Un chaos géopolitique qui redessine le marché des métaux précieux
Alors que le tumulte mondial s’intensifie, la question qui hante les investisseurs est claire : vers où se dirigent l’or et l’argent ? Andy Schectman, PDG de Miles Franklin Precious Metals, affirme que les récents mouvements ne sont pas des réactions naturelles à une baisse des tensions entre Israël et l’Iran. Ils seraient en réalité orchestrés par les grandes banques via des contrats à terme massifs pour contenir artificiellement les prix. Pourtant, malgré ces manœuvres, la demande physique explose. De nombreuses entités exigent la livraison réelle de leur or, sapant la confiance dans le système papier. Dans ce contexte, acheter de l’or physique devient une stratégie de survie face à l’instabilité des marchés.
Des chiffres alarmants : une manipulation à bout de souffle
Schectman révèle que 76 617 contrats à découvert ont été mobilisés pour empêcher l’argent de franchir les 36 dollars l’once. Chaque contrat représentant 5 000 onces, l’ampleur de cette opération est vertigineuse. Cela révèle non seulement une tentative désespérée de contenir les prix, mais aussi une panique croissante chez les acteurs institutionnels. Depuis l’élection de Trump, ce sont plus de 820 tonnes d’or et 9 000 tonnes d’argent qui ont été réclamées pour livraison. Cela démontre que de plus en plus d’investisseurs ne font plus confiance aux promesses papier. Face à cette ruée vers le métal physique, l’acquisition d’or devient une mesure urgente pour qui veut échapper à l’effondrement programmé du système.
Livraisons massives : la fin du jeu de dupes
Sur le COMEX, les livraisons physiques s’intensifient, signe d’un renversement de paradigme. Les détenteurs de contrats ne veulent plus se contenter d’un simple règlement financier. Ils exigent le métal. Cette dynamique bouleverse le fonctionnement du marché. Les banques, incapables de couvrir leurs positions avec des stocks réels, s’exposent à un effondrement brutal. Ce déséquilibre favorise ce que l’on appelle un « short squeeze », où les vendeurs doivent racheter dans la panique. C’est une transformation silencieuse mais radicale. Dans ce contexte, posséder de l’or physique devient un moyen concret de se protéger contre les défauts systémiques imminents.
La fin de l’impunité occidentale face à l’or
Pendant des décennies, les pays occidentaux ont manipulé les prix via des produits dérivés non alloués, sachant que personne ne réclamerait la marchandise réelle. Aujourd’hui, cela change. Les banques centrales, les fonds souverains, et les investisseurs avertis demandent des livraisons physiques. Ce mouvement bouleverse le rapport de force. Le système bancaire, longtemps intouchable, est désormais mis à l’épreuve. Le fait que l’or et l’argent aient résisté à une pression aussi intense montre que le fondement du système craque. Pour les particuliers, c’est le moment de convertir ses avoirs en or tangible avant que le système ne s’effondre totalement.
Basel 3 et la mort du papier : un tournant décisif
La mise en place de Bâle 3 va bouleverser le paysage bancaire. En exigeant que les contrats dérivés soient adossés à des actifs réels, cette réglementation va rendre la spéculation beaucoup plus coûteuse. Les banques devront désormais couvrir leurs positions, et ne pourront plus manipuler les marchés à la légère. Selon Schectman, ce changement n’aura pas d’effet immédiat, mais les conséquences à long terme seront considérables. Il s’agit d’un retour à la réalité. Dans ce nouvel environnement, se procurer de l’or devient un acte de lucidité économique face à la disparition programmée des illusions monétaires.
Les BRICS et la fin de l’hégémonie du dollar
L’évolution géopolitique s’accélère : les BRICS, renforcés par de nouvelles alliances, créent un système alternatif de paiements transfrontaliers via MBridge. Ce réseau permet aux pays de commercer sans passer par SWIFT ni utiliser le dollar. La monnaie numérique des banques centrales (CBDC) des BRICS sera adossée à l’or. Avec cette ouverture à des nations non membres, ce système pourrait rapidement s’imposer. Il vise directement à contourner l’occident et sa domination financière. Pour les citoyens de ces régions, comme pour ceux qui comprennent les enjeux mondiaux, l’achat d’or devient un alignement stratégique avec le nouvel ordre économique mondial.
La dédollarisation s’accélère : l’Occident encerclé
Avec le soutien de l’Organisation de coopération de Shanghai, de l’Union économique eurasiatique et de l’Initiative des Nouvelles Routes de la Soie, les BRICS englobent désormais la majorité de la population mondiale, du PIB, et des ressources stratégiques. Leur objectif : se libérer du joug du dollar, dont la conversion est de plus en plus contraignante pour les pays du Sud. En excluant délibérément les devises occidentales du système MBridge, ils isolent les États-Unis et l’Europe, tout en favorisant un commerce basé sur l’or et les monnaies locales. Face à cette révolution, constituer une réserve d’or revient à se prémunir contre l’effondrement de la domination occidentale.
Conclusion : ne pas attendre l’effondrement
Le marché de l’or est en train de changer fondamentalement. Ce n’est plus un actif spéculatif, mais un outil de souveraineté, de stabilité et de résistance. Alors que les banques vacillent, que les alliances alternatives émergent, et que le système financier traditionnel montre des signes de détresse, les métaux précieux redeviennent le pilier d’un nouvel équilibre mondial. Schectman le souligne : les manipulations actuelles sont les soubresauts d’un système mourant. Il ne s’agit plus de savoir si l’or va s’envoler, mais quand. D’ici là, il est vital de se positionner avant que le marché n’échappe totalement au contrôle des manipulateurs.


