Jeffrey Christian, expert reconnu du CPM Group, tire la sonnette d’alarme. Selon lui, la seconde moitié de l’année 2025 s’annonce économiquement hostile. Dans une récente interview, il dévoile ses prévisions sur l’or, l’argent et les métaux du groupe platine.
Tensions géopolitiques, marchés instables, politiques monétaires imprévisibles… Autant d’éléments qui soutiennent les métaux précieux. Dans ce contexte, acquérir de l’or physique s’impose comme une mesure de prudence essentielle pour les investisseurs conscients des risques actuels.
Le Moyen-Orient attise la flamme de l’or
Dès les premières minutes de l’entretien, Christian évoque les tensions persistantes au Moyen-Orient. Ces crises, souvent imprévisibles, font monter les prix de l’or. En effet, l’or est perçu comme un refuge immédiat en cas d’escalade militaire ou diplomatique.
Dans ce climat incertain, l’achat d’or devient une couverture incontournable contre les conflits, surtout quand les monnaies perdent leur stabilité.
Les vrais moteurs de prix de l’or cet été
Au-delà des guerres, plusieurs facteurs influencent l’or. Parmi eux : la demande physique croissante, les politiques des banques centrales, et le comportement des marchés obligataires. Jeffrey Christian souligne que les banques asiatiques, notamment en Chine, augmentent leurs réserves à un rythme accéléré.
Ainsi, se positionner sur l’or maintenant pourrait être décisif, avant une potentielle nouvelle envolée des prix.
Les obligations américaines ne protègent plus
Christian insiste : les bons du Trésor américain ne jouent plus leur rôle historique de valeur refuge. Leur rendement réel, ajusté à l’inflation, devient négatif. Résultat, les investisseurs cherchent des alternatives tangibles.
Là encore, l’or se distingue comme une réserve de valeur durable, sans risque de défaut ni d’impression monétaire massive.
Une économie américaine sous pression
Les signaux sont inquiétants. Croissance en berne, consommation ralentie, incertitudes politiques avant les élections. Christian prévoit une fin d’année difficile pour les États-Unis. Ce climat pourrait alimenter une nouvelle vague de panique sur les marchés financiers.
Dans ce contexte instable, renforcer son portefeuille en métaux précieux devient un choix stratégique, à la fois prévoyant et protecteur.
Or : potentiel haussier dès cet été
Selon les dernières analyses du CPM Group, l’or pourrait atteindre de nouveaux sommets d’ici septembre. Les investisseurs institutionnels se repositionnent lentement, profitant des creux pour accumuler. Le seuil des 2 500 $ n’est plus un fantasme, mais un scénario de plus en plus crédible.
Dans une telle perspective, se préparer maintenant permettrait de sécuriser des positions solides à moyen terme.
L’argent : une reprise discrète mais solide
Moins médiatisé que l’or, l’argent reprend aussi de la vigueur. Il bénéficie de la relance industrielle mondiale et du boom des technologies propres. L’offre, elle, reste contrainte, ce qui pourrait provoquer des tensions haussières.
Comme toujours, diversifier son épargne en incluant de l’or ou de l’argent physique est une tactique de bon sens.
Platine et palladium : surprises en vue
Le marché du platine attire à nouveau l’attention. Moins exploité que l’or ou l’argent, il affiche pourtant un potentiel haussier lié à l’industrie automobile et à l’hydrogène. Le palladium, quant à lui, reste volatil mais pourrait rebondir en cas de reprise de la production mondiale.
Même dans un portefeuille équilibré, l’or conserve sa place de pilier central de la sécurité patrimoniale.
Conclusion : un moment critique pour agir
Jeffrey Christian ne laisse aucun doute. Les mois qui viennent seront décisifs. Entre inflation persistante, instabilité géopolitique et incertitude économique, le moindre choc pourrait secouer l’ensemble des marchés.
Ainsi, l’achat d’or physique n’est plus une simple option, mais un impératif pour tout investisseur avisé.


