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Quand L’Algérie marche sur les traces du Venezuela
 

Algerie-VenezuelaAlors que beaucoup de députés algériens, avec une inconscience sidérante, se livrent ces derniers jours à un tir croisé sur le projet de loi de finance 2016 en tentant de le «purger» des quelques dispositions de réforme qu’il comporte, il n’est sans doute pas inutile de méditer sur l’expérience d’un pays qui ressemble comme un frère jumeau à l’Algérie.

Lorsque les thinks tanks algériens et la plupart des experts indépendants expliquent que la politique économique mise en œuvre depuis de nombreuses années par les autorités algériennes nous mène inexorablement à une situation de cessation de paiement, le gouvernement algérien, par la voix notamment du ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, se contente de répondre que: « nous n’en sommes pas encore là». Nous n’en sommes pas «encore» là en effet, mais il se trouve qu’il existe dans le monde d’aujourd’hui un pays qui ressemble comme un frère jumeau à l’Algérie, dont les dirigeants, proches des nôtres à s’y méprendre, ont mis en oeuvre des politiques quasiment identiques et récoltent aujourd’hui, avec quelques années d’avance sur notre pays, les fruits amers de ces politiques. Le Venezuela, une expérience économique à méditer pour les dirigeants algériens.

Le Venezuela, un frère jumeau de l’Algérie

Le Venezuela est un pays qui dispose d’immenses ressources d’hydrocarbures. Sans compter des ressources en minerai de fer, en bauxite, en or et en diamants. Le pays a aussi des terres, des ports, des plages et des paysages pour attirer les touristes. Cela ne vous rappelle pas un autre pays ?

Mais la comparaison ne s’arrête pas là. Le Venezuela a aussi des dirigeants particulièrement «éclairés» dont on n’a d’ailleurs pas manqué chez nous de vanter les mérites au cours des deux dernières décennies. Ecoutons un économiste français: «Quand il accède au pouvoir en 1999, Hugo Chavez entend établir le «socialisme du XXIe siècle». Avec l’argent du pétrole qui coule à flots tout au long des années 2000, il finance des mesures sociales généreuses -repas gratuits dans les écoles, quasi-triplement du nombre de bénéficiaires de pensions de retraite et d’invalidité, construction de logements sociaux. Il nationalise des banques, des distributeurs, un sidérurgiste, un cimentier. L’argent public coule à flots. A partir du milieu des années 2000, le déficit budgétaire se creuse. Il dépasse 10 % du PIB depuis 2010. Le gouvernement veut «rester social» par tous les moyens. Pour protéger les pauvres, il bloque de nombreux prix. Imaginez un pays où le plein d’essence vous coûterait moins d’un euro. Cette politique a provoqué un formidable essor du marché noir, à l’intérieur du pays et avec les pays voisins, notamment la Colombie. Puis la disparition progressive des producteurs locaux. Et, enfin, la propagation inexorable des pénuries».

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