L’intensité de la chute du marché obligataire est inouïe.
L’Aggregate Index de Bloomberg, qui mesure un panier de plus de 28 000 titres obligataires, a perdu plus de 15% depuis le début de l’année, une chute inédite depuis les années 1970.
Un produit obligataire offrait jusque-là une sécurité, une probabilité d’obtenir un rendement quasiment assuré chaque année. C’est pourquoi les obligations constituent la base de la plupart des fonds d’assurance-vie : la régularité de leurs performances les classe dans la catégorie moins risquée que les autres actifs. Mais ce qu’il se passe depuis le début de l’année change la donne :
Les titres spéculatifs liés aux entreprises notés “à risque”, mesurés par l’ETF HYG, font partie des produits obligataires en forte chute. L’accélération de leur baisse rappelle le plongeon de 2020 qui avait forcé la Fed à intervenir en rachetant des titres de créances “Corporate Debt”, quelle que soit leur notation.


Le marché obligataire n’attend plus la Fed et agit en anticipation des décisions de remontée des taux : le 10 ans américain a cassé sa tendance baissière de 40 ans et s’envole à plus de 3.4%…

Avant même que la Fed commence à réduire son bilan, le marché a sifflé la fin de la partie sur le marché obligataire.
Le marché a entamé une réévaluation brutale de ces actifs. On mesure aujourd’hui que ces titres de dettes ont été maintenus artificiellement hauts par un programme d’assouplissement monétaire qui aura finalement masqué le risque de ces actifs et induit des erreurs de calculs des prix durant tant d’années. Les performances annuelles sur ces produits étaient illusoires et la correction brutale que nous observons ramène ces titres à leur véritable prix.
Lorsque la Fed intervient en rachetant des titres de dettes durant des années, les prix des actifs sont maintenus artificiellement hauts. Dès que la Fed annonce la fin de son programme de rachat de titres obligataires, la musique s’arrête et les produits en question reviennent à leur véritable valeur de marché.
La Fed a arrêté la musique car l’inflation est en train de lui faire perdre le contrôle du marché obligataire.
Au passage, décider de retirer les liquidités qu’elle a déversées sur les marchés est un aveu du caractère inflationniste de son programme de quantitative easing. C’est ce que nous répétons dans ces bulletins depuis plus de deux ans : l’origine de l’inflation est liée à la quantité de monnaie créée dans le système par les banques centrales. Nous vivons actuellement les conséquences d’une inflation monétaire qui s’est d’abord matérialisée dans le gonflement des prix des actifs et qui s’est ensuite propagée dans les biens essentiels en raison d’un problème sur l’offre de matières premières, dont celles liées aux sources d’énergie fossile.
Pour combattre cette inflation, la Fed a donc décidé de réduire son bilan et de mettre fin au rachat d’obligations, ce qui a poussé le marché à re-pricer ces produits à leur coût réel, hors intervention de cette même Fed.
Qui paye les conséquences de cet effondrement obligataire ? Où se cache cette énorme perte ? Silence assourdissant. Mauvais signe…
Les prochaines semaines risquent de révéler au grand jour un désastre annoncé par cette chute historique des titres obligataires. Pour le moment, c’est silence radio ! “Quand la mer se retire, on voit ceux qui nagent nus” est décidément le dicton le plus adapté à un marché financier encore très opaque.
Mais regardons en détail les produits obligataires liés au marché immobilier, les fameux MBS. Aujourd’hui la Fed possède dans son bilan près de 2 800 milliards $ de ces titres achetés dans chaque programme de QE depuis 2008 :
Et que se passe-t-il lorsque le bilan d’une banque centrale se dégrade ? La valeur de la monnaie qu’elle émet diminue. Le processus n’est pas immédiat, mais ce qui se passe en ce moment sur le marché du crédit est une garantie mathématique de la dépréciation à venir de la valeur intrinsèque fiduciaire du dollar par rapport aux valeurs tangibles ou aux autres monnaies qui auront réussi à s’amarrer à des matières premières, et non pas à des produits dérivés de dettes dont la valeur intrinsèque ne cesse de chuter.
L’achat d’or physique par les banques centrales s’inscrit dans cette perte de confiance sur les capacités du dollar à garder son rôle de préservation de valeur. Pour cette raison, le dollar pourrait perdre sa fonction de monnaie de réserve dans le bilan de nombreuses banques centrales.
Source: or.fr
Egon Von Greyerz: « Les gouvernements sont en faillite, les dettes augmentent maintenant à un rythme exponentiel »
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Et la decouverte de 320 000 tonnes d or en ouganda ?… vous voyez cela comment ?
https://www.agenceecofin.com/or/1006-98568-l-ouganda-declare-heberger-des-gisements-auriferes-d-environ-31-millions-de-tonnes
En gros personne n’a jamais rien vu. S’il y avait de l’or, beaucoup d’or, les yankee auraient déjà trouver des armes de destruction massives et l’auraient déjà « libérée ».
Mais les russes et les chinois auraient aussi apporté leurs aides désintéressés….
Sinon vous êtes libre de payer très cher la droit de prospecter.