisé pourraient être agrégées, par exemple par une entreprise, puis converties en lingots physiques. Dans ce cas, l’or ne serait plus seulement une réserve de valeur détenue dans un coffre, mais un moyen d’échange numérique adossé à un actif tangible.
Cette vision repose sur une idée simple : l’or retrouve sa fonction monétaire lorsqu’il devient à la fois divisible, transportable, vérifiable et rachetable. Les pièces et lingots physiques restent la base de ce système, car ils constituent la contrepartie réelle des tokens. Or.fr indique proposer des pièces d’or d’investissement certifiées, conservées sous scellés dans un circuit logistique professionnel depuis leur fabrication, afin de garantir authenticité, pureté et traçabilité.
Ce que cela signifie pour les épargnants
Le message de Rick Rule est clair : l’or pourrait d’abord corriger, puis fortement rebondir si les États-Unis capitulent face à la pression des taux et de la dette. Il ne s’agit pas d’une certitude, mais d’un scénario fondé sur l’histoire monétaire, la trajectoire budgétaire américaine et la psychologie des marchés. Les investisseurs doivent donc distinguer le prix à court terme, qui peut être volatil, de la fonction de long terme de l’or, qui est de préserver le pouvoir d’achat lorsque la monnaie fiduciaire se déprécie.
Pour ceux qui souhaitent s’exposer à l’or physique, le choix du format compte. Les pièces permettent une entrée progressive et une revente fractionnée, tandis que les lingots offrent généralement une prime plus faible au gramme pour des montants plus importants. Or.fr précise que ses lingots sont proposés du gramme au kilogramme, avec une pureté de 999,9 ‰ et une traçabilité assurée depuis la fabrication.
Les signaux à surveiller
Rick Rule invite les investisseurs à surveiller plusieurs signaux. Le premier est l’évolution des taux longs américains : s’ils montent durablement sans que l’inflation réelle suive, l’or pourrait rester faible. Le second est la réaction politique : si la Réserve fédérale ou l’administration américaine cède à la pression et relance la création monétaire, le scénario haussier de l’or prendrait une ampleur beaucoup plus grande. Le troisième est l’adoption de l’or tokenisé, qui pourrait transformer la manière dont les particuliers et les entreprises détiennent et échangent le métal.
La trajectoire budgétaire américaine rend ce débat particulièrement urgent. Le Congressional Budget Office projette que la dette fédérale détenue par le public atteindra 175% du PIB d’ici 2056, tandis que les charges d’intérêts nettes représenteraient près d’un cinquième des dépenses fédérales en 2036. Dans ce contexte, la question n’est plus seulement de savoir si l’or montera, mais de savoir si le système monétaire actuel pourra continuer à inspirer confiance sans recourir à des politiques monétaires de plus en plus agressives.
L’or, assurance contre la dévaluation
Rick Rule ne demande pas aux investisseurs de croire aveuglément à ses prévisions. Il leur demande au contraire d’évaluer eux-mêmes si son scénario est plausible : dette croissante, taux politiquement insoutenables, perte de pouvoir d’achat du dollar et capitulation monétaire éventuelle. Si ces éléments se confirment, l’or pourrait redevenir bien plus qu’un actif de diversification : il pourrait redevenir une forme de monnaie, adossée à un actif physique universellement reconnu.
Pour les épargnants, la leçon est simple : l’or n’est pas un placement garanti, mais une assurance contre une défaillance monétaire. Les pièces et lingots physiques permettent de détenir directement ce que les tokens numériques prétendent représenter. Dans un monde où la dette explose, où les taux deviennent instables et où la confiance dans les monnaies fiduciaires s’érode, l’or physique reprend une place centrale dans les stratégies patrimoniales.