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Bear market: Les titres américains ont déjà perdu plus de 20 % en moyenne
 

bear-marketLe marché actions américain est dans une situation bien pire que ce qu’on peut nous raconter. Comme vous le constaterez dans cet article, les titres américains ont déjà perdu plus de 20 % en moyenne par rapport au sommet du marché. Mais bien sûr, les principaux indices n’ont pas baissé d’autant. Alors que la semaine commence, le S&P 500 est en baisse de 9,8 % par rapport à son sommet de 2015, le Dow Jones Industrial Average est en baisse de 10,7 % par rapport à son sommet de 2015, et le Nasdaq est en baisse de 11,0 % par rapport à son plus haut de 2015. Donc, si vous ne regardez que ces indices, on pourrait penser que nous ne sommes toujours pas concrètement entré dans un marché baissier. Malheureusement, quelques grandes valeurs boursières tels que Facebook, Amazon, Netflix et Google ont masqué une baisse beaucoup plus importante du reste du marché. Lors de la clôture du vendredi 08 janvier 2016, 229 actions sur le S&P 500 étaient en baisse d’au moins 20 % par rapport à leurs sommets atteints sur les 52 dernières semaines, et quand vous regardez les indices de manière plus large, c’est encore pire.

Par exemple, si nous regardons l’indice S&P 1500 qui regroupe toutes les entreprises du S&P 500, du MidCap, et du SmallCap. Selon the Bespoke Investment Group, les actions qui composent cet indice ont déjà perdu en moyenne 26,9 % par rapport au sommet du marché

Paul-HickeyEn effet, l’indice S&P 1500 qui regroupe toutes les entreprises du S&P 500, du MidCap, et du SmallCap, montre que les actions qui le composent étaient en baisse d’au moins 20 % par rapport à leurs sommets atteints sur les 52 dernières semaines, selon les statistiques compilées par Bespoke Investment Group à la clôture des marchés du vendredi 08 janvier 2016.

“Nous sommes dans un marché baissier !”, selon Paul Hickey, co-fondateur de l’entreprise Bespoke Investment Group qui a fourni ces sombres données au quotidien national américain USA Today .

Donc, si les actions ont baissé de 26,9 % en moyenne, dans quel genre de marché sommes-nous ?

Pour moi, on est certainement dans un marché baissier.

La chute rapide des marchés financiers la semaine dernière a attiré l’attention du monde entier, mais bien sûr, cette crise financière actuelle n’a pas commencé la semaine dernière. Ces actions sont en baisse depuis le milieu de l’année 2015. Et ce que l’entreprise Bespoke Investment Group a découvert est que les petites capitalisations ont été les plus impactées par ce ralentissement actuel

Voici une évaluation statistique fournit par la société Bespoke Investment Group, sur les dommages subis par les actions américaines qui composent l’indice S&P 1500:

* Les actions des grandes sociétés composant l’indice S&P 500 sont en baisse de 22,6%, en moyenne, par rapport à leurs sommets atteints ces 12 derniers mois.

* Pour les actions de moyenne capitalisation (Mid Cap) composant l’indice S&P 400, elles sont en baisse de 26,5% en moyenne par rapport à leurs sommets atteints ces 52 dernières semaines.

* Pour les petites capitalisation (small cap) composant l’indice S&P 600, elles sont les plus éloignées de leurs récents sommets. Elles sont en baisse de 30,7% en moyenne par rapport à leurs sommets atteints ces 12 derniers mois.

Après avoir regardé ces chiffres, est-ce que quelqu’un peut encore penser que “rien ne se passe” ?

Au cours des six derniers mois voire plus, le secteur qui a été le plus durement touché a été celui de l’énergie. Selon CNN, les actions du secteur lié à l’énergie sont maintenant en baisse de 52 % en moyenne…

Et puis il y a l’énergie. La baisse spectaculaire des prix du pétrole brut a secoué le secteur de l’énergie. Les actions de ce secteur sont maintenant en baisse de 52 % en moyenne par rapport à leurs sommets des 12 derniers mois, selon Bespoke Investment Group. Mais il y a eu pire encore avec les petites capitalisations du secteur de l’énergie qui ont baissé de 61%.

