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Tempête boursière : faut-il craindre un nouveau Lehman Brothers ?
 

A logo of Lehman Brothers is seen outside its Asia headquarters in TokyoLe monde se dirige-t-il vers un nouveau Lehman Brothers ?

Certains n’ont pas hésité à convoquer le souvenir de la tempête économique et financière qui avait suivi l’effondrement de la banque d’affaires américaine, en 2008, au lendemain d’un lundi noir sur les places boursières mondiales.

Cette fois, l’épicentre du séisme qui secoue la planète finance se situe en Chine. Mardi, la Bourse de Shanghai a encore dévissé de 7,63 %. La veille, elle avait plongé de 8,5 %, sa plus forte baisse journalière en huit ans après un recul de plus de 11 % en une semaine. Mais son onde de choc s’est rapidement propagée de l’Asie aux autres émergents jusqu’aux Bourses occidentales. Avant la séance de mardi, l’indice des valeurs industrielles américaines, le Dow Jones, avait reculé de plus de 9 % en une semaine et le Nasdaq, l’indice des nouvelles technologies, de plus de 10,5 %. À Paris, le CAC 40 a lâché 5,35 % lundi, à l’issue d’une cinquième séance consécutive de baisse.

La baisse du yuan, élément déclencheur

“L’importance de l’économie chinoise fait craindre qu’un ralentissement plus marqué là-bas [ne débouche] sur des révisions à la baisse des perspectives de croissance partout. La Chine, dont on a souvent évoqué le rôle perturbateur pour les économies développées en raison de sa puissance exportatrice, est aussi le deuxième importateur mondial. Lorsque son activité ralentit, la demande adressée au reste du monde devient aussi moins dynamique”, résument Christian Parisot et Jean-Louis Mourier, économistes d’Aurel BGC, dans une note datée de lundi.

Le mouvement s’est emballé quand Pékin a annoncé, le 11 août, un relâchement du contrôle du cours de sa monnaie, le yuan, face au dollar américain. Le geste de la Banque centrale chinoise, qui veut internationaliser le renminbi (son autre nom, qui signifie monnaie du peuple) et donc laisser sa valeur se fixer plus librement sur les marchés, a été interprété comme une tentative désespérée de relancer la croissance du pays par une dévaluation. Cette interprétation a ravivé les doutes sur la capacité des autorités à empêcher un atterrissage brutal de la véritable locomotive de la croissance mondiale. Dans ce contexte de fébrilité, les chiffres décevants de la reprise en zone euro au deuxième trimestre, le 14 août, ont jeté de l’huile sur le feu. La débandade a sans doute aussi été amplifiée par le faible nombre de transactions sur les marchés en cette période estivale où peu d’opérateurs sont actifs.

Lire la suite sur le point

Retour en vidéo sur la chute de de Lehman Brothers.

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