
Le phénomène n’est pas nouveau et, en 1945, Carlo Levi avait déjà décrit le retard économique et social du Mezzogiorno dans son roman Le Christ s’est arrêté à Eboli. Mais les derniers chiffres confirment que le fossé séparant les deux Italie ne cesse de se creuser et que la fracture entre Nord et Sud de la péninsule n’a d’équivalent dans aucun autre pays européen.
Un chômage de 20 %
Au terme de 7 années de récession consécutives, le PIB par habitant est de 16 900 euros dans le Sud contre 31 500 euros dans le Nord, une différence de 53,7 % ! 62 % des Méridionaux gagnent moins de 12 000 euros par an, un tiers d’entre eux est menacé par la pauvreté et, entre 2008 et 2014, la consommation des familles a chuté de 13 %. Les secteurs sur lesquels les Italiens du Sud ont le plus réduit les dépenses sont… la culture et l’instruction.
Alors que les investissements industriels ont chuté de 59 %, le chômage s’élève à 20 % de la population active, contre 9,5 % dans le Nord. Mais pour les femmes et les jeunes de moins de 34 ans, il atteint respectivement 80 %…


