Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Hahaha… vous pensiez que j’allais vous parler du covid… et bien non.
Raté !
C’est vrai que le titre pouvait prêter à une certaine confusion. Discuter de tout sauf des chiffres c’est un slogan de nos très démocratiques dirigeants qui trouvent que la Corée du Nord c’est pire. C’est vrai remarquez. Mais ce n’est pas parce que la Corée c’est pire, ou que les goulags staliniens étaient pires que l’on doit se réjouir de la direction que prend notre triste pays.
Alors voyez-vous, on peut discuter de tout, puisque nous ne sommes pas en Corée, mais pas des chiffres, parce que nous nous rapprochons de la Corée justement !
Bien évidemment, les chiffres doivent pouvoir se discuter, c’est même un impératif logique, mathématique, scientifique !
Tout se discute surtout les chiffres. Quelques questions rapides qui me viennent avant que nous passions aux travaux pratiques.
Comment sont-ils calculés les chiffres ?
Par qui sont-ils calculés ?
Par qui sont-ils vérifiés et l’ont-ils seulement été ?
Sur quelles base ? Dans quelle proportion ? Que représentent-ils sur quel horizon de temps ?
Bref, il y a de multiples paramètres qui permettent heureusement de discuter de tout… et aussi des chiffres.
Encore un beau slogan pour euthanasier la pensée et la réflexion des gens.
Taisez-vous.
Ne pensez pas.
« Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées » disait soit-disant Winston Churchill ! C’est dire si l’on doit discuter des chiffres et justement, je voulais vous montrer que l’on fait dire ce que l’on veut ou presque aux chiffres, car bien évidemment, ils se triturent, se présentent bien ou mal, mieux ou moins bien.
Demandez au modeste économiste de grenier que je suis.
La comptabilité par exemple, c’est triturer les chiffres, pour payer moins d’impôts (gardez mes sous) ou plus (pour augmenter une capacité d’emprunt), pour présenter « mieux la mariée » (cession d’une entreprise, introduction en bourse). Je ne vous parle même pas du mode de calcul de l’inflation n’est-ce pas ! On vous dit qu’il n’y a pas d’inflation même si vous, vous la ressentez. D’ailleurs vous n’avez qu’un simple sentiment d’insécurité car les chiffres sont très bons. Allons encore plus loin. Maintenant vous avez la température. La vraie. disons 30°. Puis la température ressentie, grâce aux reportages de BFM TV qui veulent vous faire croire que vous avez encore plus chaud que chaud. 30° deviennent 42° en « ressenti », ce qui ne veut rien dire, mais comme vous le savez, on peut discuter de tout, sauf des chiffres !

Nous sommes à 2 820 euros chaque mois.
Je vous passe les assuances habitation, ou scolaires. Les voyages de fin d’année. Les tickets pour la Kermesse et toutes les petites dépenses contraintes auxquelles vous ne pouvez pas échapper.
Disons que la famille classe moyenne va dépenser chaque mois au moins 3 000 euros de manière automatique.
Au mieux il lui restera 1 000 euros de disponible.
Nous sommes à 66 % de dépenses contraintes.
C’est nettement plus proche de la réalité des vrais gens.
Je ne sais pas vous, mais moi, dans mon foyer, nous avons plutôt 70 % de dépenses contraintes.
Alors évidemment, comme vous le savez, on peut discuter de tout, sauf des chiffres.
Donc l’Etat a décidé que vous n’aviez « que » 35 % de dépenses contraintes.
Donc, vous êtes heureux.
Donc vous êtes riches.
Donc fermez-là.
Alors, en vérité, je vous le dis, on peut discuter de tout, sauf de la connerie massive qui étreint ce pays.
On doit évidemment aussi parler des chiffres parce qu’un pouvoir malveillant leur fait bien dire ce qu’il veut et c’est exactement ce qu’il se passe. Que ce soit sur la pandémie, sur l’écologie ou sur l’économie, sur les sondages ou sur les avis, les chiffres ne vous informent plus, ils servent à vous asservir et sont utilisés comme des armes pour forger et fabriquer votre consentement.
Tous les chiffres doivent être discutés, c’est même l’un des critères de la « science ».
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

Source: insolentiae – Voir les précédentes interventions de Charles Sannat
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