Si vous rencontrez un dirigeant du secteur de l’énergie et que vous essayez de lui raconter que “rien ne se passe”, vous pourriez vous prendre un coup de poing en pleine face.

Et il est très important de garder à l’esprit que les actions ont encore une longue phase baissière à venir. Elles sont encore massivement surévaluées par rapport aux normes historiques, et c’est un phénomène sur lequel je suis revenu à maintes reprises sur mon site au cours des derniers mois.

Jusqu’où peuvent-elles finalement chuter?

Eh bien, le Dr John Hussman est convaincu que nous pourrions finalement assister à des baisses comprises entre 40 et 55 %…

john-hussman“Je reste convaincu que les marchés financiers US, en particulier les actions et les obligations à bas rendement, sont dans les dernières étapes de formation du sommet de la troisième bulle spéculative en 15 ans.

Sur la base des mesures de valorisation les plus fortement corrélées aux rendements boursiers (et ayant conservé cette corrélation même durant les récents cycles boursiers), les extrêmes actuels indiquent des pertes potentielles de 40-55% sur la fin du cycle de marché, avec des rendements réels et nominaux de zéro, voire négatifs, pour le S&P 500 sur un horizon de 10 à 12 ans.

Ce ne sont pas là les pires scénarios, mais des prévisions ordinaires”.

Si le marché chute d’environ 40 %, cela nous amènera dans la marge considérée comme historiquement «normale». Si une sorte de catastrophe ou une situation d’urgence majeure venait à éclater, cela pourrait faire plonger le marché beaucoup, beaucoup plus bas.

Et chaque jour qui passe, nous recevons encore plus de chiffres qui semblent indiquer que nous entrons dans une récession mondiale très, très profonde.

Par exemple, les chiffres du commerce mondial s’effondrent littéralement. Raoul Pal a insisté sur ce point lors d’une interview sur CNBC l’autre jour…

raoul-palEn regardant les données du Fonds monétaire international, “La variation des exportations mondiales par rapport à l’exercice précédent est à son second plus bas niveau depuis 1958,” selon Raoul Pal, intervenant dans l’émission “Fast Money” de CNBC cette semaine.

En gros, cela signifie que beaucoup d’économies à travers le monde expédient leurs marchandises à des niveaux proches des plus bas historiques. “Quelque chose d’énorme se produit actuellement dans l’économie mondiale et les gens ne le voient pas,” a ajouté Pal.

La forte baisse des exportations en 2015 est la seconde seulement depuis 2009, lorsque la récession mondiale avait entraîné une baisse de la croissance des exportations de 37%.

Nous n’avons jamais vu des exportations mondiales s’effondrer autant en dehors d’une récession.

Il est clair que nous assistons à un changement énorme, et cela dépasse l’entendement.

Quant à cette vague actuelle de turbulences financières, il est difficile de dire combien de temps cela va durer. Alors que j’écris ces lignes, tous les marchés du Moyen-Orient sont en train d’imploser, les marchés en Asie sont devenus fous, les monnaies s’effondrent, et les carry trades se débouclent à un rythme stupéfiant. Mais à un moment donné, nous devrions nous attendre à ce que le niveau de panique se calme un peu.

Si les choses se calment temporairement, ne vous laissez pas berner. Les marchés financiers mondiaux n’ont jamais été aussi fragiles depuis 2008. N’importe quel événement déclencheur dans le monde peut provoquer une plus forte chute des actions.

Et ne minimisons pas les dommages qui ont déjà été commis. Comme vous venez de lire, les actions qui composent l’indice S&P 1500 ont déjà perdu en moyenne 26,9 % par rapport à leurs sommets. La crise financière qui a éclaté au cours de la deuxième moitié de 2015 a déjà abouti à une disparition de milliers de milliards de dollars de richesse à travers le monde.

Quant aux gens qui se demandent encore quand est-ce que la “prochaine crise financière” arrivera, j’ai une réponse tout simple pour eux.

La prochaine crise financière ne vient pas.

La prochaine crise financière est déjà là.

Un ours en colère vient d’être libéré après presque sept ans d’hibernation, et le monde entier sera absolument choqué par ce qui va se passer ensuite.

Source: theeconomiccollapse

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