
Le secteur a, en effet, essuyé en juin un quatrième mois consécutif de sorties nettes d’épargne, portant à près de 5 milliards d’euros le montant de la décollecte depuis le début d’année, a annoncé jeudi la fédération du secteur, atteignant des niveaux qui n’avaient plus été vus depuis 2011. L’an passé, au premier semestre, le secteur avait moissonné jusqu’à 15 milliards d’euros ».
Ces quelques milliards d’euros ne sont pas, pour le moment de nature à bousculer significativement le secteur puisque l’encours des contrats d’assurance-vie s’élevait à la fin juin à 1 766 milliards d’euros, mais c’est un signal.D’ailleurs, avec les taux définitivement bas et pour toujours (dans ce système monétaire) et avec les risques sur les actions, sans oublier les SCPI qui risquent de flancher, et évidemment une décollecte qui sera structurelle compte tenu de la pyramide des âges et des décès progressifs de la génération du babyboom, il est peu probable que l’assurance-vie dans les années qui viennent réussisse à faire de la collecte nette.Ce placement a vécu, même si son intérêt fiscal demeure évident dans le cadre de successions conséquentes.
Charles SANNAT
Source: insolentiae – Voir les précédentes interventions de Charles Sannat


