Nous n’en sommes pas au niveau de la famine, et peut-être pas encore de la disette, mais la baisse de la production de blé va poser quelques problèmes notamment en termes de prix de l’alimentation.
C’est donc le moment de faire le plein de pâtes et autres sacs de farine, car l’inflation alimentaire va faire son retour, surtout si le Front de Gauche prend Matignon et augmente le SMIC car les industries agroalimentaires sont très sensibles aux coûts du travail et… aux prix des matières premières à savoir le blé.
Il y aura donc hausse de prix et inflation. En un an les augmentations auront été mangées par la hausse des prix, des entreprises et des emplois détruits.
Estimée à 29,7 Mt, la production de blé tendre diminuerait de 15,4 % par rapport à 2023, selon les prévisions d’Agreste au 1er juillet 2024.
En cause : « des surfaces révisées à la baisse, à 4,2 millions d’ha, diminuant de 10,8 % par rapport à 2023 et une prévision de rendement de 69,9 q/ha, en baisse de 5,3 % sur un an ». « L’excès d’eau et le manque d’ensoleillement pèsent sur les potentiels de rendements des céréales, avec de la verse par endroits et une forte pression des maladies ».
« Cette estimation, susceptible d’évoluer au cours de la campagne, place la production 2024 à un niveau proche de celle de 2020 (29,2 Mt) », note le service statistique du ministère de l’agriculture dans son point de conjoncture grandes cultures de juillet.
Charles SANNAT

Source: insolentiae – Voir les précédentes interventions de Charles Sannat


