La France a une grande tradition historique de délation, alors l’Etat n’a pas franchement besoin de rémunérer les gens pour les « petits » délits fiscaux, ceux inférieurs à 100 000 euros. Une paille !
Pour le reste et pour les gros montants, dénoncer peut devenir une bonne affaire pour celui qui est détenteur d’une bonne information de fraude ou d’évasion fiscale.
Si vous lisez les chiffres avancés dans cet article, je trouve les montants particulièrement faibles, et le nombre de dossiers traités pathétiques.
Alors de deux choses l’une, soit les délateurs ne sont plus ce qu’ils étaient, soit, les limiers de Bercy n’appuient pas franchement sur la pédale d’accélérateur pour procéder aux contrôles suite à dénonciation…
C’est finalement cela la bonne nouvelle.
Institutionnaliser la délation est-il moral, est-ce une bonne chose ?
Un beau sujet de philo économico-politique !
A vos copies dans les commentaires ci-dessous !
Charles SANNAT

Source: insolentiae – Voir les précédentes interventions de Charles Sannat


