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L’économie mondiale au bord d’une nouvelle crise ?

croissance-en-chutePéril chinois, chute du pétrole, faillites: le spectre d’un enchaînement délétère plane sur la Bourse. Toutes ces craintes sont en partie justifiées, mais souvent très exagérées. Décryptage.

Méthode Coué ou enthousiasme post-réveillon, il est de tradition qu’en janvier les économistes anticipent une accélération de la croissance mondiale pour la nouvelle année. Or ce pari a été systématiquement perdant depuis 2011. En particulier l’an passé, où la hausse du PIB de la planète a ralenti à 3%, après 3,4% en 2014. Le consensus avait mal anticipé les sévères récessions qui ont frappé le Brésil et la Russie – deux pays qui pèsent tout de même 6% de l’économie mondiale – et dans une moindre mesure l’ampleur du ralentissement en Chine.

Mais, depuis début 2016, tout optimisme irraisonné est étouffé par un climat particulièrement anxiogène. À l’image des récentes prévisions de l’OCDE, les économistes tablent, pour l’heure, sur une stagnation de la croissance mondiale cette année, autour de 3%. Mais ce n’est qu’une hypothèse centrale : tous ont en tête des scénarios plus noirs, si se concrétisait l’un des risques qui menacent l’économie mondiale.

Déséquilibres

Tout a débuté à l’été 2015 avec une montée du stress autour de la Chine. Au-delà du freinage plus marqué que prévu de cette économie qui cumule des désé­quilibres criants – dont l’explosion de la dette des entreprises depuis 2008 –, la baisse du yuan depuis mi-août alimente les pires craintes, voire les fantasmes.

Surtout, une accélération aussi brutale qu’inattendue de la baisse des cours du pétrole s’est produite en décembre et en janvier. Si 2015 s’était ouvert sur l’espoir – déçu – qu’un or noir moins cher alimenterait une embellie mondiale, début 2016 a été marqué par un état de sidération face à la chute du brut.

En ligne de mire, ses répercussions sur les pays producteurs principalement émergents, dont certains déjà fragilisés par des fuites de capitaux, mais aussi les États-Unis. La crise de sa filière schiste signera-t-elle la fin d’un cycle de croissance amorcé il y a six ans ? Plus globalement, la perspective d’une vague de défauts d’entreprises du secteur de l’énergie, voire d’États dépendants de la rente pétrolière, fait ressurgir chez les plus pessimistes le pire scénario : celui d’une crise bancaire et, in fine, d’un assèchement du crédit, carburant de l’économie. Bref, un «nouveau 2008».

L’arme monétaire enrayée

A l’analyse, beaucoup de ces supposés périls semblent exa­gérés. Ils prospèrent cependant dans un contexte où l’on pressent l’impuissance politique en cas d’accident. Les banques centrales, en particulier, semblent avoir perdu la main. Les investisseurs ont peu réagi à la stratégie plus accommodante – en paroles ou en actes – déployée depuis janvier par la BCE et la Banque du Japon, ainsi qu’à la perspective de voir la Fed reporter son prochain tour de vis.

Il faut dire que, hyperactives depuis 2008 avec des résultats discutables, elles utilisent des outils de plus en plus inédits, comme la fixation d’un taux de dépôt négatif (zone euro, Japon…). Tout cela alimentant un climat de guerre des changes larvée. Sans compter que les taux faibles pèsent sur les marges des banques, ce qui contribue aussi aux craintes sur la santé de ce secteur clé. Le Revenu a passé au crible les questions clés que se posent les investisseurs aujourd’hui.

Lire la suite sur lerevenu

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