La crise bancaire, qui touche principalement les banques régionales américaines, s’est accentuée cette semaine.
L’indice KRE mesurant la performance des banques régionales baisse à nouveau. Alors qu’il avait stoppé sa chute suite à l’annonce des mesures de soutien de la Fed, l’indice n’est pas parvenu à rebondir depuis la mi-mars :
Le cours de Pacwest a été divisé par 10 en un an :
Les banques américaines sont en train de percer des plus bas par rapport aux indices. Le rapport BKX/SPX, qui mesure la performance des banques par rapport au reste du marché, est en breakdown :

L’origine de cette insolvabilité est très simple à expliquer. Elle se résume en un seul graphique :
Le système fractionnaire des banques régionales est mécaniquement mis à l’épreuve, forçant ces banques à vendre des actifs pour compenser la fuite des déposants.
Ce mouvement profite cependant aux grandes banques.
Alors que son patron Jamie Dimon se montre plutôt optimiste quant à la résolution prochaine de cette crise, JP Morgan a acquis la grande majorité des actifs de la First Republic Bank, dans des conditions d’urgence qui lui ont permis de réaliser une excellente opération : sans ces conditions particulières, l’opération n’aurait sans doute pas été aussi intéressante pour la plus grande banque des États-Unis.
La pause dans la hausse des taux envisagée par la Fed ce mercredi laisse présager une remontée de la valeur des portefeuilles obligataires des banques en détresse. Et si l’on se concentre uniquement sur cette valeur des actifs, on pourrait même partager l’optimisme de Mr Dimon et réaliser à quel point le timing du rachat de First Republic Bank était parfait.
Les optimistes imaginent que les faillites d’établissements régionaux engendreront une consolidation du secteur bancaire, sans que cela n’ait d’impact majeur sur l’économie américaine. Les résultats des grandes banques comme HSBC confirment que la crise reste contenue au niveau des banques régionales.
Pour d’autres observateurs, la faillite des banques régionales n’est pas un événement mineur. Le montant des dépôts concernés par ces faillites dépasse désormais celui observé lors de la crise de 2008.
La banque Pacwest a vu sa capitalisation boursière passer de 10 milliards $ à moins de 400 millions $… Ces quelques millions soutiennent 28.5 milliards $ de dépôts et 44.3 milliards $ d’actifs. Pacwest est une banque régionale, mais elle n’est pas pour autant insignifiante.
La crise des banques régionales aura un impact beaucoup plus important qu’anticipé. Le nombre de prêts aux petites et moyennes entreprises s’est déjà effondré, marquant la première étape du credit crunch qui s’apprête à frapper Main Street de plein fouet.
Au delà du risque sur les petites entreprises, c’est la bombe à retardement de l’immobilier commercial qui inquiète le plus.
1 500 milliards $ d’emprunts commerciaux doivent être renégociés au cours des deux ans à venir, avec des taux 4 à 5% plus élevés que ceux déterminés auparavant. Le taux de vacance sur l’immobilier commercial atteint désormais 20%.
L’impact de cette bombe sur les comptes des banques régionales n’a pas encore été réellement mesuré. Même un mouvement de consolidation du secteur bancaire américain ne fera pas disparaître par magie ce problème de refinancement.
Plus grave : les risques bancaires concernent désormais le montant des couvertures des produits de taux, les fameux « swaps de taux ».
Par exemple, si l’on regarde les comptes de Comerica, on relève qu’une faillite de la banque creuserait subitement de gros trous dans les comptes de plusieurs grandes institutions financières, car les assurances les couvrant contre une hausse des taux ne seraient tout à coup plus honorées.
Les faillites des banques régionales auront certainement un impact plus important que ce que la Fed et les grandes banques ne le suggèrent.
Le cours de l’or profite de ce climat de tension. La perspective d’une fin des hausses de taux a fait exploser la résistance des 2 000 $. Mais c’est surtout la contagion de la crise bancaire qui alimente la poursuite de la hausse des métaux précieux…
Et pendant ce temps-là, le prix de l'once d'or flirte avec ses plus hauts… pic.twitter.com/r5Y5o5lPfq
— John Plassard (@JohnPlassard) May 4, 2023
Source: or.fr
À l’attention des lecteurs de BusinessBourse
|
Or.fr offre une solution unique et optimale pour préserver son patrimoine via la détention de métaux précieux : ✓ Or et argent physique (lingots et pièces d’investissement) |
➠ Pour investir dans l’or et l’argent, visitez Or.fr ou contactez le service client au 01 84 88 40 84
Relayez-nous et suivez-nous au travers de nos différents réseaux sociaux ci-dessous:
Page Facebook: https://www.facebook.com/BusinessBourse-BB-348812011910
Twitter: https://twitter.com/BusinessBourse
Telegram: https://t.me/BusinessBourse_BB
Linkedin: https://www.linkedin.com/in/business-bourse-5a663944/
gettr: https://gettr.com/user/businessbourse/
[amazon table= »111552″]


